[First flight, 120 feet in 12 seconds, 10:35 a.m.; Kitty Hawk, North Carolina]Photo : John T. Daniels (1903)Source : Librairie du Congrès

     Le 17 décembre 1903, les frères Orville et Wilbur Wright réalisent quatre vols motorisés à bord du Flyer. L’exploit a lieu à Kitty Hawk en Caroline du Nord. Malgré leurs courtes durées, ces vols constituent le début de l’aviation. Pourtant, cette réalisation reste inaperçue dans la presse américaine !

     Cette date est emblématique pour l’aéronautique. Les deux frères alternent aux commandes de l’avion. Orville réussit le premier à voler. Le dernier essai de la journée est le plus fructueux. Devant cinq témoins, Wilbur Wright est installé aux commandes pour piloter le biplan de 12 mètres d’envergure équipé d’un moteur pouvant développer une puissance de 16 chevaux. Il réussit à voler 59 secondes sur 260 mètres à une altitude de 3 mètres.

     La photo du premier vol est préparée par Orville Wright qui explique à John T. Daniels quand déclencher la prise de vue. Orville commande l’appareil, allongé sur le ventre et les hanches dans la nacelle. Wilbur court à coté et vient de lâcher l’aile droite.  Ce cliché est considéré comme un des chef-d’oeuvres de la photographie de l’aviation par plusieurs internautes.

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Fondation de MontréalPhoto de statues de cire du Musée Eden:Conrad Poirier (1940)Source : BANQ

     La Société de Notre-Dame de Montréal est fondée à Paris en 1639. Cette société regroupe des personnes fortunés et influentes qui veulent évangéliser des autochtones de la Nouvelle-France et les sédentariser sur l’île de Montréal. Cette seigneurie appartient à Jean de Lauson, directeur de la Compagnie de la Nouvelle-France connue aussi comme la compagnie des Cent-Associés. Après négociations, de Lauson accepte de donner sa seigneurie à la société en août 1640. Mais le titre de propriété de Lauson est révoqué par la suite en raison de son défaut à remplir l’obligation de peupler l’île. Les Cent-Associés concèdent alors eux-même ce territoire en seigneurie à la Société de Notre-Dame de Montréal, le 17 décembre 1640.

     Le Séminaire de Saint-Sulpice à Paris conservent depuis 1663 le document original attestant de cette transaction. Cette Concession d’une partie de l’ile de Montréal par la Compagnie de la Nouvelle-France est faite à Pierre Chevrier de Fancamp et à Jérôme Le Royer de La Dauversière. La compagnie se réserve la tête de l’île de Montréal dans l’espoir d’y établir un comptoir de traite. En compensation de ces terrains contenus originalement dans la donation faite par de Lauson, la compagnie concède également à de la Dauversière et à de Fancamp une étendue de terre au nord du fleuve Saint-Laurent et à l’ouest de la rivière de l’Assomption.  Ce terrain sera connu ultérieurement comme la terre de Saint-Sulpice.

     Même s’il ne met jamais les pieds en Nouvelle-France, Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, est à l’origine de ce projet. En 1635, à Notre-Dame de Paris, Dieu aurait inspiré le dessein de Montréal à ce receveur des tailles de La Flèche, en Anjou. Il  consacre à cette mission une grande partie de sa vie et de sa fortune. Depuis 1999, le monument «Hommage à Jérôme Le Royer de La Dauversière» commémore le souvenir de cet homme sur la place De La Dauversière à Montréal.

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Honoré MercierPhoto : Jules-Ernest Livernois (c1880)Source : BANQ

     Honoré Mercier est élu premier ministre du Québec en 1887. Au pouvoir, en 1890, Mercier fait résilier la charte de la Compagnie du chemin de fer de la baie des Chaleurs en Gaspésie. Cette compagnie est présidée par le sénateur Théodore Robitaille et Charles Newhouse Armstrong en est l’entrepreneur. Mercier soutient que les travaux sont mal faits et que les retards s’accumulent. Plusieurs tronçons ne sont même pas commencés.

     En 1891, durant l’absence de Mercier en France, une vive controverse éclate concernant un montant de 175 000$ versé en indemnité à la compagnie. Une enquête fédérale est instituée. Même si Ernest Pacaud prend la responsabilité du «scandale de la Baie des Chaleurs», Mercier est cité à comparaître.  Il affirme sous serment ne rien savoir de la transaction.

     Le 16 décembre 1891, le lieutenant-gouverneur Auguste-Réal Angers décide de ne pas croire Honoré Mercier et le démet de ses fonctions avant même que les conclusions d’une commission d’enquête soient publiées. L’année suivante, Mercier est innocenté au terme d’un bref procès.  Ruiné et malade, sa carrière politique est cependant terminée.

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