Archive pour la ‘Le Québec contemporain’ Catégorie

NASA and NOAA Announce Ozone Hole is a Double Record BreakerPhoto : Nasa (2006)Source : Wikimedia Commons

 

    C’est en 1985 que la découverte d’un trou dans la couche d’ozone, au-dessus de l’Antarctique, provoque la réflexion sur cette problématique environnementale. La même année, la convention de Vienne reconnaît officiellement l’effet néfaste des chlorofluorocarbures (CFC) sur la couche d’ozone. La principale préoccupation à ce moment est la protection de la Terre contre les rayons ultraviolets du Soleil.  Pour contrer le problème, les pays membres de la Communauté économique européenne et 24 autres pays, pour un total de 46 pays, signent le 16 septembre 1987 le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

     Ce protocole entre en vigueur le 1ᵉʳjanvier 1989.  Il exige que les pays signataires ramènent leur consommation et leur production de CFC aux niveaux de 1986 dans les six mois suivants ; suivait une nouvelle réduction de 20% pour 1993 et de 50% de 1986 pour 1998. Le protocole énumère les substances, CFC et autres, qui endommagent la couche d’ozone.  Il est complété par une analyse des contrôles et des mesures à prendre pour résoudre le problème.

     Le protocole de Montréal a été amendé à plusieurs reprises par la suite soit à Londres en 1990, à Copenhague en 1992, à Montréal en 1997 et à Pékin en 1999. Ces amendements visent à préciser les modes d’élimination des produits affectant la couche d’ozone, à ajouter de nouveaux produits et à accélérer le calendrier de réduction des émanation. L’objectif est de mettre un terme à la production des CFC en 2010 et en 2040 pour les hydrochlorofluorocarbones (HCFC). L’objectif de 2010 a été atteint et celui sur les HCFC est en voie de se réaliser aussi.

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Enseigne en anglais faisant l’objet de de poursuites de la part de l’Office de la langue françaisePhoto : Henri Rémillard (ca1977)Source : Office du film du Québec

     Le 26 août 1977, le gouvernement du Parti Québécois dirigé par René Lévesque faut adopter la Charte de la langue française par l’Assemblée nationale du Québec ; c’est le début de la loi 101. Cette législation est parrainée par le docteur Camille Laurin, ministre d’État au Développement culturel dans le gouvernement Lévesque. Commentant la loi 101, il déclare : «Il ne faisait pas de doute pour moi que le Québec majoritairement français, ne pouvait avoir qu’une seule langue officielle, commune à tous ses habitants, langue de la communication et de la cohésion sociale, langue d’usage de l’administration et de toutes les institutions qui en dépendent, langue de la vie collective, milieu de vie où se meuvent avec aisance et bien-être ceux qui l’utilisent pour atteindre à leur plein développement sur tous les plans».

     La loi 101, dans le contexte de l’élection du Parti Québécois, apparaît comme un véritable projet de société. Il s’agit d’un acte d’affirmation identitaire et linguistique. Dès le premier avril précédent, le docteur Laurin avait présenté un livre blanc sur intitulé La politique québécoise de la langue française. Après de longues discussions, le contenu du livre blanc est traduit en projet de loi pour être débattu par les députés québécois.  La loi est finalement adopté par 54 voix contre 32. Elle fait du français la langue officielle du Québec dans la législation, la justice, l’administration publique, le travail , le commerce, l’affichage et l’enseignement.

     S’opposant à la loi 101, Pierre Trudeau déclare que la Charte ramène le Québec des siècles en arrière, à un véritable âge des ténèbres. Il fustige le gouvernement Lévesque qui veut ainsi faire du Québec une société ethnique.  La Charte des droits et liberté que le gouvernement fédéral qu’il dirige impose au Québec en 1982 vise notamment à contrecarrer en priorité les effets de la loi 101 : dans la charte canadienne, les droits linguistiques des individus sont élevés au rang de droits fondamentaux et sont soustraits à la clause nonobstant ; tous les autres droits de la personne, eux, sont assujettis à la clause dérogatoire.

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