Archive pour la ‘Nouvelle-France’ Catégorie

«Frontenac recevant le major Thomas Savage envoyé par sir William Phipps pour obtenir la reddition de Québec»

Reproduction d’une aquarelle et crayon sur bois de Charles William Jefferys (1925)

Source : BAC

     La réplique est restée célèbre : «Je n’ay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil». Louis de Buade, comte de Frontenac, repousse ainsi l’ultimatum de William Phipps en 1690. Québec ne se rendra pas facilement. Le plan des Anglais est de débarquer le gros de leurs troupes à Beauport puis de traverser la rivière Saint-Charles en canots. Une fois l’armée anglaise installée à l’ouest de Québec, la flotte de Phipps doit attaquer Québec de front.

     Le 18 octobre 1690, le débarquement a lieu à Beauport sous la commande du major John Walley, commandant en second de Phipps. Immédiatement, les Anglais sont harcelés par les miliciens canadiens dirigés par Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène. Ils ne traverseront jamais la rivière. Devant Québec, Phipps débute un lourd bombardement qui dure quatre jours et se termine par l’épuisement des munitions anglaises.

     Le siège de Québec tire à sa fin. Phipps doit abandonner son projet de conquête de la Nouvelle-France. Après un échange de prisonniers, ses navires lèvent l’ancre le 24 octobre et repartent vers Boston. Le retour est difficile : son escadre essuie plusieurs tempêtes ; la navigation est lente ; certains font naufrage ; d’autre n’arriveront jamais… La défaite anglaise est complète.

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«Charles de Bourbon, comte de Soissons»

Reproduction d’une gravure sur cuivre de Dominicus Custos (1600-1602)

Source : Wikimedia Commons

     Après l’assassinat d’Henri IV en 1610, son cousin Charles de Bourbon, comte de Soissons, continue d’être un personnage important à la cour de France. Même s’il s’oppose à certaines politiques de la régente Marie de Médicis, il reste dans les bonnes grâces de Louis XIII qui le désigne comme son lieutenant-général en Nouvelle-France le 8 octobre 1612.

     Dès le 15 octobre 1612, le comte de Soissons commissionne Samuel de Champlain comme commandant de la Nouvelle-France. Champlain est chargé du fort de Québec avec pouvoir d’en bâtir d’autres au besoin. Il doit soumettre le pays au roi de France et faire la promotion de la religion catholique.

     Investi des pleins pouvoirs sur la colonie naissante, Champlain doit aussi rechercher un chemin vers la Chine et les Indes orientales. Il s’acquitte de cette mission dès 1613, à son retour à Québec, d’où il part explorer la rivière des Outaouais.

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Jean de Lauson père

Document iconographique anonyme collé sur du carton (s.d.)

Source : Archives de la Ville de Montréal

     En 1627, Jean de Lauson participe à la fondation de la Compagnie des Cent Associés. Il en est nommé l’intendant et il dirige la compagnie en l’absence d’Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu. Lorsque Québec est restituée à la France après sa capture par les frères Kirke, Samuel de Champlain vante son rôle déterminant dans les négociations. En retour, Lauson obtient de vastes concessions pour sa famille et pour lui. En 1640, les Lauson sont les plus importants propriétaires terriens de la colonie.

     Toujours en France à cette époque, il agit aussi comme intendant du Dauphiné. C’est alors qu’il vend sa propriété de l’île de Montréal à la Société Notre-Dame de Montréal afin de permettre la fondation de Ville-Marie.

     La situation économique se détériore durant cette période en Nouvelle-France. La guerre contre les Iroquois mine le commerce des fourrures et le sort de la colonie devient précaire. Lauson s’offre pour redresser la situation. En janvier 1651, il est nommé gouverneur de la Nouvelle-France. Sa charge prend effet à son arrivée à Québec le 13 octobre 1651.

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