
Huile sur toile de Henry F. Darby (1858)
Source : Wikimedia Commons
Le 2 mars 1820, Henry Clay, sénateur du Kentucky, propose un compromis pour mettre un terme à des débats houleux qui durent depuis 1818. Le Missouri, une ancienne partie de la Louisiane française, avait alors demandé à devenir le 23ᵉ État des États-Unis. Le Missouri veut être un État esclavagiste mais les onze États du Nord s’y opposent.
L’esclavage se développe dans le sud des États-Unis au début du XIXᵉ siècle. L’invention de la machine à égrener le coton permet de mécaniser la filature et de faire baisser le prix de la fibre. Au même moment, les nations européennes se tournent vers les États du sud des États-Unis pour s’approvisionner. Afin de répondre à la demande, les planteurs sudistes achètent de plus en plus d’esclaves en provenance d’Afrique pour remplir leur besoin en main-d’œuvre. Trois nouveaux États, la Louisiane, le Mississippi et l’Alabama, obtiennent alors le droit de pratiquer l’esclavage.
Pour maintenir l’équilibre entre les États esclavagistes et les États non‑esclavagistes, le compromis proposé par Clay permet la création de deux nouveaux États : le Missouri et le Maine. De plus, il trace une ligne limitant l’expansion future de l’esclavage vers le Nord et prévoit les modalités pour maintenir l’égalité entre les législatures esclavagistes et non-esclavagistes. Ce fragile équilibre reste en place jusqu’en 1854 lorsqu’est adopté le Kansas‑Nebraska Act.
Par François Droüin; version révisée le 2 mars 2026.
#######
