
Statuette de bronze de Louis-Philippe Hébert (1905)
Source : Musée des beaux-arts du Québec
François Jarret est enseigne dans le régiment de Carignan lorsqu’il débarque à Québec en 1665. Il fait partie des soldats envoyés en Nouvelle-France combattre les nations iroquoises. En récompense de ses services, après la guerre, Jean Talon lui octroie une terre bordant le Saint-Laurent, à l’ouest du Richelieu. Cette nouvelle seigneurie prend le nom de Verchères et c’est là que, quatrième de 12 nfants, nait Marie-Magdelaine aussi surnommée Madeleine ou Madelon le 3 mars 1678.
Jarret de Verchères fait aussi construire à cette époque un fort pour protéger sa famille et ses censitaires. Avec la menace iroquoise renouvelée, en 1690, Marie Perrot, l’épouse du seigneur et la mère de Madeleine, doit prendre la défense du fort en l’absence de son époux pour repousser avec l’aide de quelques hommes une attaque iroquoise. Deux ans plus tard, le 22 octobre 1692, sa fille Madelon joue le même rôle.
Les différents récits de la défense du fort, un siège qui aurait duré huit jours, se sont transformés en mythe. La jeune fille de 14 ans échappe-t-elle aux mains de son poursuivant iroquois en détachant son foulard? Assume-t-elle le leadership de tromper une quarantaine d’assaillants en se déguisant et en tirant du canon? Réussit-elle à sortir de leur torpeur et à secouer les femmes et les enfants terrorisés? Quoiqu’il en soit, l’héroïne de Verchères est immortalisée en 1913, lorsque qu’un monument est érigé son l’honneur.

Aquarelle de Charles William Jefferys (1918)
Source : Bibliothèque et Archives Canada
Par François Droüin; version révisée le 22 octobre 2025.
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