22 décembre 1922

Incendie à Notre-Dame-de-Québec

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La rue Fabrique et la cathédrale, Québec

Photo anonyme d’une peinture de James Pattison Cockburn datant d’environ 1829 (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     Le 22 décembre 1922, la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec est la proie des flammes. Les dommages sont considérables : seuls les murs de fondation restent debout et la catastrophe est évaluée à plus de trois millions de dollars. Plusieurs œuvres d’art et biens patrimoniaux s’envolent en fumée.

     La « Basilique », comme l’appelle les Québécois depuis 1874, est le cœur de la Haute-Ville de Québec. Elle siège depuis des décennies au bord de la place du Marché, renommée place de l’Hôtel-de-Ville en 1900, après le transfert des activités commerciales du marché à l’extérieur des fortifications. Après l’incendie, la basilique-cathédrale est rebâtie à l’identique.

     Cet édifice remonte à 1647 lorsque les Jésuites entreprennent la construction de l’église Notre-Dame-de-la-Paix. En 1664, l’église est dédiée à Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception lors l’érection canonique de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, la première de la Nouvelle-France. Mᵍᴿ François de Laval en fait sa cathédrale lors de la création du diocèse de Québec en 1674. L’église est agrandie par la suite, notamment en 1688 selon des plans de Claude Baillif et en 1748 selon des plans de Gaspard Chaussegros de Léry. La cathédrale est détruite lors des bombardements du siège de Québec en 1759. Elle est ensuite relevée sur des plans similaires, décorée et agrandie grâce à l’oeuvre de trois générations de Baillairgé : Jean, François et Thomas. Après le désastre de 1922, Notre-Dame-de-Québec est reconstruite d’après des photographies anciennes et des plans originaux sous la direction des architectes Raoul Chênevert et Maxime Roisin.

Par François Droüin; version révisée le 1er avril 2019.

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