7 janvier 1731

Ordonnance faite aux miliciens d’obéir au grand voyer

« Carte montrant le parcours du Chemin du Roy de Repentigny vers Quebec.
En réalité, un parcours suivant la Route 138, qui suit de près le parcours du Chemin du Roy »

Illustration : Oaktree b (2014)

Source : Wikimedia Commons

     Le 7 janvier 1731, le Conseil supérieur de Québec adopte une ordonnance importante pour le développement du réseau routier en Nouvelle-France. Ce jour-là, ordre est donné à tous les officiers de milice et autres habitants de la colonie d’obéir à Jean-Eustache Lanoullier de Boisclair dans sa charge de grand voyer. Cette décision résulte de la volonté de Gilles Hocquart, alors commissaire ordonnateur, de doter le poste de grand voyer d’un titulaire énergique capable de développer les routes de manière à stimuler le commerce.

    Jusqu’alors la fonction de grand voyer est une véritable sinécure. Mais avec Lanoullier de Boisclair la situation va changer. Hocquart avait recommandé sa candidature en octobre 1730. L’ordonnance du 7 janvier 1731 lui fournit la main d’oeuvre nécessaire à la réalisation de travaux d’envergure. Lanoullier de Boisclair reçoit ses lettres patentes le 10 avril 1731 et elles sont enregistrées au Conseil supérieur en août suivant. Il va occuper cette charge jusqu’en 1750.

     Son prédécesseur avait amorcé le tracé du chemin du Roy mais il n’y avait toujours pas de route continue entre Québec et Montréal. Grâce à l’ordonnance de janvier, le grand voyer va rétablir l’entretien des chemins publics dans les trois gouvernements de la colonie. Durant six ans, Lanoullier de Boisclair sillonne les paroisses de la rive nord du fleuve Saint-Laurent pour finaliser le chemin du Roy. En 1734, Hocquart, nommé intendant depuis, fait le trajet Québec-Montréal en chaise à porteurs. « Trois ans plus tard, il annonce au roi que le chemin est carrossable d’une ville à l’autre ».

Par François Droüin; version révisée le 3 mai 2019.

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