«Henry Kendall,capitaine duRMS Empress of Ireland»Photo : Agence Rol (ca1914)Source : BNF

     Le 28 mai 1914, l’Empress of Ireland quitte le port de Québec en route pour Liverpool en Angleterre. Durant la nuit suivante, il débarque Adélard Bernier à Pointe-au-Père. Celui-ci est le dernier pilote du Saint-Laurent à conduire le navire dans les eaux du fleuve. Le capitaine Henry Kendall est alors le seul maître à bord. Vers 1 h 55 du matin, le 29 mai 1914, l’Empress sombre en quelques minutes au large de Rimouski. Il a été éperonné par le charbonnier norvégien Storstad.

     La catastrophe fait pas moins de 1 012 victimes sur 1 477 personnes à bord… Les journaux de l’époque qualifient le naufrage de véritable désastre. Les pertes humaines sont d’abord sous-estimées, mais l’ampleur du désastre est vite révélée. Deux facteurs aggravent l’hécatombe : la température glaciale du fleuve et l’impossibilité d’utiliser les canots de sauvetage alors que l’Empress est renversé par l’impact.

     La tragédie se déroule de nuit. À 1 h 40 de ce 29 mai fatal, la vigie de l‘Empress of Ireland signale la présence du feu blanc du Strorstad à une distance d’environ 8 milles nautiques. Il se dirige vers la station de pilotage de Pointe-au-Père. Une minute plus tard le charbonnier disparaît dans un épais brouillard. À 1 h 42, l’Empress est à son tour enveloppé par le brouillard. Quelques minutes plus tard, les marins de l’Empress of Ireland voient sortir de la brume la proue du Storstad. La collision est inévitable et l’Empress coule à pic rapidement.

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«Vue panoramique du site de l’affrontement en Pennsylvanie»Photo : Rarkm (2007)Source : Wikimedia Commons

     Au milieu du XVIIIᵉ siècle, le contrôle du commerce des fourrures dans la vallée de l’Ohio devient un enjeu important pour les marchands anglais et français. La stratégie française de construire une série de forts dans le secteur est source de tension entre les représentants coloniaux des deux puissances métropolitaines. En mai 1754, le jeune George Washington devient commandant des troupes de Virginie dépêchées dans la région. Le 28 mai, tôt le matin, ses hommes et lui découvrent un campement français établi dans le secteur de Great Meadows. Sans avertissement préalable, Washington donne l’ordre de tirer.  Dix soldats français sont tués et 21 sont capturés.

     Claude-Pierre Pécaudy de Contrecoeur, commandant du fort Duquesne situé à proximité, avait reçu l’ordre strict de ne pas attaquer les troupes coloniales britanniques. Il devait défendre ses positions. Pécaudy de Contrecoeur envoya cependant une patrouille dirigée par Joseph Coulon de Villiers de Jumonville pour vérifier si les troupes de Washington envahissaient un territoire que la France réclame comme sien. Jumonville devait sommer les Viriginiens de se retirer.

     Jumonville est tué dans la bataille. Washington écrit dans son journal que c’est le tomahawk d’Half King, un allié amérindien des Britanniques, qui a causé la mort du sieur de Jumonville. Les témoignages sur ces événements restent contradictoires. La France accuse ensuite l’Angleterre d’avoir assassiné un diplomate. L’événement est connu comme l’Affaire Jumonville. D’un côté, on crie au meurtre ; de l’autre, on dénonce l’occupation illégale d’une frontière. L’historien Marcel Trudel a fouillé la question et appuie les conclusions de l’historien français Ernest Lavisse : Jumonville est «tué dans un combat, et non assassiné, comme on l’a prétendu trop longtemps à tort». L’affrontement porte maintenant le nom de bataille de Jumonville Glen. Ce combat est le prélude de la guerre de la Conquête.  Cette interprétation est aussi critiquée par plusieurs comme Sophie Imbeault qui soutiennent que Jumonville a plutôt été assassiné par la futur président américain.

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The Freewheelin’ Bob DylanPhoto originale : Don Hunstein (1963)Source : Columbia Records

     Le 27 mai 1963, la maison Columbia lance le second album de Bob Dylan. The Freewheelin’ Bob Dylan propulse le chanteur au rang des grands compositeurs de la musique folk américaine. Onze des treize titres sont écrits par Dylan. L’album est un succès immédiat. Dès le premier mois suivant le lancement, 10 000 copies sont vendues.

     Plusieurs des titres sont devenues depuis des classiques. Pensons à Blowin’ In The Wind, A Hard Rain’s a-Gonna Fall ou encore Don’t Think Twice, It’s All Right… Mais c’est d’abord le style d’écriture de Dylan qui révolutionne la musique populaire et qui a une influence profonde sur les musiciens de l’époque.

     Poète rebelle et contestataire, Bob Dylan articule ses textes autour des thèmes de l’amour et de la violence. Le chanteur se fait ainsi connaître grâce à ses «Protest Songs» et entre dans la légende de la musique des années 1960. Héros de toute une génération, musicien caméléon diront certains, Dylan innove dans ses compositions tout en s’affichant, selon ses propres paroles, comme un simple guitariste qui ne sait pas vraiment chanter….

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