Archive pour la ‘Au XIXe siècle’ Catégorie

The Custer FightPhoto anonyme d’une lithographie de Charles Marion Russell datant de 1909 (s.d.)Source : Librairie du Congrès

     Le déplacement de la frontière américaine vers l’ouest provoque des conflits entre le mode de vie des Sioux et l’expansion des États-Unis dans ce territoire. Le traité de Fort Laramie, signé en 1868 entre les Américains et les Sioux, assure à ces derniers la conservation de leurs montagnes sacrées, les Black Hills. La découverte d’or et les intrusions faites par les Américains sur ces territoires provoquent la rupture du traité.  C’est le début de la Grande Guerre des Sioux.

     Le 25 juin 1876, une sanglante bataille survient dans la vallée de la rivière Little Bighorn.  Elle oppose les troupes américaines aux Sioux et aux Cheyennes dirigés par Sitting Bull et Crazy Horse. Rapidement, le combat tourne à l’avantage des Sioux.  Les troupes américaines sont massacrées et leur chef, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer trouve la mort.

     Cette dernière grande victoire des Sioux est marquée par la controverse.  Moins d’une décennie plus tard, le système des réserves amérindiennes est complété tandis que le rôle de Custer dans la bataille reste une source de contradictions.

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Banquet de fondation, 24 juin 1834Détail d’une huile sur toile deJoseph Charles Franchère (1909)Source : SSJB-Montréal

     Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent au printemps 1834 la société secrète Aide-toi et le ciel t’aidera.  Cette organisation politique est le creuset où Duvernay a l’idée de faire de la fête de saint Jean-Baptiste une célébration pour unir la population du Bas-Canada et créer un sentiment de fierté de leurs origines. Il récupère ainsi l’ancestrale fête païenne du solstice d’été. Le Canadien publie un article le 27 juin 1834 qui explique le choix de saint Jean-Baptiste : «Il y a longtemps qu’on donne au peuple l’appellation de Jean-Baptiste, comme on donne à nos voisins celui de Jonathan, aux Anglais celui de John Bull et aux Irlandais celui de Patrick. Nous ignorons qui a pu donner lieu à ce surnom des Canadiens, mais nous ne devons pas le répudier, non plus que la patronisation (sic) que viennent d’établir nos amis de Montréal».

     Le 24 juin 1834, un banquet réunissant plusieurs des élites du Bas-Canada est organisé par ces patriotes à Montréal. Les participants veulent y fêter l’existence de leur nation. Vingt-cinq toasts sont alors portés par la soixantaine d’invités. Ludger Duvernay propose le premier : «en l’honneur du peuple, source de toute autorité légitime».

     Le banquet a lieu dans les jardins de la propriété de John McDonnell, site de la futur gare Windsor. Plusieurs patriotes célèbres y participent dont Jacques Viger, Louis-Hippolyte LaFontaine, Thomas Brown, Édouard Rodier, George-Étienne Cartier et Edmund O’Callaghan. La fête est un grand succès. L’année suivante, les célébrations se répandent dans le Bas-Canada et sont à l’origine de la Fête nationale du Québec.

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«Le premier Comité international olympique»Photo : Albert Meyer (1896)Source : http://olympic-museum.de

     Le Comité international olympique est fondé le 23 juin 1894 à l’issue du premier congrès olympique. Ce congrès est organisé par le baron Pierre de Coubertin afin de rétablir les Jeux olympiques, disparus depuis l’Antiquité. Le baron de Coubertin soutient que le sport organisé permet de renforcer le corps, la volonté et l’esprit. Le baron affirme aussi que le sport encourage l’universalité et le fair-play, des idées largement acceptées aujourd’hui. À l’époque cependant, la plupart de ses concitoyens considèrent ces activités comme frivoles, voir préjudiciable au savoir et à l’intellect.

     Les premiers Jeux olympiques modernes se déroulent à Athènes en 1896. Le CIO organise ces Jeux de la première olympiade. Du 6 au 15 avril 1896, 241 athlètes s’affrontent dans neuf compétitions. Cent vingt-deux médailles sont à l’enjeu. Ces chiffres peuvent sembler faibles en comparaison de ceux du XXIᵉ siècle. Il s’agit toutefois de la plus importante compétition sportive de l’époque.

     Le CIO est depuis, l’instance suprême du mouvement olympique. Le Comité agit comme catalyseur entre les différentes fédérations sportives nationales. Il est responsable de promouvoir la Charte olympique et ses valeurs. Jusqu’en 1915, le siège social du CIO est à Paris. Le baron de Coubertin décide à ce moment de mettre cet organisme à l’abri des conflits militaires. Le siège social du CIO se trouve par la suite à Lausanne en Suisse.

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