Archive pour la ‘Au XIXe siècle’ Catégorie

Major General Sir Alured Clarke, K. B., Promoted to the Rank of Field Marshal in 1830 Reproduction d’une estampe anonyme datant de 1833 (s.d.) Source : BAC

     Le 26 avril 1793, le lieutenant-gouverneur Alured Clarke donne au Conseil législatif l’annonce qu’il vient de recevoir une importante lettre d’Henry Dundas, vicomte Melville et secrétaire d’État à l’Intérieur. Cette missive est datée du 9 février précédent et précise que la France a déclaré la guerre à l’Angleterre.

     Cette période de l’histoire de France est très mouvementée. Après la prise la Bastille en 1789, la monarchie constitutionnelle est instituée avec le serment à la constitution prêté par Louis XVI en septembre 1791. L’année suivante, la monarchie tombe et le 21 septembre 1792, la royauté est abolie. C’est le début de la Première République. Sur le plan international, après la bataille de Valmy, l’armée française lance plusieurs offensives en Europe. Le conflit contre la Prusse s’envenime et prend alors des tournures idéologiques.  Neutre initialement, les Anglais s’opposent aux annexions conséquentes aux victoires françaises. Le 1ᵉʳ février 1793, la Convention girondine déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies des Pays-Bas.

     Le mandat de Clarke au Bas-Canada est d’abord de permettre la mise en place et l’application de l’Acte constitutionnel de 1791. Toutefois, à titre de commandant des troupes britanniques en Amérique du Nord, il doit tenir impérativement tenir compte de l’état de guerre. Soldat de métier, Clarke n’aura pas à intervenir dans ce conflit. Il quitte pour l’Angleterre en septembre 1793, au moment du retour à Québec de Guy Carleton, baron Dorchester. Clarke continua ensuite à servir la couronne britannique en Inde.

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L’incendie du Parlement à MontréalPhoto anonyme d’une huile sur bois attribuée à Joseph Légaré, v. 1849 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Le 25 avril 1849, le parlement du Canada brûle. L’édifice a été aménagé au marché Sainte-Anne à Montréal. La tragédie touche le bâtiment mais aussi les 25 000 livres de la bibliothèque ainsi que les documents d’archives. Le feu est d’origine criminelle.

     Ces événements tragiques se déroulent dans le contexte de la nouvelle politique coloniale anglaise. Le libre-échange préconisé par le gouvernement whig à Londres entraîne des pertes financières importantes pour la communauté d’affaires anglophones de Montréal. Cette conjoncture exacerbe les tensions ethniques, notamment à l’occasion du débat parlementaire sur les indemnités consécutives aux événements de 1837-1838. Le 25 avril, la marmite explose et une émeute éclate au parlement.

    Le gouverneur James Bruce, comte d’Elgin, quitte alors l’édifice sous une pluie de projectiles après avoir sanctionné le «bill des indemnités». Une foule de citoyens d’origine anglo-saxonne prend le contrôle de la Chambre, chasse les députés et provoque l’incendie. Quelques jours plus tard, la capitale est déménagée à Toronto. Politiquement, l’incendie a aussi ses conséquences : même si les «torys» sont peu réprimandés au civil pour leur geste, ils perdent l’appui de la couronne et sont discrédités dans l’opinion publique pour plusieurs années.

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John AdamsPhoto anonyme d’un portrait d’Asher Brown Durand datant du XIXᵉ siècle (s.d.)Source : US Navy

     La Bibliothèque du Congrès américain est créée en 1800 lorsque le président John Adams signe une loi entraînant le transfert du siège du gouvernement des États-Unis de Philadelphie vers la nouvelle capitale, Washington. Cette législation prévoit qu’une bibliothèque de référence pour le Congrès doit être établie afin de fournir aux élus les livres nécessaires à leur travail ainsi qu’un endroit pour les consulter.

     Le 24 avril 1800, Adams approuve les documents octroyant un budget de 5 000 $ pour l’achat de livres. Le premier livre est commandé à Londres et arrive l’année suivante. La Bibliothèque loge dans le Capitole à ses débuts et la première collection contient 740 livres et 3 cartes. Dès 1802, le président Thomas Jefferson élargit le mandat de l’institution qui se développe ensuite au fil des ans.

   La «Library of  Congress», bibliothèque nationale des États-Unis, est bénéficiaire du dépôt légal. Elle est actuellement la plus importante bibliothèque mondiale avec 32 millions de documents imprimés, 3 millions d’enregistrements sonores, 12 millions de photographies et 5,3 millions de cartes. La bibliothèque possède également un des plus importants fonds de manuscrits au monde.

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