Archive pour la ‘Indépendance’ Catégorie

Seconde bataille des caps de VirginiePhoto : V. Zveg (1962)Source : NH 73927-KN

     Le 5 septembre 1781, une bataille navale a lieu à l’embouchure de la baie de la Cheasapeake, au large des caps de Virginie. Elle oppose la flotte française commandée par le contre-amiral François Joseph Paul, comte de Grasse, à la flotte anglaise dirigée par le contre-amiral Thomas Grave.

     Dès le printemps 1781, les Américains avaient appris qu’une importante flotte française naviguait vers la côte est de l’Amérique du Nord afin de les aider dans leur lutte pour l’indépendance. Le 28 août 1781, ce sont 24 navires portant 1 700 canons et 3 000 hommes qui prennent position  à l’entrée de la Cheasapeake.

     D’un point de vue tactique, la bataille se déroule au large de la baie, dans l’océan Atlantique. Les deux belligérants semblent à force égale. Cependant, la précision du tir des canonniers français force les Anglais à retraiter à l’issue du combat. D’un point de vue stratégique, le gain est majeur : la flotte anglaise ne peut entrer dans la baie de la Cheasapeake pour aller soutenir les troupes britannique de Charles Cornwallis assiègées à Yorktown en Virginie.  La défaite subséquente de Cornwallis scelle la victoire américaine lors de la guerre d’Indépendance des États-Unis.

#######

Sir William WallaceSculpture sur bronze d’Alexander Carrick dévoilée en 1929Photo : Kjetil Bjørnsrud, 2005Source : Wikimedia Commons

     La prétention du roi d’Angleterre, Édouard Iᵉᴿ, de traiter l’Écosse en état vassal suscite la colère. William Wallace est un des leaders de la rébellion. Commandant les troupes écossaises en compagnie d’Andrew de Moray, il remporte une victoire éclatante sur les Anglais lors de la bataille de Stirling Bridge en septembre 1297. Proclamé «Gardien de l’Écosse», Wallace subit la défaite l’année suivante et doit se réfugier en France.

     De retour en Écosse en 1303, il refuse la soumission de son pays négociée par John III Comyn. Menant une vie de hors-la-loi, Wallace est capturé près de Glasgow en août 1305. Traduit en justice à Londres, il nie la trahison dont on l’accuse en proclamant n’avoir jamais prêté serment à l’Angleterre. Il est exécuté le 23 août 1305.

     La mort de Wallace est atroce. Pendu, éventré et décapité, William Wallace est démembré et son corps est exposé aux quatre coins de l’Écosse et de l’Angleterre. Le roi Édouard croit ainsi mater l’esprit de liberté des Écossais. L’inverse se produit, William Wallace devient une figure légendaire et un héros de l’indépendance de sa nation.

#######

 

Drapeau du Sénégal

     La présence française au Sénégal remonte au XVIIᵉ siècle. La colonisation de ce territoire évolue ensuite rapidement à la fin du XIXᵉ siècle avec la création de l’Afrique-Occidentale française. Cette organisation politique gère la présence coloniale française. Tout change après 1945 : au Sénégal, une nouvelle génération de leader politique émerge autour de Léopold Sédar Senghor et de Mamadou Dia. Le mouvement pour l’indépendance est lancé.

     En 1959, le Sénégal et le Soudan français sont réunis au sein de la Fédération du Mali. Cette fédération est une république autonome au sein de la Communauté française. Puis, le 20 juin 1960, après des négociations avec la métropole française, la Fédération du Mali proclame son indépendance. Deux mois plus tard, les Sénégalais accusent le chef du gouvernement de la Fédération, Modibo Keita, de tenter un coup d’état.  Le 20 août 1960, à 2h du matin, le Sénégal proclame son indépendance.

     L’état d’urgence est proclamé dans le pays. Le lendemain, Keita et les autres dirigeants maliens présents à Dakar sont conduits à la gare et sont expulsés du pays. Plusieurs facteurs expliquent la rupture : des conceptions divergentes de l’expérience fédérale, le désaccord sur les relations avec la France, les visées politiques soudanaises et aussi  le conflit entre Senghor et Keita dans la course à la présidence.

#######