Archive pour la ‘Non classé’ Catégorie

«Caricature montrant le nouvel ordre du pouvoir entre le Tiers-État, l’aristocratie et le clergé»Artiste anonyme (s.d.)Source : www.mouneluna.com

     Juillet 1789 : cette période est qualifiée de Grande Peur par plusieurs historiens. Des rumeurs de levée d’une armée par la noblesse française circulent à Paris et en provinces. Plusieurs paysans retournent sur leur terre pour s’emparer des papiers terriers et des titres seigneuriaux qui garantissent les privilèges de l’aristocratie.

     Le 4 août 1789, l’Assemblée constituante interrompt son débat sur la Déclaration de droits de l’homme et du citoyen pour amorcer une discussion sur les privilèges de la noblesse. Cette séance de nuit aboutit par l’abolition de tout les droits et privilèges personnels.

     Le décret comprend 19 articles. Il abolit le régime féodal, la dîme, les justices seigneuriales et, en bref, les privilèges pécuniaires de la noblesse.

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«Signature de la Grande Paix» Dessin de Francis Back (s.d.) Source : Musée de Pointe-à-Callières

     Le 4 août 1701, les Français et plusieurs nations amérindiennes concluent une alliance décisive. Cet événement porte le nom de Grande Paix de Montréal.  Plus de 1 300 Amérindiens représentant une quarantaine de nations s’entendent sur les termes de la paix. L’entente met un terme à la querelle incessante qui oppose d’une part les Hurons, les Outaouais et leurs alliés qui habitent le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent et, d’autre part, la Ligue iroquoise des Cinq Nations.

     Après quatre ans d’échanges diplomatiques et deux semaines de pourparlers, la paix est conclue. Les différentes nations autochtones décident ne plus se faire la guerre et se considèrent comme des alliés. Elles reconnaissent également au gouverneur de la Nouvelle-France, le rôle de médiateur en cas de conflit. De plus, les Iroquois s’engagent à rester neutre en cas de conflit entre Français et Anglais en Amérique des Nord. Bref, le traité met fin définitivement au conflit franco-iroquois.

     Les négociations débutent à l’époque de Louis de Buade, comte de Frontenac, et se concluent en 1701 durant l’administration de Louis-Hector de Callières. Dès le 22 juillet 1701, les canots amérindiens arrivent à Montréal et sont salués par des coups de canon français. Les campements autochtones se trouvent sur la seigneurie des Sulpiciens et les négociations se déroulent dans la maison du gouverneur. Le refus des Iroquois d’amener leur otages à Montréal mine les discussions. Le 1ᵉʳ août, le grand chef Kondiaronk, un huron pétun de Michillimakinac, prononce un vibrant discours qui fait pencher la balance en faveur de la paix. Kondiaronk est très malade et il décède le lendemain. Catholique, ses funérailles ont lieu à l’église Notre-Dame. Finalement, le 4 août, la paix est scellée sur papier après l’échange de wampuns et le partage du calumet de la paix.

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«Réplique des caravelles de Colomb : la Niña, la Pinta et la Santa Maria à l’ancre dans la North River à New York. Ces bateaux traversent l’Atlantique afin de participer à l’Exposition colombienne de Chicago en 1893»Photo anonyme (s.d.)Source : E. Benjamin Andrews (1912)

     La «Route des Indes» est recherchée par l’Espagne et le Portugal à la fin du XVᵉ siècle. Christophe Colomb propose en 1485 au roi Jean II du Portugal de faire voile vers l’ouest afin de rejoindre les Indes. Le projet est rejeté. Les Portugais misent plutôt sur la découverte et le contournement du cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias en 1488 pour accéder aux richesses convoitées.

     Colomb présente son projet à la cour d’Espagne. Les «Rois catholiques» rêvent d’évangéliser le monde et acceptent alors de financer l’expédition. Trois caravelles quittent le port de Palos en Andalousie le 3 août 1492 pour tenter de trouver les Indes de l’autre côté de l’Atlantique.

     Après la traversée de l’océan, ils atteignent le Nouveau Monde le 12 octobre à 2 h du matin. Au levée du jour, Colomb se rend en barque à Guanahani, un ilôt des Bahamas qu’il nomme San Salvador en l’honneur du Christ. Il fait enregistrer la découverte pour le compte de la couronne espagnole par le notaire qui l’accompagne et il nomme les habitants «Indiens».  Il fera trois autres voyages d’aller-retour sur l’Atlantique.

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