Archive pour la ‘Nouvelle-France’ Catégorie

«Signature de la Grande Paix» Dessin de Francis Back (s.d.) Source : Musée de Pointe-à-Callières

     Le 4 août 1701, les Français et plusieurs nations amérindiennes concluent une alliance décisive. Cet événement porte le nom de Grande Paix de Montréal.  Plus de 1 300 Amérindiens représentant une quarantaine de nations s’entendent sur les termes de la paix. L’entente met un terme à la querelle incessante qui oppose d’une part les Hurons, les Outaouais et leurs alliés qui habitent le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent et, d’autre part, la Ligue iroquoise des Cinq Nations.

     Après quatre ans d’échanges diplomatiques et deux semaines de pourparlers, la paix est conclue. Les différentes nations autochtones décident ne plus se faire la guerre et se considèrent comme des alliés. Elles reconnaissent également au gouverneur de la Nouvelle-France, le rôle de médiateur en cas de conflit. De plus, les Iroquois s’engagent à rester neutre en cas de conflit entre Français et Anglais en Amérique des Nord. Bref, le traité met fin définitivement au conflit franco-iroquois.

     Les négociations débutent à l’époque de Louis de Buade, comte de Frontenac, et se concluent en 1701 durant l’administration de Louis-Hector de Callières. Dès le 22 juillet 1701, les canots amérindiens arrivent à Montréal et sont salués par des coups de canon français. Les campements autochtones se trouvent sur la seigneurie des Sulpiciens et les négociations se déroulent dans la maison du gouverneur. Le refus des Iroquois d’amener leur otages à Montréal mine les discussions. Le 1ᵉʳ août, le grand chef Kondiaronk, un huron pétun de Michillimakinac, prononce un vibrant discours qui fait pencher la balance en faveur de la paix. Kondiaronk est très malade et il décède le lendemain. Catholique, ses funérailles ont lieu à l’église Notre-Dame. Finalement, le 4 août, la paix est scellée sur papier après l’échange de wampuns et le partage du calumet de la paix.

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Premières religieuses ursulines avec des étudiantes indiennes, à Québec Reproduction d’une aquarelle peinte vers 1931 par Lawrence R. Bachelor (s.d.) Source : BAC

     Les Ursulines sont une des communautés religieuses qui ont participé activement à la fondation de la Nouvelle-France. Elle oeuvre dans le domaine de l’éducation des jeunes filles, un charisme qui les distinguent depuis le concile de Trente. De plus, ce sont des religieuses cloîtrées.

     En 1639, Marie de l’Incarnation, Marie de Saint-Joseph et Cécile de Sainte-Croix quittent les Ursulines de Tours pour venir à Québec fonder un monastère et une école pour les jeunes amérindiennes. Leur mission est financée par madame Marie-Madeleine de Chauvigny de Gruel de La Peltrie qui les accompagne dans le Nouveau Monde. Elles arrivent à Québec le 1ᵉʳ août 1639.

     Elles sont accueillies par le gouverneur Charles Huault de Montmagny et logent d’abord à la Basse-Ville de Québec, dans une maison louée à la Compagnie des Cent-Associés. Elle se mettent immédiatement à la tâche d’apprendre les langues amérindiennes.  Un mois après leur arrivée, elles accueillent leurs premières pensionnaires autochtones et des externes françaises. Leur monastère de pierre, à la Haute-Ville, est complété en 1642.

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Québec pendant le siège, 1759Reproduction d’une carte de Benjamin Sultepubliée en 1884 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     La bataille de Beauport est aussi connue comme la bataille de Montmorency, du nom de la chute au pied de laquelle elle se déroule. Au début de juillet 1759, durant le siège de Québec, les forces armées britanniques dirigées par James Wolfe tentent un débarquement à cinq kilomètre à l’est de la capitale de la Nouvelle-France.  Ils établissement un campement fortifié sur les hauteurs à l’est de la chute.

     Le 31 juillet, Wolfe ordonne une attaque sur les retranchements français. Campés sur le haut de la falaise à l’est de la chute, l’armée française profite de l’indiscipline des compagnies britanniques à ouvrir le feu pour repousser une première attaque.  Un orage se déclenche pour ralentir l’ascension des Anglais qui deviennent une cible facile. L’échec est complet et les Anglais doivent battre en retraite avec des pertes de plus de 400 hommes.

     Cette défaite met Wolfe en furie.  Il blâme les grenadiers pour leur conduite durant la bataille et se met à dos son état-major.  Conséquence de sa colère, la campagne de peur autour de Québec est accentuée: les maisons sont incendiées à un rythme effarant et les bombardements augmentent sur la capitale de la Nouvelle-France. Du côté anglais, les critiques augmentent sur la stratégie du général au cours d’un siège qui semble interminable.

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