14 janvier 1645

Les Cent-Associés abandonnent leur monopole sur la traite des fourrures

Plaque de la Compagnie des Cent Associés. Vue avant
Photo : Pascale Llobat 2006
Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec

Dans sa Chronique trifluvienne publiée en 1879, l’historien Benjamin Sulte écrit que la Compagnie des Cent-Associés, créée en 1627, a subi des pertes considérables en raison des guerres entre les nations iroquoises et la Nouvelle-France. Ses pertes s’élèveraient à 12 000 francs en 1644. La Compagnie est alors disposée à partager à certaines conditions son monopole sur la traite des fourrures.

Au bord de la ruine, les Cent-Associés sont incapables de remplir leurs obligations de peuplement. Ils s’en remettent désormais à des particuliers à qui des seigneuries sont concédées. Dans ce contexte, en janvier 1645, la Compagnie abandonne son monopole sur la traite au profit de la Communauté des Habitants, lequel abandon est confirmé par arrêt le 6 mars suivant.

La Communauté des Habitants a été formée l’année précédente. Elle vise à regrouper les notables de la Nouvelle-France dans une entreprise commune afin de rentabiliser le commerce des fourrures. En 1644, elle délègue en France Pierre Legardeur de Repentigny et Jean-Paul Godefroy afin de négocier une entente avantageuse avec les Cent-Associés. Grâce à l’appui des jésuites, les négociations aboutissent le 14 janvier 1645.

Par François Droüin; version révisée le 13 janvier 2020.

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