Archive pour la ‘Bas-Canada’ Catégorie

Battle of St. CharlesPhoto anonyme d’une aquarelle attribuée à Charles Beauclerck en 1837 (s.d.)Source : BAC C-130814

     Le 16 novembre 1837, des mandats d’arrêt sont émis contre Louis-Joseph Papineau et 25 autres Patriotes. Les troupes anglaises dirigées par George Augustus Wetherall marchent alors sur la vallée du Richelieu afin de seconder l’armée du colonel Charles S. Gore.

     Le 25 novembre, les 420 hommes de Wetherhall appuyés par deux pièces d’artillerie et un détachement d’une vingtaine de membres de la Royal Montreal Cavalry attaquent les Patriotes à Saint-Charles sur Richelieu. Ces derniers sont dirigés par Thomas Storrow Brown, récemment nommé «général» par les Fils de la Liberté. Le combat est inégal. Brown quitte rapidement le champ de bataille pour chercher du renfort. Après deux heures de fusillades, les Anglais chargent à la baïonnette et provoquent la déroute des Patriotes.

     Les Anglais comptent 3 morts. Du côté des Patriotes, le nombre de défunts dénombrés dépend de l’intérêt de la source à magnifier la victoire anglaise. Certains historiens anglais avancent le chiffre de 150 défunts. Le registre des sépultures de Saint-Charles mentionnent 24 morts de la paroisse et quelques autres d’ailleurs au Bas-Canada.

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Robert Nelson, M.D.Photo : Studio of Inglis (1873)Source : BANQ

     Robert Nelson est mis en prison le lendemain de la bataille de Saint-Denis. Ce médecin de grande compétence est également député de Montréal-Ouest. Orateur véhément et membre actif du Comité central et permanent du district de Montréal, Robert Nelson ne prend pas les armes en 1837. Son arrestation comme suspect est probablement due au lien étroit qu’il entretient avec son frère Wolfred Nelson qui dirige les troupes patriotes lors de la victoire de Saint-Denis.

     Relâché le lendemain en raison d’une irrégularité judiciaire, Nelson est furieux de son arrestation arbitraire. Selon Joseph-Amédée Papineau, il écrit sur un mur de sa cellule : «Le Gouvernement anglais se souviendra de Robt. Nelson». Il quitte immédiatement le Bas-Canada pour les États-Unis où il prend la tête des réfugiés patriotes.

     Robert Nelson développe alors une stratégie pour tenter de reprendre le Bas-Canada des mains des Britanniques. Avec l’aide d’autres Patriotes, Nelson organisent des conférences pour faire valoir son point de vue. Au début de janvier 1838, il participe à une réunion à Middlebury au Vermont où les Patriotes modérés et les Patriotes radicaux débattent de l’opportunité d’établir un gouvernement provisoire. Les revendications et les moyens d’action des radicaux sont retenus : Robert Nelson est alors élu général de l’armée patriote et président de la République du Bas-Canada.

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