
Photo anonyme (1942)
Source : Wikimedia Commons
C’est avec les Canadiens de Montréal que Maurice Richard s’impose par ses talents de marqueur. Le 8 novembre 1942, il compte son premier but dans la Ligue nationale de hockey (LNH). C’est le début d’une longue série de succès qui feront de Richard une légende du hockey et un héros quasi mythique du Québec. Pourtant, à ses débuts, il est souvent critiqué : il est même qualifié de « citron » lorsque, dès sa première saison, sa carrière est ralentie par les blessures. Et pourtant… Maurice Richard devient le 18 mars 1945 le premier joueur de hockey de la LNH à marquer 50 buts en 50 parties; et, à nouveau, le 19 octobre 1957, il devient le premier joueur de la LNH à compter 500 buts en carrière.
Surnommé le « Rocket » en raison de sa rapidité fulgurante, Richard laisse aussi sa marque en raison de son tempérament impulsif et de ses exploits hors du commun. Au début de sa carrière dans le hockey mineur, toutes les équipes de hockey du parc LaFontaine à Montréal veulent l’aligner dans leur formation. Richard joue pratiquement à tous les jours avec différentes équipes, alternant les surnoms et les patronymes pour contourner les règlements. En 1937, il amorce son passage dans le hockey junior avant de signer un contrat dans la ligue senior en 1941.
En 1942, les événements se précipitent. Maurice est embauché comme machiniste aux Ateliers Angus. Puis, le 12 septembre, il se marie avec Lucille Norchet, quelques jours après avoir signé son premier contrat professionnel comme joueur de hockey. Le 31 octobre 1942, il joue son premier match et porte le numéro 15. Sa première saison est difficile : il se brise la cheville dès la fin décembre 1942 et plusieurs critiques se questionnent sur sa capacité à poursuivre une carrière dans la LNH. Qu’à cela ne tienne, Maurice revient au jeu la saison suivante; il arbore un nouveau numéro, le 9, en l’honneur de sa fille Huguette qui pesait neuf livres à la naissance. La suite fait partie de la légende du hockey… En 1999, la LNH immortalise sa mémoire en acceptant le don d’un trophée remis annuellement au meilleur buteur de la ligue.

Photo : Conrad Poirier (1942)
Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Par François Droüin; version révisée le 31 octobre 2025.
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