Archive pour la ‘Indépendance’ Catégorie

Drapeau du Royaume d’Irak de 1932 à 1958

     La Mésopotamie passe sous le contrôle anglais durant la Première Guerre mondiale. En 1920, la Société des Nations donne aux Britanniques le mandat d’administrer ce territoire. En août 1921, le Royaume d’Irak est proclamé mais il reste sous la tutelle de la Grande-Bretagne. Les tensions restent vives dans ce pays, principalement en raison de l’opposition des chiites à la présence anglaise. De fait, Londres peut alors s’opposer aux décisions du gouvernement irakien et un haut-commissaire britannique contrôle la politique du pays.

     En 1932, la Grande-Bretagne demande à la Société des Nations de se prononcer sur la fin de son  mandat. Un rapport est émis pour permettre l’indépendance du Royaume qui est proclamée le 3 octobre.

     L’Irak est la première nation arabe à adhérer à la Société des Nations. Même si les célébrations pour l’indépendance durent trois jours à Bagdad, les Anglais n’ont rien perdu au change. Ils ont imposé une dynastie hachémite qui leur est favorable sur le trône et ils ont gardé la main-mise sur leur intérêts stratégiques et pétroliers dans ce pays.

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Drapeau du Nigéria

     La colonisation européenne au Nigéria remonte au début du XIXᵉ siècle.  En 1885, ce territoire est reconnu comme dépendant de l’influence britannique.  Après la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni accorde l’indépendance à plusieurs colonies.  La Nigéria devient le septième état africain qui accède à ce statut avec la bénédiction de Londres.

     Ce pays est alors peuplé de plus de 34 millions d’habitants et dispose de richesses naturelles intéressantes.  Dès 1954, la colonie est devenue une fédération composée de trois régions : le Nord, l’Est et l’Ouest.  Cette constitution permet un équilibre entre les diverses ethnies peuplant la Nigéria. Malgré ces tensions, la fédération de la Nigéria évite la «balkanisation» et réussit à accéder à la souveraineté dans l’unité.

     En janvier 1960, le parlement britannique aborde les discussions sur cette question.  Le principe de l’indépendance est reconnu officiellement en juillet.  L’indépendance est proclamée le 1ᵉᴿ octobre 1960.  Le premier ministre Alhaji Abukabar Tafawa Balewa dirige un gouvernement de coalition jusqu’à son assassinat en 1966.

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Cérémonie d’ouverture de l’Expo 67 avec le très Honorable Lester B. Pearson, premier ministre du Canada; le très honorable Roland Michener, gouverneur-général; Monsieur Daniel Johnson, premier ministre du Québec et Monsieur Jean Drapeau maire de Montréal

Photo anonyme (1967)

Source : BAC

     Le 26 septembre 1968, Daniel Johnson meurt durant son sommeil à l’âge de 53 ans. Il est en visite officielle au chantier du barrage Manic 5.  Élu en juin 1966, Daniel Johnson est alors Premier ministre du Québec et dirige un gouvernement de l’Union nationale.  Il sera inhumé au cimetière de Saint-Pie-de-Bagot, le chef-lieu de sa circonscription électorale.

      Dès 1946, Johnson est un député de l’Union nationale.  Il entre au cabinet du gouvernement de Maurice Duplessis en 1958 à titre de ministre des Ressources hydrauliques.  Dans l’opposition, il devient chef de son parti en 1961. Il travaille à reconstruire l’Union nationale pendant que Jean Lesage et les libéraux amorcent la Révolution tranquille. Après sa victoire de 1966, il poursuit les réformes entreprises par son prédécesseur notamment dans le domaine de l’éducation.

     En 1965, il publie Égalité ou Indépendance. Il expose dans ce livre le rôle qu’il voit pour le Québec dans le Canada et précise les positions constitutionnelles de son parti. Il revendique : «l’égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, le droit à l’autodétermination des Québécois, leur droit à s’épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, dans un cadre juridique politique et institutionnel clairement défini, la reconnaissance effective des Canadiens français comme l’un des deux peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec, leur foyer national, la reconnaissance élargie du français comme l’une des deux langues officielles».  Il surprend aussi en affirmant que la Confédération n’est pas une fin en soi et que si elle ne parvient pas à répondre aux aspirations du Québec, il ne vaut pas la peine de la sauver.

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