10 décembre 1763

Jugement dans l’Affaire du Canada

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« Page couverture »

Pierre-Georges Roy. Bigot et sa bande et l’Affaire du Canada : Lévis, s.n., 1950

Source : www.ourroots.ca

     Le 10 décembre 1763, un jugement de 78 pages condamne plusieurs personnages ayant occupé des postes importants en Nouvelle-France avant que la colonie soit conquise par l’armée britannique. La corruption est au centre de ces condamnations. Le but véritable, selon certains, reste cependant de trouver des coupables pour expliquer la prise de la Nouvelle-France.

     L’opinion publique française est choquée par la perte de la colonie et les condamnés servent à calmer le jeu. Pourtant, l’objectif de la couronne est aussi de s’assurer de racheter à rabais une grande partie du papier monnaie émis pour subvenir aux besoins de numéraire en Nouvelle-France.

     Il n’en reste pas moins que l’intendance de François Bigot est caractérisé par la corruption et les scandales financiers. Des problèmes de mœurs alourdissent aussi cette affaire. Par exemple, l’officier militaire Michel-Jean-Ugues Péan n’hésite pas à se servir des charmes de son épouse pour s’attirer les faveurs de l’intendant et détourner d’importantes sommes à son profit. Comme plusieurs autres accusés, Péan s’en tire finalement à bon compte dans l’Affaire du Canada. Même s’il a réussi à accumuler une fortune de plusieurs millions de livres, il n’est pas blâmé dans le jugement et doit uniquement restituer 600 000 livres…

Par François Droüin; version révisée le 11 décembre 2020.

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