13 novembre 1950

Le Pèlerin canadien s’écrase sur l’Obiou en France

« Page couverture de l’album-souvenir publié en mémoire des défunts de la tragédie de l’Obiou »

La Tragédie de L’Obiou : Québec, Les Réalisations graphiques Gidan, 1950

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

     Le 13 novembre 1950, un Douglas DC-4 s’écrase sur un sous-sommet de la Grande Tête de l’Obiou. La tragédie fait 58 victimes. L’avion transportait un groupe de pèlerins de retour de Rome et en route pour Montréal en passant par Paris. C’est pourquoi il a été nommé le Pèlerin canadien, en l’honneur des disparus, parmi lesquels on dénombre un grand nombre d’ecclésiastiques. Tout ces gens étaient à Rome pour participer aux cérémonies entourant la proclamation du dogme de l’Assomption et la béatification de Marguerite Bourgeoys.

     Plusieurs hypothèses, plus de dix au moment du drame, ont été avancées pour expliquer l’écrasement. Le plancher et une aile de l’appareil ont touché le roc vers 17 heures ce jour-là. Il faisait une tempête nivale d’intensité moyenne mais les conditions météorologiques ne semblent pas en cause. Officiellement, l’accident est attribué à une erreur de navigation. Plus récemment, le géographe Louis-Edmond Hamelin a également évoqué la possibilité d’un détournement de l’avion pour des motifs politiques.

     La tragédie a frappé l’imagination, probablement en raison de la motivation du voyage, soit le retour d’un pèlerinage. En 2010, pour le 60e anniversaire de l’accident, une messe commémorative a eu lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste à Québec tandis qu’une sculpture faite à partir de débris de l’appareil et un mémorial ont été inaugurés au cimetière de La Salette – Fallavaux en France.

Par François Droüin; version révisée le 22 février 2019.

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