Archive pour la ‘Non classé’ Catégorie

La Bataille de Zama

Photo anonyme d’une gravure de Cornelis Cort datée de 1567 (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     Durant la Seconde Guerre punique, la victoire des Carthagineois à Cannes laissait à Hannibal Barca l’espoir de l’éclatement du réseau d’alliances établi entre Rome et les peuples voisins. Cet éclatement ne survient jamais et l’attente d’Hannibal permet aux Romains de s’organiser autour d’un nouveau leader, Publius Cornelius Scipio dit Scipion.

     En quelques années, Scipion réussit à reconquérir les territoires romains en Espagne et à mettre Hannibal et ses troupes sur la défensive. Sa stratégie : porter la guerre en Afrique du Nord pour forcer Hannibal à quitter le territoire italien.

     Le 19 octobre -202, une bataille décisive se déroule à Zama, au nord-ouest de l’actuelle Tunisie. Les pourparlers de paix ayant échoué entre Hannibal et Scipion, l’affrontement devient inévitable. Sur le terrain, la tactique de Scipion s’avère supérieure à celle de son adversaire. Hannibal subit une défaite cuisante et doit accepter les conditions de son adversaire désormais surnommé Scipion l’Africain. Cette victoire romaine modifie l’équilibre des forces en Méditerranée qui se transforme en gigantesque «lac» sous l’hégémonie de Rome.

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«Frontenac recevant le major Thomas Savage envoyé par sir William Phipps pour obtenir la reddition de Québec»

Reproduction d’une aquarelle et crayon sur bois de Charles William Jefferys (1925)

Source : BAC

     La réplique est restée célèbre : «Je n’ay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil». Louis de Buade, comte de Frontenac, repousse ainsi l’ultimatum de William Phipps en 1690. Québec ne se rendra pas facilement. Le plan des Anglais est de débarquer le gros de leurs troupes à Beauport puis de traverser la rivière Saint-Charles en canots. Une fois l’armée anglaise installée à l’ouest de Québec, la flotte de Phipps doit attaquer Québec de front.

     Le 18 octobre 1690, le débarquement a lieu à Beauport sous la commande du major John Walley, commandant en second de Phipps. Immédiatement, les Anglais sont harcelés par les miliciens canadiens dirigés par Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène. Ils ne traverseront jamais la rivière. Devant Québec, Phipps débute un lourd bombardement qui dure quatre jours et se termine par l’épuisement des munitions anglaises.

     Le siège de Québec tire à sa fin. Phipps doit abandonner son projet de conquête de la Nouvelle-France. Après un échange de prisonniers, ses navires lèvent l’ancre le 24 octobre et repartent vers Boston. Le retour est difficile : son escadre essuie plusieurs tempêtes ; la navigation est lente ; certains font naufrage ; d’autre n’arriveront jamais… La défaite anglaise est complète.

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«Découverte de la dépouille de Pierre Laporte»

Photo : Robert Nadon (1970)

Source : Archives La Presse

     Le Front de Libération du Québec est un mouvement politique radical prônant la lutte armée comme moyen de faire l’indépendance du Québec. Groupe marginal, le FLQ commet plusieurs attentats durant les années 1960. En 1970, deux cellules du FLQ provoquent une crise au Québec. Le 5 octobre 1970, la cellule «Libération» enlève le diplomate britannique James Richard Cross. Cinq jours plus tard, la cellule «Chénier» enlève Pierre Laporte, ministre du Travail et de l’Immigration et vice-premier ministre du Québec.

     La Loi sur les mesures de guerre est alors proclamée pour la première fois en temps de paix.  Le 17 octobre 1970, après sept jours de séquestration, Pierre Laporte est retrouvé mort dans le coffre arrière d’une voiture stationnée à l’aéroport de Saint-Hubert.

     Les détails de la mort de Laporte reste un sujet de controverse. Certains affirment qu’il a été froidement exécutés.  D’autres affirment qu’il n’a pas survécu à une tentative d’évasion durant sa captivité. Même le procès de ses agresseurs n’a pas réussi à faire la lumière sur cet événement marquant de la Crise d’octobre de 1970.

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