Archive pour la ‘Indépendance’ Catégorie

«La bataille du Sault-au-Matelot»Reproduction d’une illustration de Charles William Jefferys utilisée pour la couverture de William Wood, The Father of British Canada, a Chronicle of Carleton (1916)Source : Wikimedia Commons

     Durant la guerre d’Indépendance, deux armées américaines lancent un assaut contre la «Province of Quebec», alors colonie britannique. Richard Montgomery dirige une de ces armées et remonte le Richelieu pour assiéger Montréal. Cette ville tombe aux mains des Américains en novembre 1775. Montgomery marche alors vers Québec où il arrive au début de décembre.

     Benedict Arnold dirige la seconde armée américaine qui part de Cambridge début septembre 1775. En passant par les rivières Kennebec et Chaudière, il atteint Lévis un mois et demi plus tard. Dans la nuit du 13 au 14 novembre, l’armée d’Arnold traverse le fleuve pour atteindre les hauteurs de Québec. Les soldats avancent jusqu’à huit cents pas des remparts, mais, faute d’artillerie, ils ne peuvent assiéger la ville et doivent se retirer vers l’ouest.  Après l’arrivée de  l’armée de Montgomery, le siège de Québec commence le 5 décembre 1775.

     Le siège dure plusieurs mois.  Le 31 décembre, un affrontement a lieu au Sault-au-Matelot. Cette bataille se solde par une victoire britannique et la mort de Montgomery. Arnold est également blessé durant le combat. Au printemps 1776, l’arrivée de renforts pour les troupes anglaises de Guy Carleton force Arnold et ses hommes à lever le siège et à se replier vers Montréal.

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Robert Nelson, M.D.Photo : Studio of Inglis (1873)Source : BANQ

     Robert Nelson est mis en prison le lendemain de la bataille de Saint-Denis. Ce médecin de grande compétence est également député de Montréal-Ouest. Orateur véhément et membre actif du Comité central et permanent du district de Montréal, Robert Nelson ne prend pas les armes en 1837. Son arrestation comme suspect est probablement due au lien étroit qu’il entretient avec son frère Wolfred Nelson qui dirige les troupes patriotes lors de la victoire de Saint-Denis.

     Relâché le lendemain en raison d’une irrégularité judiciaire, Nelson est furieux de son arrestation arbitraire. Selon Joseph-Amédée Papineau, il écrit sur un mur de sa cellule : «Le Gouvernement anglais se souviendra de Robt. Nelson». Il quitte immédiatement le Bas-Canada pour les États-Unis où il prend la tête des réfugiés patriotes.

     Robert Nelson développe alors une stratégie pour tenter de reprendre le Bas-Canada des mains des Britanniques. Avec l’aide d’autres Patriotes, Nelson organisent des conférences pour faire valoir son point de vue. Au début de janvier 1838, il participe à une réunion à Middlebury au Vermont où les Patriotes modérés et les Patriotes radicaux débattent de l’opportunité d’établir un gouvernement provisoire. Les revendications et les moyens d’action des radicaux sont retenus : Robert Nelson est alors élu général de l’armée patriote et président de la République du Bas-Canada.

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«René Lévesque a marqué le Québec»Photo : Pierre Roussel-Images distribution (1984)Source : TheHuffingtonPost.com

     Le 18 et le 19 novembre 1967, une assemblée de plusieurs centaines de délégués du Québec se réunissent à Montréal autour de René Lévesque pour organiser la naissance du Mouvement souveraineté-association (MSA). Lévesque synthétise ensuite ces travaux en écrivant un premier manifeste qu’il complète l’année suivante avec Option Québec. L’appui au mouvement est très rapide. Dès l’automne 1967, René Lévesque annonce que le MSA deviendra bientôt un parti politique. Fin novembre 1967, le MSA compte 400 membres ayant payé la cotisation de 0,50$. Ils sont 2 000 en janvier 1968 et plus de 10 000 au printemps suivant.

     René Lévesque siège alors à l’Assemblée nationale du Québec comme député indépendant de Laurier. Ancien ministre du gouvernement de Jean Lesage, il a quitté le Parti libéral du Québec (PLQ) en octobre 1967 pour faire la promotion de la souveraineté-association que rejète le PLQ. Il expose l’essentiel de sa pensée politique dans un manifeste d’une vingtaine de pages intitulé «Un pays qu’il faut faire».

     Dès sa naissance en novembre 1967, le MSA préconise la souveraineté politique du Québec avec une association économique avec le Canada. Dès 1968, le MSA tente de fusionner avec les autres partis indépendantistes comme le Ralliement national et le Rassemblement pour l’indépendance nationale. En avril 1968, le MSA réunit ses 7 300 membres en congrès pour définir ses grandes orientations et adopter un document de base intitulé «Ce pays qu’on peut bâtir». Ce congrès d’orientation va aboutir en octobre suivant avec la fondation du Parti Québécois.

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