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Image votive de Mère Marie de l’Incarnation inspirée d’une gravure post-mortem réalisée par Jean Edelink en 1677Collection : NelsonWeb

     Florent Guyart, maître-boulanger, et son épouse Jeanne Michelet, issue de la petite noblesse de Touraine, donnent naissance à leur quatrième enfant le 28 octobre 1599. La petite fille est baptisée Marie à Tours, en l’église Saint-Saturnin. Très jeune, Marie Guyart a des rêves prémonitoires qui annoncent l’intense vie spirituelle et mystique qui marquera cette fondatrice de l’Église canadienne.

     Avant de devenir une religieuse ursuline, Marie connaît les joies du mariage et de l’enfantement. Elle agit aussi comme femme d’affaires. Elle prononce enfin ses voeux en 1633 et prend le nom de Marie de l’Incarnation. Puis, en 1639, elle répond à l’appel de Madame de la Peltrie, née Marie-Madeleine de Chauvigny pour devenir une des fondatrices des Ursulines de Québec.

     Pionnière de la Nouvelle-France, Mère Marie de l’Incarnation est souvent considérée comme la mère de la colonie naissante. Elle est vénérée comme une sainte dès sa mort en 1672.  Sa mémoire est commémorée un peu partout au Québec et même en France aujourd’hui. Elle est considérée comme une des grandes mystiques de la chrétienté.  Marie de l’Incarnation est canonisée par le pape François le 3 avril 2014.

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«Les délégués à la Conférence de Québec»Photo : Jules-Isaïe Livernois (1864)Source : BAC

 

Lorsque Jules-Isaï Livernois prend en photo les délégués à la Conférence de Québec le 27 octobre 1864 devant un des murs de l’Hôtel du Parlement, il est loin de se douter qu’il immortalise les «Pères de la Confédération». Il est également loin de se douter que les délibérations qu’ont tenues à huis clos les délégués durant la conférence vont aboutir moins de trois ans plus tard à la constitution d’un nouveau pays : le Dominion du Canada.

Le titre original de la photo évoque le climat dans lequel elle est prise. Ce portrait de groupe s’intitule «International Convention at Quebec, of Delegates of the Legislatures of Canada, Nova Scotia, New Brunswick, Prince Edward’s Island and Newfoundland, to Settle the Basis of a Union of the British North American Provinces». En français, cet intitulé se traduit par «Conférence internationale à Québec des délégués des législatures du Canada, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve, pour déterminer les bases d’une union des provinces britanniques d’Amérique du Nord».

     En fait, Livernois prend cette photo à l’issue de la conférence.  Il nous laisse une image des délégués de plusieurs législatures qui ont participé à une conférence qualifiée d’internationale.  À l’époque, dans l’est de l’Amérique, la couronne britannique règne sur cinq provinces.  Son autorité y est représentée par des gouverneurs qui partagent le pouvoir avec des législatures dont une partie est élue par la population.  Dans la Province du Canada qui regroupe, depuis l’Union Act de 1840, les anciennes colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada, l’exercice du pouvoir est devenu problématique.

Pour plus d’informations, voir «La Conférence de Québec de 1864».

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Junot protégeant la cité de LisbonnePhoto anonyme d’une huile sur toile de Domingos Sequeira datant de 1808 et conservée auMusée national Soares dos ReisSource : Wikimedia Commons

     Napoléon renonce en 1806 à envahir l’Angleterre. Il décrète le Blocus continental. Le Portugal, allié des Anglais, refuse d’appliquer le blocus. Napoléon n’admet pas cette «entorse à son système». Il décide d’assurer la fermeture des ports portugais par la force militaire.

      Le 27 octobre 1807, la France et l’Espagne signent un traité à Fontainebleau pour condamner la maison de Bragance au Portugal. Ce traité secret partage en trois zones d’influence les différentes provinces portugaises. L’entente permet de déclencher l’expédition de Jean-Anoche Junot au Portugal.

    Ces événements provoquent le début de la Guerre d’indépendance espagnole. Les troupes françaises y sont mal préparées et manquent de leadership. Les erreurs successives de l’armée française durant cette campagne mène à la défaite de Napoléon au Portugal.

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