24 janvier 1990

Jean Charest démissionne du cabinet Mulroney

« Jean Charest »

Photo : Radio-Canada (1990)

Source : Radio-Canada

En 1986, Jean Charest devient le plus jeune politicien à accéder au cabinet fédéral. Le premier ministre Brian Mulroney le nomme ministre d’État à la Jeunesse. Charest avait été élu député de Sherbrooke en 1984. En mars 1988, il devient également responsable du sport amateur et de la condition physique. Puis en décembre 1989, il est désigné leader adjoint du gouvernement à la Chambre des communes.

Le 24 janvier 1990, alors qu’il se trouve en Nouvelle-Zélande pour assister aux Jeux du Commonwealth, il démissionne du cabinet. Charest a téléphoné personnellement à un juge pour tenter de l’influencer dans une affaire touchant l’Association athlétique canadienne. Il reconnait son erreur publiquement et déclare au journal La Tribune : « C’est à la lecture du code /de conduite des ministres/ et devant les proportions assez importantes que prenait l’affaire que j’ai décidé de démissionner ».

Jean Charest reconnait ainsi son imprudence lorsqu’il a communiqué avec le juge Yvan Maceróla dans l’affaire Daniel Saint-Hilaire opposant l’entraineur d’athlétisme à sa fédération. Le fameux coup de téléphone a lieu le 23 février et dès le lendemain Charest doit démissionner, même s’il prétexte avoir agi de bonne foi. Dans sa décision en faveur de l’entraîneur Saint-Hilaire, le juge soutient d’ailleurs que l’appel du ministre Charest a influencé sa décision.

Par François Droüin; version révisée le 23 janvier 2020.

#######