Archive pour la ‘Non classé’ Catégorie

     Dès 1963, le Front de libération du Québec fait usage de violence pour sensibiliser la population à sa cause. Les actions terroristes du FLQ sont justifiées par une idéologie d’extrême-gauche qui vise à libérer les travailleurs québécois de la tutelle et de l’oppression économique de la bourgeoisie anglo-saxonne.  Une série d’attentats est perpétrée par le FLQ durant les années 1960. Le 5 octobre 1970, la Cellule Libération du FLQ procède à l’enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross. Pour le libérer, ses ravisseurs exigent la libération de 23 prisonniers dits politiques, une somme de 500 000 $ en or, la diffusion et la publication du Manifeste du FLQ, la publication de la liste des informateurs de la police dans ses enquêtes sur le FLQ, un avion pour se rendre à Cuba ou en Algérie et le retour au travail des employés de Lapalme dans le conflit les opposant au ministère des Postes du Canada. Le 8 octobre 1970, à 22 h 30, le Manifeste du FLQ est lu par l’annonceur Gaétan Montreuil sur les ondes de Radio-Canada.

     Le Manifeste avait été lu la veille à la radio sur les ondes de CKAC. Ce texte est écrit dans un style simple et populiste. Il reprend un mélange d’idées remontant au socialisme utopique. Une première version du Manifeste est rédigée par André Roy et Jacques Lanctôt en juin 1970. Suite à l’arrestation de Roy, le texte est actualisé par Lanctôt pour cette version lue à la télévision le 8 octobre 1970.

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«Ernesto «Che» Guevara lors des funérailles des victimes de l’explosion de la Coubre»

Photo : Alberto Korda (1960)

Source : Museo Che Guevara

     Au matin du 8 octobre 1967, Che Guevara et moins d’une vingtaine d’autres révolutionnaires sont encerclés par 1 800 soldats de l’armée bolivienne à quelques kilomètres de La Higuera, un petit village de la cordillère des Andes. Après trois heures de combat, Guevara et ses hommes doivent se rendre. Selon certains soldats boliviens présents, il aurait déclaré en cessant le feu : «Ne tirez pas. Je suis Che Guevara et j’ai plus de valeur pour vous vivant que mort».

     Héros de la Révolution cubaine puis ministre de l’Industrie de ce pays, Guevara écrit au cours des années 1960 un grand nombre de textes sur les principes de la révolution et de la guérilla. En 1965, il disparaît de Cuba avec l’intention de porter la révolution dans le monde. Il apparaît brièvement au Congo avant de tenter de libérer la Bolivie de la dictature. Après une chasse à l’homme de quelques mois, il est finalement capturé pour être exécuté sans procès dès le lendemain. Sa mort suscite la controverse, notamment en raison du rôle possible de la CIA dans cette exécution.

     Dès sa mort, le «Che» devient un mythe. Icône révolutionnaire pour certains, marxiste sanguinaire pour d’autres, Che Guevara ne laisse pas indifférent ceux qui s’arrêtent à étudier la vie de ce personnage hors du commun. Sa vision d’une société juste et égalitaire basée sur «l’homme nouveau» a touché l’imaginaire de plusieurs pour en faire un des personnages les plus atypiques du XXᵉ siècle.

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«Figure #10 du brevet d’invention du code-barres»

N.J. Woodland & B. Silver (1952)

Source : United States Patent Office

     En 1948, Bernard Silver est un étudiant gradué du Drexel Institute of Technology de Philadelphie. Il commence à travailler avec un autre étudiant, Norman Joseph Woodland, afin de répondre à la demande d’une chaîne d’alimentation sur la meilleure méthode à utiliser pour automatiser l’inventaire des magasins. Curieusement, les deux étudiants reprenaient alors à leur compte une demande que le doyen de leur faculté avait rejetée…

      Après avoir testé sans succès une méthode utilisant l’encre ultraviolette, Woodland et Silver font une demande de brevet en octobre 1949. Leur système est basé sur la représentation de données numériques et alphanumériques sous forme de barres et d’espaces.  Leur invention est brevetée le 7 octobre 1952.

     L’utilisation du code-barres tarde à se répandre. Elle devient fréquente après l’invention en 1970 d’un code universel des produits par George Laurer. En parallèle, Woodland passe sa carrière chez IBM à travailler sur le développement des lecteurs au laser. Le premier emballage utilisant les code-barres apparaît en 1974 sur les paquets de gomme à mâcher Wrigley. En 2011, les deux inventeurs sont introduits au Temple de la Renommée des inventeurs américains pour cette invention qui a révolutionné le commerce de détail.

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