Archive pour la ‘Non classé’ Catégorie

«Carte décrivant les gains territoriaux de l’Angleterre et de l’Espagne après la guerre de la Conquête avec les acquisitions britanniques jusqu’en 1783»

Dessin : Jon Platek (2008)

Source : Wikimedia Commons

     Le 7 octobre 1763, la couronne britannique adopte la Proclamation royale. Cette loi définit le cadre administratif et juridique des nouvelles colonies cédées à la Grande-Bretagne en vertu du traité de Paris signé au mois de février précédent. La Proclamation s’applique aux territoires de ce qui est convenu à l’époque d’appeler le Québec, la Floride orientale, la Floride occidentale et la Grenade. La Proclamation, complétée par la commission du gouverneur et les instructions royales, est la première constitution du Régime britannique qui s’applique sur le territoire du Québec. Rédigé uniquement en anglais, la Proclamation précise, entre autres, la géographie de la «Province of Quebec» dont le territoire est limité aux terres colonisées de la vallée laurentienne et à la rive nord de la baie des Chaleurs.

     La Proclamation abolit toute les références à la Nouvelle-France et au Canada qui porte désormais le nom de «Province of Quebec». Le mot «province», du latin vincere, désigne un territoire conquis par opposition à une colonie qui est une région peuplée de colons issus de la mère patrie. L’expression «Province of Quebec» n’apparaît pas textuellement dans la Proclamation royale : le mot «Province» s’applique pour le «Government of Quebec». Le texte distingue d’ailleurs cette province des colonies de la Nouvelle-Angleterre.

     La Proclamation introduit aussi l’obligation de prêter le serment du test pour tout fonctionnaire de la nouvelle province. Cette série de quatre serments comporte des déclarations contre le pape et contre la transsubstantiation. Essentiellement, le serment du test vise à exclure les catholiques du service civil et militaire. Il origine dans le Test Act adopté en 1673 par le Parlement de Westminster et qui vise à exclure le papisme en Angleterre.

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Moulin Rouge.  La Goulue

Photo anonyme d’une affiche lithographiée d’Henri de Toulouse-Lautrec datant de 1891 (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     La fin du XIXᵉ siècle est qualifiée de Belle Époque par plusieurs historiens. La vie sociale à Paris se transforme durant cette période Dans un brassage culturel inattendu, ouvriers et bourgeois se côtoient dans de nouveaux lieux de loisirs.  Le quartier de Montmartre émerge comme centre de la vie nocturne.

     C’est là que le 6 octobre 1889 ouvre un nouveau music-hall: le Moulin Rouge. Joseph Oller et Charles Zidler surnomment aussi leur établissement le «Premier palais des femmes». Les bals du Moulin Rouge deviennent rapidement très prisés.  On y découvre une nouvelle danse qui en fera la renommée : c’est le French cancan.

     La scène du Moulin Rouge appartient d’abord à ses deux premières vedettes : La Goulue et Valentin le désossé ! Suivront la Môme fromage, Nini la patte en l’air et plus tard Mistinguett. Au fil des ans, ce music-hall s’affirme comme un symbole de la joie de vivre parisienne et un point de repère de la capitale française.

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Lachine Canal, Montreal, 1826

Reproduction anonyme d’une aquarelle de John Hugh Ross conservée au Royal Ontario Museum (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Le canal de Lachine est ouvert à la navigation le 6 octobre 1825.  Il permet de relier les 14 kilomètres qui séparent le lac Saint-Louis du fleuve Saint-Laurent en aval de Montréal. Sa construction débute en 1821 pour assurer la communication entre le marché du Haut-Canada et la vallée du Saint-Laurent. Le canal sert de moteur de développement à toute une région et permet d’urbaniser l’ouest de l’île de Montréal.

     Le canal tire son nom de l’ancienne ville de Lachine, sur le bord du lac Saint-Louis. Ce toponyme origine des explorations de René-Robert Cavelier de La Salle. En 1669, La Salle part de ce lieu, alors nommé fief de la côte Saint-Sulpice, pour tenter de découvrir un passage vers la mer du Sud au-delà des Grands Lacs et d’atteindre éventuellement la Chine. La fascination qu’exerce le Céleste Empire explique l’apparition du nom Lachine pour désigner cet endroit.

     Durant le régime français, la construction d’un canal pour contourner les rapides du Sault-Saint-Louis et accéder rapidement au «Pays-d’en-Haut» reste un rêve. Au début du XIXe siècle, le canal de Lachine devient une priorité pour les marchands de Montréal. Ce canal va servir à faire de leur ville l’une des plaques tournantes du commerce nord-américain. Au début, le canal est destiné aux petits voiliers à fond plat. Il est ensuite agrandi à deux reprises:  de 1843 à 1848 et de 1873 à 1885.

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