13 septembre 1759

Bataille des plaines d’Abraham

The Death of General Wolfe. Huile sur toile Benjamin West (1770). Source : Wikimedia Commons

The Death of General Wolfe

Huile sur toile de Benjamin West datée de 1770 et photographiée par The Yorck Project (vers 1995-2004)

Source : Wikimedia Commons

     Au XVIIIᵉ siècle, l’expansion britannique au coeur de l’Amérique du Nord heurte les intérêts mercantilistes de la France sur ce continent. Le conflit est vif, principalement dans la vallée de l’Ohio. La lutte pour le contrôle des pêcheries dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent est également une importante source de friction. En 1754, la guerre de la Conquête débute pour déterminer qui de la France ou de la Grande-Bretagne contrôlera le territoire nord-américain.

     Dans ce contexte, le siège de Québec s’amorce et dure tout l’été 1759. Dès la mi-juillet, la capitale de la Nouvelle-France subit un bombardement en règle qui réduit une partie de la ville en ruine. Le 31 juillet, les troupes françaises repoussent victorieusement une tentative de débarquement à Montmorency, près de Beauport. Le 13 septembre 1759, les troupes anglaises prennent les Français par surprise en escaladant les hauteurs de Québec à partir de l’Anse-au-Foulon. Vers 10 h AM, un bref combat est engagé. Les deux commandants, James Wolfe et Louis-Joseph de Montcalm, sont blessés mortellement. Désorganisées, les troupes françaises reculent et se réfugient dans la ville. Québec capitule le 18 septembre suivant.

     En prenant Québec, les Anglais capture la clé de voûte de la Nouvelle-France. Le traité de Paris en 1763 vient sceller cette défaite. La bataille de plaines d’Abraham entre dans l’Histoire. Elle prend ensuite des proportions mythiques, selon les différents courants de l’historiographie. Encore récemment, son récit donne lieu à des publications qui permettent de mieux comprendre cet événement et les interprétations qui en sont données.

Par François Droüin; version révisée le 28 novembre 2018.

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