Page frontispice de la publication du texte du traité en 1795 à Philadelphie

Page frontispice de la publication du texte du traité en 1795 à Philadelphie

     Après la guerre d’Indépendance, des désaccords surviennent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis en matière commerciale et ce, malgré les dispositions du traité de Paris de 1783. Un des points en litige est l’occupation par les Britanniques de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs. Les marchands américains demandent aussi une compensation pour les navires, les marchandises et les esclaves que les Anglais leur confisquèrent durant la guerre. Ils réclament également l’ouverture du commerce dans les Antilles britanniques. Pour solutionner le différend et éviter une nouvelle guerre, George Washington envoie en Angleterre, John Jay, juge en chef de la Cour suprême, afin de négocier une entente.

     Le 19 novembre 1794, un traité est signé à Londres entre les deux pays. Il est ratifié l’année suivante par les deux gouvernements pour entrer en vigueur le 29 février 1796.

     Les Anglais évacuent les postes de l’Ouest américain dès juin 1796. Toutefois, la question des compensations reste en suspens et le commerce antillais demeure un monopole anglais. Plusieurs de ces différends subsistent toujours lorsqu’éclate la guerre de 1812. Encore aujourd’hui, les interprétations restent contradictoires quant au droit de libre passage à la frontière octroyé aux  autochtones dans le traité.

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Téléphone Western Electric 1500D datant de 1968 Photo : Mcheath (2009)

Téléphone Western Electric 1500D datant de 1968
Photo : Mcheath (2009)
Source : Wikimedia Commons

     Les téléphones à clavier rotatif sont introduits aux États-Unis dès 1919. Ils deviennent d’usage courant au cours des années 1950. Cette innovation limite peu à peu l’utilisation des opérateurs pour relayer les appels. À la même époque, la compagnie AT&T conduit des études qui concluent que l’utilisation d’un clavier à boutons est plus efficace que celle du clavier rotatif.

     Le 18 novembre 1963, le modèle de téléphone 1500 construit par Western Electric devient le premier téléphone «Touch-Tone» à être utilisé sur une base commerciale. Ce service est alors offert par Bell Telephone à ses abonnés de Carnegie et Greesburg en Pennsylvannie. Le prototype de ce modèle avait été présenté l’année précédente lors de l’Exposition universelle de Seattle.

     La pénétration de ce type de téléphone reste relativement lente. Les premières percées se font dans le milieu des affaires et, durant les années 1970, les téléphones à clavier rotatif restent très populaires. Dix plus tard, les téléphones «Touch-Tone» dominent le marché si bien que les téléphones à clavier rotatif disparaissent pratiquement au cours des années 1990.

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«Horloge de l’Observatoire royal de Greenwich, au Royaume-Uni»
Photo : Joaquim Alves Gaspar
( 2007)
Source : Wikimedia Commons

     Sandford Fleming est un arpenteur et ingénieur né en Écosse mais qui a immigré au Canada en 1845. Il se signale par son implication dans le développement du réseau ferroviaire entre les Maritimes et le Pacifique. Il agit, entre autres, comme ingénieur en chef de la compagnie de chemin de fer du Pacifique jusqu’en 1880. Grand voyageur, il constate la confusion qui règne à travers le monde dans la mesure du temps. À l’époque, l’heure locale domine partout les horaires sauf en Grande-Bretagne où un système d’heure normale est en vigueur. En collaboration avec le météorologue américain Cleveland Abbe, Fleming se sert de ses contacts dans le monde du chemin de fer pour promouvoir la standardisation de la mesure du temps. Le 18 novembre 1883, les compagnies de chemins de fer du Canada et des États-Unis adoptent le système des fuseaux horaires qui est encore en vigueur de nos jours.

     Simple et efficace, l’heure des chemins de fer devient la norme sur le continent nord-américain. Depuis les années 1860, Fleming militait en faveur d’imposer une heure nationale pour chaque pays. En 1879, il avait proposé de diviser le monde en 24 fuseaux horaires égaux de 15° chacun.  Restait à régler la question du méridien d’origine. En octobre 1884, les représentants de 25 pays se réunissent à Washington pour régler le problème. Par un vote majoritaire de 22 États contre un et deux abstentions, le méridien de Greenwich est reconnu comme le méridien d’origine dans le calcul des longitudes. La proposition adoptée se lit comme suit : «That the Conference proposes to the Governments here represented the adoption of the meridian passing through the centre of the transit instrument at the Observatory of Greenwich as the initial meridian for longitude».

  Cette décision fixe l’heure normale dans le monde. Dès lors toutes les cartes et les horloges sont ajustées en référence avec le temps solaire moyen à l’Observatoire royal de Greenwich au Royaume-Uni (GMT). En 1928, l’Union astronomique internationale introduit le concept de temps universel (UT) pour prolonger le principe d’utilisation du GMT en basant son échelle de temps sur la rotation de la terre.  Cette pratique dure jusqu’à l’invention des horloges atomiques au césium en 1955 d’une part, et, d’autre part, jusqu’à la coordination des émissions par ondes courtes de ces mesures du temps en 1960.  Ces deux événements donnent naissance, respectivement, au temps atomique international (TAI) et au temps universel coordonné (UTC).

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