Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

Couverture d’Abbey Road

Photo : Iain Macmillan (1969)

     Abbey Road paraît le 26 septembre 1969 en Angleterre et le 1ᵉᴿ octobre suivant aux États-Unis. C’est le dernier microsillon enregistré en studio par les Beatles. Let it Be, le dernier disque du groupe, sortira en 1970 pour accompagner le documentaire du même nom.

     Abbey Road est produit dans un climat de tension au sein des Beatles. Même si la critique est mitigée à la parution, cet enregistrement connaît un vif succès et reste un des leurs meilleurs vendeurs.  Selon les membres du groupe, le long «medley» et la chanson Something sont parmi leurs meilleures réalisations.

     Suite au succès du disque, les studios EMI à Londres sont renommés Studios Abbey Road. La dernière présence du «Fab Four» en studio y avait eu lieu le 20 août 1969. Après la sortie d’Abbey Road, John Lennon annonce en privé son départ définitif du groupe. La nouvelle est rendue publique en 1971.

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Cérémonie d’ouverture de l’Expo 67 avec le très Honorable Lester B. Pearson, premier ministre du Canada; le très honorable Roland Michener, gouverneur-général; Monsieur Daniel Johnson, premier ministre du Québec et Monsieur Jean Drapeau maire de Montréal

Photo anonyme (1967)

Source : BAC

     Le 26 septembre 1968, Daniel Johnson meurt durant son sommeil à l’âge de 53 ans. Il est en visite officielle au chantier du barrage Manic 5.  Élu en juin 1966, Daniel Johnson est alors Premier ministre du Québec et dirige un gouvernement de l’Union nationale.  Il sera inhumé au cimetière de Saint-Pie-de-Bagot, le chef-lieu de sa circonscription électorale.

      Dès 1946, Johnson est un député de l’Union nationale.  Il entre au cabinet du gouvernement de Maurice Duplessis en 1958 à titre de ministre des Ressources hydrauliques.  Dans l’opposition, il devient chef de son parti en 1961. Il travaille à reconstruire l’Union nationale pendant que Jean Lesage et les libéraux amorcent la Révolution tranquille. Après sa victoire de 1966, il poursuit les réformes entreprises par son prédécesseur notamment dans le domaine de l’éducation.

     En 1965, il publie Égalité ou Indépendance. Il expose dans ce livre le rôle qu’il voit pour le Québec dans le Canada et précise les positions constitutionnelles de son parti. Il revendique : «l’égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, le droit à l’autodétermination des Québécois, leur droit à s’épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, dans un cadre juridique politique et institutionnel clairement défini, la reconnaissance effective des Canadiens français comme l’un des deux peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec, leur foyer national, la reconnaissance élargie du français comme l’une des deux langues officielles».  Il surprend aussi en affirmant que la Confédération n’est pas une fin en soi et que si elle ne parvient pas à répondre aux aspirations du Québec, il ne vaut pas la peine de la sauver.

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«Le président Lyndon B. Johnson reçoit le rapport de la Commission Warren à la Maison Blanche»Photo : Cecil Stoughton (1964)Source : LBJ Library

     Après l’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963, une commission est mandatée pour enquêter sur les circonstances de ce meurtre. Son président est Earl Warren, le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, dont le nom est officieusement accolé à la commission par les médias. Il est assisté de six autres commissaires dans la poursuite de ses travaux. L’enquête dure 10 mois et permet d’entendre 552 témoins. Autour de 400 personnes travaillent pour la commission qui coûte plus de 10 millions US$.

     Le 24 septembre 1964, la Commission présidentielle sur l’assassinat du président Kennedy, de son nom officiel, dépose son rapport à la Maison Blanche. Le texte est rendu public trois jours plus tard. La Commission Warren écarte la thèse du complot et conclut que Lee Harvey Oswald a agi seul. De plus, elle blâme les services secrets pour avoir bâclé le travail de protection du président lors de la visite à Dallas.

     Les conclusions de la Commission Warren restent controversées. La thèse de la balle unique est notamment critiquée par plusieurs spécialistes. Depuis 1964, il est admis qu’Oswald est l’assassin du président Kennedy ; toutefois, la théorie du complot compte toujours de nombreux supporteurs alors que la méthodologie de la Commission Warren est remise en question.

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