Archive pour la ‘Non classé’ Catégorie

Immeuble de la Délégation générale du Québec à Paris

Photo : Martin Beaulieu/Agence QMI  (vers 2011)

Source : Québécor

     Le général Charles de Gaulle visite le Québec au printemps de 1960. De retour en France, il mandate André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, de développer des relations plus étroites avec le Québec. Malraux rencontre ensuite Georges-Émile Lapalme, vice-premier ministre et procureur général du Québec, pour élaborer le modalités de cette collaboration. «De cette rencontre naît l’idée d’ouvrir une Maison du Québec à Paris qui aurait comme mission de développer des liens économiques et culturels avec la France et de mettre sur pied des programmes d’échange et de coopération».

     Le 28 mars 1961, le conseil des ministres du Québec approuve l’achat d’un immeuble de quatre étages à Paris. Ce bâtiment est destiné à devenir la Maison du Québec à Paris. L’édifice est situé en bordure de la rue Barbet de Jouy, face à l’archevêché dans le 7ᵉ arrondissement. La transaction est conclue par René Lévesque, ministre des Travaux publics, pour la somme de 280 000 $. L’édifice d’une vingtaine de pièces va abriter Charles Lussier, le premier délégué du Québec à Paris, ainsi que son personnel.

     Le 5 octobre 1961, le premier ministre Jean Lesage est Paris pour inaugurer ce qui va devenir la Délégation générale du Québec à Paris. Cette initiative déplaît au gouvernement fédéral qui considère que les questions de politiques étrangères sont de sa compétence exclusive. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement du Québec persiste dans ses intentions et développe un partenariat important avec le gouvernement français. Durant les années qui suivent, une véritable guerre des drapeaux entre Ottawa et Québec va se faire sur cette question, comme sur d’autres d’ailleurs.

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«Maurice Duplessis»

Photo : Studio Dupas et Colas (vers 1936)

Source : BANQ

 

     Après les élections de 1927, le Parti conservateur est très affaibli au Québec. Avec seulement neuf députés élus, il voit son chef Arthur Sauvé démissionner à la faveur de Camillien Houde, le maire de Montréal. Aux élections suivantes, en 1931, les conservateurs n’ajoutent que deux autres députés à leur représentation et Houde lui-même est battu dans son comté. Malgré une menace de contestation judiciaire de ces résultats électoraux, rien n’y fait : l’étoile de Camillien Houde est sur le déclin. En avril 1932, il est défait à la mairie de Montréal. Le 7 novembre, Maurice Le Noblet Duplessis est choisi par le caucus conservateur pour le remplacer comme chef de l’opposition.

      L’ascension de Duplessis débute. Politicien talentueux, bon orateur, il va devenir la figure proéminente de la politique québécoise durant deux décennies. Son attachement à l’autonomie provinciale et sa défense des valeurs sociales et économiques conservatrices vont faire de lui un des chefs les plus populaires mais aussi un des plus controversés de l’histoire du Québec. Adulé par ses partisans, Duplessis est détesté comme le diable par ses adversaires.

     Chef intérimaire, Maurice Duplessis est élu officiellement à la tête du Parti conservateur du Québec le 4 octobre 1933 lors d’un congrés qui se tient à Sherbrooke. Duplessis l’emporte par 332 voix contre les 214 d’Onésime Gagnon, député conservateur dans Dorchester  au fédéral. Même si Gagnon a l’appui des partisans de Camillien Houde, des conservateurs fédéraux et des anglophones, il ne peut rivaliser avec Duplessis qui regroupe les forces vives du parti. Après sa défaite, Gagnon se rallie rapidement à Duplessis qu’il appelle «Mon chef». Élu, Duplessis déclare aux congressistes : «La convention est terminée, mais c’est la lutte qui commence pour délivrer la province, non pas des libéraux, mais d’un régime qui n’a rien de libéral, d’un régime malsain et néfaste qui a coûté à la province des sacrifices inouis».

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«Le colloque de Marbourg»

Reproduction d’une gravure sur bois anonyme (1557)

Source : Wikimedia Commons

     Le colloque de Marbourg réunit les principales figures de la Réforme protestante. L’initiative de la réunion revient à Philippe de Hesse qui espère en tirer un profit politique. Deux idéologies différentes s’affrontent lors du colloque. Le débat porte sur la question de l’institution de l’Eucharistie par le Christ.

     Le colloque a lieu entre le 1ᵉʳ et le 4 octobre 1529. L’objectif est de résoudre le conflit opposant les luthériens aux zwingliens. Martin Luther affirme que les paroles du Christ, «Ceci est mon corps.  Ceci est mon sang», signifient sa Présence réelle dans le sacrement. Hyldrych Zwingli soutient par contre que cette expression doit être prise comme une métaphore et qu’il s’agit d’un symbole sans qu’il y ait une présence divine dans les espèces.

     Le colloque aboutit sur un échec. Zwingli assume alors son leadership de réformateur radical et refuse de s’entendre avec Luther. Ceci empêche la consolidation de la Réforme à l’échelle européenne. Zwingli en vient à combattre physiquement les catholiques. Il meurt l’épée à la main en 1531.

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