Archive pour la ‘Indépendance’ Catégorie

«Drapeau des Comores de 1975 à 1978»Illustration: Zscout370 (1995)Source : Wikimedia Commons

     L’archipel des Comores se trouve entre l’île de Madagascar et l’Afrique. Les Comores sont sous la tutelle coloniale de la France à partir de 1841. Ses habitants sont presque tous musulmans. La majorité parle le shimaoré, une langue bantoue. Une minorité parle un dialecte malgache. En 1946, les Comores sont détachés de l’administration du Madagascar. Ils forment un territoire français d’outre-mer à part entière en 1958. Durant les années 1960, de plus en plus d’intellectuels comoriens réclament l’indépendance de l’archipel. Pour trancher la question, la France organise une consultation sur la question le 22 décembre 1974.

     En décembre 1972, un parti comorien favorable à l’indépendance avait remporté les élections. En juin 1973, la France accepta alors de consulter la population de l’archipel sur la question de l’indépendance. La question posée est : «Souhaitez-vous que le territoire des Comores devienne indépendant?».  Près de 95% des votants répondent oui le 22 décembre 1974.

    Le résultat du vote laisse toutefois place à l’interprétation! Pour la majorité des Comoriens et pour l’opinion publique internationale, ce vote suffit pour proclamer l’indépendance en 1975. Pour la France et pour les Mahorais qui habitent l’île Mayotte où le non a été majoritaire, ce vote permet aux Mahorais de se détacher des Comores et de rejoindre la France. La question reste source de tensions diplomatiques entre les Comores et la France.

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«La bataille du Sault-au-Matelot»Reproduction d’une illustration de Charles William Jefferys utilisée pour la couverture de William Wood, The Father of British Canada, a Chronicle of Carleton (1916)Source : Wikimedia Commons

     Durant la guerre d’Indépendance, deux armées américaines lancent un assaut contre la «Province of Quebec», alors colonie britannique. Richard Montgomery dirige une de ces armées et remonte le Richelieu pour assiéger Montréal. Cette ville tombe aux mains des Américains en novembre 1775. Montgomery marche alors vers Québec où il arrive au début de décembre.

     Benedict Arnold dirige la seconde armée américaine qui part de Cambridge début septembre 1775. En passant par les rivières Kennebec et Chaudière, il atteint Lévis un mois et demi plus tard. Dans la nuit du 13 au 14 novembre, l’armée d’Arnold traverse le fleuve pour atteindre les hauteurs de Québec. Les soldats avancent jusqu’à huit cents pas des remparts, mais, faute d’artillerie, ils ne peuvent assiéger la ville et doivent se retirer vers l’ouest.  Après l’arrivée de  l’armée de Montgomery, le siège de Québec commence le 5 décembre 1775.

     Le siège dure plusieurs mois.  Le 31 décembre, un affrontement a lieu au Sault-au-Matelot. Cette bataille se solde par une victoire britannique et la mort de Montgomery. Arnold est également blessé durant le combat. Au printemps 1776, l’arrivée de renforts pour les troupes anglaises de Guy Carleton force Arnold et ses hommes à lever le siège et à se replier vers Montréal.

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Robert Nelson, M.D.Photo : Studio of Inglis (1873)Source : BANQ

     Robert Nelson est mis en prison le lendemain de la bataille de Saint-Denis. Ce médecin de grande compétence est également député de Montréal-Ouest. Orateur véhément et membre actif du Comité central et permanent du district de Montréal, Robert Nelson ne prend pas les armes en 1837. Son arrestation comme suspect est probablement due au lien étroit qu’il entretient avec son frère Wolfred Nelson qui dirige les troupes patriotes lors de la victoire de Saint-Denis.

     Relâché le lendemain en raison d’une irrégularité judiciaire, Nelson est furieux de son arrestation arbitraire. Selon Joseph-Amédée Papineau, il écrit sur un mur de sa cellule : «Le Gouvernement anglais se souviendra de Robt. Nelson». Il quitte immédiatement le Bas-Canada pour les États-Unis où il prend la tête des réfugiés patriotes.

     Robert Nelson développe alors une stratégie pour tenter de reprendre le Bas-Canada des mains des Britanniques. Avec l’aide d’autres Patriotes, Nelson organisent des conférences pour faire valoir son point de vue. Au début de janvier 1838, il participe à une réunion à Middlebury au Vermont où les Patriotes modérés et les Patriotes radicaux débattent de l’opportunité d’établir un gouvernement provisoire. Les revendications et les moyens d’action des radicaux sont retenus : Robert Nelson est alors élu général de l’armée patriote et président de la République du Bas-Canada.

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