27 août 1758

Les Anglais prennent le fort Frontenac

The Battle of Fort Frontenac

Illustration : John Henry Walker (s.d.)

Source : Bibliothèque et Archives Canada

     Le Montréalais Pierre-Jacques Payen de Noyan et de Chavoy est un officier des troupes de la Marine qui oeuvre dans plusieurs postes de la Nouvelle-France, à Pointe-à-la-Chevelure (Crown Point, NY) et à Détroit. C’est lui qui commande le fort Frontenac à l’embouchure du lac Ontario en 1758, au début de la guerre de la Conquête.

     Ce centre de ravitaillement pour les postes de l’Ouest est alors en piètre état. Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm et chef des armées françaises en Amérique du Nord, déclare que le fort Frontenac ne vaut rien! Défendu par une cinquantaine de soldats, ce fort subit un siège en août 1758. Le combat est inégal : John Bradstreet dirige l’attaque avec des troupes de plus de 3 000 soldats anglais et américains. Payen de Noyan doit se rendre le 27 août 1758, après trois jours de siège.

     Bradstreet brûle les navires français capturés et démolit en partie la structure de pierre du fort Frontenac. Cette défaite française rompt les communications entre Montréal et le fort Niagara et affaiblit considérablement le contrôle de la France sur l’Ouest. L’Angleterre garde le contrôle sur cette région après la chute de la Nouvelle-France. Le site devient ensuite la ville de Kingston.

Par François Droüin; version révisée le 31 octobre 2018.

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