Archive pour la ‘Au XVIIe siècle’ Catégorie

Maison royale de Ryswick où l’on a tenu les conférences de la paix générale

Photo anonyme d’une gravure de Jan van Vianen datant de 1697 (s.d.)

Source : Catena. Digital Archive of Historic Gardens and Landscapes

     La guerre de la Ligue d’Augsbourg oppose la France de Louis XIV à une vaste coalition européenne. Malgré plusieurs victoires, les Français acceptent de signer des traités de paix en septembre et octobre 1697. Ces traités marquent la fin de l’expansion territoriale sous le Roi-Soleil.

     Les premiers traités sont signés le 20 septembre 1697 entre la France, les Provinces-Unies, l’Angleterre et l’Espagne. La paix est finalement conclue entre la France et le Saint-Empire romain germanique le 30 octobre suivant. La France restitue plusieurs de ses conquêtes mais garde la main-mise sur l’Alsace. Louis XIV reconnaît aussi Guillaume III d’Orange comme roi d’Angleterre.

     La paix de Ryswick dure uniquement quelques années. Dès 1701, la guerre de Succession d’Espagne débute en Europe. Plusieurs colonies d’Amérique et d’ailleurs dans le monde sont également touchés par les traités de Ryswick qui restituent à la France et à l’Angleterre leur possession respective. Cet équilibre colonial sera également rompu par la guerre de Succession d’Espagne.

#######

The General Hospital, Quebec

Photo anonyme d’une huile sur toile d’Henri Richard S. Burnett datée de 1887 et conservée au Musée McCord (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Mᴳᴿ Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier désire fonder en Nouvelle-France un hôpital pour les invalides.  Il amorce son projet en ouvrant une maison pour les indigents dans la Haute-Ville de Québec. Puis, il acquiert le couvent de Notre-Dame-des-Anges que les Récollets occupent sur les bords de la rivière Saint-Charles. Le 30 octobre 1692, les pauvres de l’hospice de la Haute-Ville sont conduits dans le nouvel hôpital à Notre-Dame-des-Anges par soeur Sainte-Ursule et par madame Marie Pelletier, veuve du sieur Denis Jean.  Ils arrivent en procession, deux par deux : «Monseigneur les attendait dans l’église pour les offrir à Dieu et les mettre en possession de leur nouvelle maison».

     Dès 1693, la direction de l’Hôpital général est confiée aux Augustines de la Miséricorde de Jésus.  Les religieuses sont déjà en charge de l’Hôtel-Dieu de Québec. Cependant, les Augustines créent une nouvelle communauté cloîtrée autonome pour gérer l’Hôpital général.  L’évêque de Québec reste toutefois impliqué dans le développement de l’établissement en faisant construire de nouveaux bâtiment comme l’aile de l’Hôpital en 1711-1712 et l’aile de l’Apothicairerie en 1714.

     Encore aujourd’hui, cette institution reste un legs de Mᴳᴿ de Saint-Vallier.  En confiant cette mission à une communauté hospitalière, le prélat voulait une oeuvre qui bravait les siècles.  Malgré l’opposition initiale au projet de Louis XIV, les Augustines persistent dans leur travail à l’Hôpital général de Québec, avec le soutien incessant de leur évêque.  Ainsi, depuis plus de trois siècles, l’hôpital dispense des soins et poursuit aujourd’hui sa mission comme centre d’hébergement de longue durée.

#######

Banquet de la garde civile d’Amsterdam fêtant la Paix de Münster

Photo anonyme d’une huile sur toile de Bartholomeus van der Helst datée de 1648 (s.d.)

Collection : Rijksmuseum d’Amsterdam

     Deux traités internationaux sont négociés en 1648. Les principaux négociateurs sont le chancelier suédois Axel Oxienstierna et le cardinal français Mazarin. Ces traités mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils aboutissent à un morcellement de l’Allemagne en plus de 350 principautés indépendantes. Les traités consacrent l’indépendance de la Suisse et des Pays-Bas. Les Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun sont confirmés possessions françaises. Il en est de même pour la plus grande partie de l’Alsace, à l’exception de Strasbourg.

     Les documents sont publiés le 24 octobre 1648 dans le ville de Münster en Westphalie. Un premier traité est signé entre l’empereur du Saint Empire romain germanique et la Suède. Son point essentiel concerne le nouveau statut religieux dans l’Empire qui est établi selon le principe «cujus regio, ejius religio». Il permet aux princes d’imposer la religion de leur choix à leur sujet. Le deuxième traité règle le différend territorial entre la France et l’Empire.

     Les traités de Westphalie entraînèrent une réorganisation complète des structures politiques du Saint Empire romain germanique. Désormais, l’empereur ne peut agir sans l’accord de la diète où sont représentés tous les princes immédiats et les villes impériales.

#######