26 septembre 1968

Décès de Daniel Johnson

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Cérémonie d’ouverture de l’Expo 67 avec le très Honorable Lester B. Pearson, premier ministre du Canada; le très honorable Roland Michener, gouverneur-général; Monsieur Daniel Johnson, premier ministre du Québec et Monsieur Jean Drapeau maire de Montréal

Photo anonyme (1967)

Source : Bibliothèque et Archives Canada

     Le 26 septembre 1968, Daniel Johnson meurt durant son sommeil à l’âge de 53 ans. Il est en visite officielle au chantier du barrage Manic 5.  Élu en juin 1966, Daniel Johnson est alors Premier ministre du Québec et dirige un gouvernement de l’Union nationale.  Il sera inhumé au cimetière de Saint-Pie-de-Bagot, le chef-lieu de sa circonscription électorale.

     Dès 1946, Johnson est un député de l’Union nationale.  Il entre au cabinet du gouvernement de Maurice Duplessis en 1958 à titre de ministre des Ressources hydrauliques.  Dans l’opposition, il devient chef de son parti en 1961. Il travaille à reconstruire l’Union nationale pendant que Jean Lesage et les libéraux amorcent la Révolution tranquille. Après sa victoire de 1966, il poursuit les réformes entreprises par son prédécesseur notamment dans le domaine de l’éducation.

     En 1965, il publie Égalité ou Indépendance. Il expose dans ce livre le rôle qu’il voit pour le Québec dans le Canada et précise les positions constitutionnelles de son parti. Il revendique : « l’égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, le droit à l’autodétermination des Québécois, leur droit à s’épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, dans un cadre juridique politique et institutionnel clairement défini, la reconnaissance effective des Canadiens français comme l’un des deux peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec, leur foyer national, la reconnaissance élargie du français comme l’une des deux langues officielles ».  Il surprend aussi en affirmant que la Confédération n’est pas une fin en soi et que si elle ne parvient pas à répondre aux aspirations du Québec, il ne vaut pas la peine de la sauver.

Par François Droüin; version révisée le 8 décembre 2018.

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