4 septembre 2012

Pauline Marois devient la première femme à diriger le Québec

« Pauline Marois, dirigeante du Parti Québécois, prononce son discours de victoire après l’annonce des résultats »

Photo anonyme (2012)

Source : www.courrierinternational.com

     Des élections anticipées sont tenues au Québec le 4 septembre 2012. Les résultats sont serrés. Le Parti Québécois obtient 31,95 % des votes et fait élire 54 députés. Le Parti libéral reçoit 31,2 % des votes pour 50 députés. De plus, la Coalition avenir Québec réussit à faire élire 19 députés avec 27,05 % du vote tandis que Québec solidaire a 2 députés avec 6,03 % des votes. C’est donc un gouvernement minoritaire.

     Pauline Marois, chef du PQ, devient premier ministre du Québec. Elle est la première femme à remplir cette fonction. En commentant cette avancée historique, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, déclare : « Enfin ! Oui, enfin, une femme est première ministre au Québec. Ce qui est étonnant, c’est de s’afficher comme une société avancée, égalitaire et d’en être encore en 2012 à célébrer ce type d’événement. Plus d’une quinzaine d’États ont déjà élu une femme ».

     Cette première n’est cependant pas ce qui retient le plus l’attention. Outre un attentat meurtrier sur les lieux mêmes des célébrations de la victoire électoral, les élections de septembre 2012 montrent que la crise du système politique québécois se poursuit. Dans son analyse de l’élection du gouvernement Marois, Pierre Drouilly écrit dans le Bulletin d’histoire politique en 2013 : « L’élection de 2012 est clairement dans la foulée des élections de la dernière décennie : sur un fond de désaffection pour les deux grands partis, libéral et québécois, les électeurs cherchent leur voie. /…/ L’électorat québécois tourne en quelque sorte en rond, et le mode de scrutin fait le reste ».

Par François Droüin; version révisée le 19 novembre 2018.

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