«Simon-Napoléon Parent»  Photo anonyme (v. 1920) Source : BANQ

 

     Simon-Napoléon Parent est très actif sur la scène politique à la fin du XIXᵉ siècle. Conseiller municipal puis maire de Québec de 1894 à 1906, il cumule les fonctions de député à l’Assemblée législative du Québec puis de commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries dans le cabinet de Félix-Gabriel Marchand. Il devient premier ministre du Québec en 1900.  Malgré sa réélection en 1904, il est confronté à un mouvement de contestation dirigé par trois de ses ministres. Il démissionne en 1905.

     Ce mouvement de dissension fait suite aux élections précipitées de 1904. S.-N. Parent est accusé d’avoir fait fi de plusieurs candidats libéraux et d’avoir favorisé des conservateurs. Il s’est d’ailleurs aliéné l’appui du sénateur Philippe-Auguste Choquette qui mène une fronde contre lui. Les ministres Lomer Gouin, Adélard Turgeon et William Alexander Weir démissionnent en bloc le 6 février 1905. Deux jours plus tard, 44 des 69 députés à l’Assemblée signent une pétition et appuient Gouin, Turgeon et Weir alors que la ligne de parti est durement malmenée.  Lorsque plusieurs conservateurs donnent leur appui aux rebelles, la pression écrase Parent. Il démissionne le 21 mars 1905.

     Le lieutenant-gouverneur du Québec, sir Louis-Amable Jetté, demande à Lomer Gouin de constituer un nouveau conseil des ministres. Leader de l’aile montréalaise du parti, Gouin forme son cabinet le 23 mars 1905. Malgré les appuis des progressistes de son parti, Gouin s’entoure de ministres modérés et se rallie à une idéologie proche du libéralisme classique.

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Charlemagne et Pépin le BossuCopie anonyme des Annales de Fulda (Xᵉ siècle)Source : Wikimedia Commons

     Le 23 mars 789, Charlemagne promulgue l’Admonitio generalis. Cette ordonnance comprend 82 articles. Le roi des Francs définit dans cette exhortation les droits et les obligations de ses sujets tant ecclésiastiques que laïcs.

Kaiser Karl der GroßePhoto anonyme d’une huile d’Albrecht Dürer datant d’environ 1512 (s.d.)Source : The Yorck Project

     Ce capitulaire précise l’entreprise d’évangélisation du futur empeur d’Occident. Charlemagne mise sur l’instruction pour faire reculer la culture des «barbares». Le chapitre 72 de l’Admonitio generalis précise la législation scolaire. Les écoles existent depuis des siècles mais Charlemagne a le mérite de poser les premières pierres de l’enseignement obligatoire. C’est l’origine du mythe que Charlemagne a inventé l’école.

     Charlemagne poursuit ici sa conviction profonde d’être l’élu de Dieu. Il doit assurer le salut de l’illustre race des Francs, convertie à la foi catholique et exempte d’hérésie. Le souverain proclame dans l’Admonitio sa responsabilité personnelle dans la promotion du «culte du vrai Dieu». L’éducation devient pour lui le moyen de répandre le contenu de la foi auprès du clergé et du peuple.

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The Blue MarblePhoto : Apollo XVII (1972)Source : NASA

     En juin 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement se tient à Rio de Janeiro. Cet événement est mieux connu comme le Sommet de la Terre de Rio. Les 173 chefs d’État présents adoptent à ce moment un plan d’action en développement durable pour le XXIᵉ siècle. C’est l’Action 21.

     Le chapitre 18 du plan concerne la protection et la qualité des ressources en eau douce. L’organisation d’une «Journée mondiale de l’eau» est évoquée comme un des moyens d’action. En conséquence, le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/47/1993 qui proclame le 22 mars comme la «Journée mondiale de l’eau».

   La résolution invite les États à consacrer cette journée à des activités concrètes pour sensibiliser le public sur l’importance de la conservation et de la mise en valeur des ressources en eau. L’ONU assume un leadership en la matière mais les activités sont souhaitées au niveau national. De plus, un thème particulier associé à la conservation de l’eau doit être associé à chaque célébration annuelle.

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