Archive pour la ‘Indépendance’ Catégorie

Bataille des Trois-RivièresPhoto : La Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières (2005)Source : Wikimedia Commons

     Durant la guerre d’Indépendance des États-Unis, l’armée américaine envahit la vallée du Saint-Laurent. Les révolutionnaires américains veulent libérer l’Amérique du Nord de la tutelle anglaise. L’objectif est de faire de la «Province of Quebec», la 14ᵉ colonie à rompre le lien avec la Grande-Bretagne.

La Fresque de Trois-Rivières. Scène 2 – Victoire de la bataille de Trois-Rivières Photo d’une peinture de Murale Création datant de 2009 : Ville de Trois-Rivières (s.d.) Source : http://www.v3r.net/culture/arts-visuels/art-public/la-fresque#scene-2-victoire-de-la-bataille-de-troisrivieres

     La stratégie militaire américaine d’encerclement de Québec est un échec. Le siège de la capitale de la colonie dure de l’automne 1775 au printemps 1776. Après une cuisante défaite le 31 décembre 1775, les Américains doivent battre en retraite en juin 1776 face à l’arrivée de milliers de soldats britanniques en renfort.

     Dans ce mouvement de troupes, le 8 juin 1776, une colonne de l’armée continentale américaine dirigée par le brigadier-général William Thompson doit combattre les troupes anglaises du lieutenant-colonel Simon Fraser à Trois-Rivières. À nouveau, les Américains subissent la défaite.  Cette bataille met un terme à l’invasion et se solde par le repli des Américains dans le New York.

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Drapeau du Royaume de NorvègeConception de Fredrick Meltzer (1821)

     Pays nordique, la Norvège est habitée depuis le paléolithique. Après l’époque des Vikings, le pays tombe sous la domination danoise. Unie officiellement à la Suède après 1814, la Norvège manoeuvre vers son indépendance au début du XXᵉ siècle.

     Des tendances nationalistes émergent alors tant en Norvège qu’en Suède. Le protectionniste suédois nuit aux relations commerciales entre les deux pays. En Norvège, les partisans de l’union sont contraints d’abandonner l’argument des bénéfices économiques de cette situation. Les heurts entre les deux pays se multiplient. La question de la représentation consulaire séparée déclenche un conflit irréversible. Le premier ministre en exercice, Francis Hagerup, démissionne, faute de pouvoir négocier avec la Suède la création d’un corps diplomatique norvégien. Un nouveau gouvernement est alors formé par Christian Michelsen. Il est le leader du mouvement de dissolution de l’union Suède-Norvège.

        Le roi Oskar II de Suède refuse de sanctionner le projet de loi visant à créer un corps diplomatique norvégien le 27 mai 1905. Le gouvernement Michelsen démissionne le 7 juin suivant, en entraînant l’indépendance de la Norvège du pouvoir royal suédois. Le 13 août, par une majorité écrasante, les Norvégiens approuvent par référendum la dissolution de l’union et l’indépendance de la Norvège.

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Félix Leclerc, 1980Photo : merlinprincesse (2005)Source : Flickr

     Le 20 mai 1980, les électeurs du Québec votent lors du premier référendum sur la souveraineté du Québec. La question : «Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ?».

     Les résultats sont connus le soir même. Le taux de participation est élevé à 85,61%. Le OUI obtient l’appui de 1 458 851 personnes soit 40,44% des électeurs. Le NON remporte la victoire avec l’appui de 59,56% des électeurs soit 2 187 991 personnes.

    René Lévesque, premier ministre du Québec et chef du Comité du OUI, accepte la défaite. Le 20 mai, en soirée, au Centre Paul-Sauvé à Montréal, il prononce un discours célèbre qui débute ainsi : «Si je vous ai bien compris… vous êtes en train de dire… à la prochaine fois».

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