Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

« Frank Calder (1877-1943), president of the National Hockey League »

Photo anonyme publiée dans William Wood, The Storied Province of Quebec (1931)

Source : Wikimedia Commons

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[John F. Kennedy motorcade, Dallas, Texas, Nov. 22, 1963]

Photo : Victor Hugo King (1963)

Source : Librairie du Congrès

     Le 22 novembre 1963, à 11 h 40, le président John F. Kennedy et la première dame des États-Unis, Jacqueline Bouvier, descendent de l’avion Air Force One à l’aéroport Love Field de Dallas au Texas. Le couple présidentiel monte dans une Lincoln noire décapotable, en compagnie du gouverneur du Texas, John Connally et de sa femme. Escorté par une douzaine de motards, le cortège présidentiel quitte l’aéroport pour traverser la ville de Dallas, en route vers le Trade Mart où un déjeuner est organisé pour le président Kennedy.

     Des balles atteignent John F. Kennedy à la tête et à la gorge lorsqu’il passe sur la rue Elm pour contourner Dealy Plaza. Quelques minutes plus tard, le décès du président Kennedy est constaté à l’urgence de l’hôpital Parkland. Immédiatement, son cadavre est transporté dans l’Air Force One qui quitte la ville de Dallas. En vol, le vice-président Lyndon Baines Johnson, prête serment pour succéder à Kennedy comme président.

     Lee Harvey Oswald est arrêté la journée même pour ce crime. Deux jours plus tard, durant son transfert vers la prison du comté, il est abattu par Jack Ruby. L’assassinat de Kennedy reste entouré de mystère malgré la tenue d’une commission d’enquête sur son décès. Même si la version officielle reste celle du tireur isolé, la théorie du complot demeure bien documentée par plusieurs spécialistes.

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« Couverture de L’affaire Jean-Louis Roux d’Yves Lavertu »

Photo anonyme (2012)

Source : Info-Culture.biz

     Le gouvernement du Québec adopte un décret réduisant le budget des dépenses associées au lieutenant-gouverneur le 20 novembre 1996. La luxueuse résidence à Québec du représentant de la couronne est également mise en vente. De plus, afin de donner de la légitimité à cette fonction, le gouvernement québécois, alors dirigé par Lucien Bouchard et le Parti Québécois, demande que la personne nommée par le gouvernement fédéral soit celle que les députés de l’Assemblée nationale du Québec auront élue.

     Une motion est présentée à l’Assemblée pour préciser que la fonction de lieutenant-gouverneur est « essentiellement symbolique et héritée du passé colonial du Québec et du Canada ». De plus, l’Assemblée exprime le souhait que la dite fonction soit abolie. La motion est adoptée sur division; l’opposition votant contre. Ottawa fera la sourde oreille à cette requête.

     Toute cette histoire origine de l’éphémère mandat de l’acteur Jean-Louis Roux comme lieutenant-gouverneur du Québec. Roux est nommé en août 1996 par le premier ministre du Canada Jean Chrétien, malgré les protestations de son homologue du Québec qui souhaite être consulté sur cette nomination. Jean-Louis Roux a milité publiquement dans le camp fédéraliste lors du référendum de 1995 et les souverainistes s’interrogent sur la pertinence d’une présence partisane au poste de lieutenant-gouverneur du Québec. L’affaire Jean-Louis Roux éclate lorsque les médias apprennent que Roux arborait la croix gammée durant ses études universitaires et qu’il a participé au saccage de magasins juifs durant une manifestation anti-conscription. Même s’il a répudié ces frasques de jeunesse, la chute de Roux est immédiate. Au détour, la fonction de lieutenant-gouverneur est examinée. Le Québec décide de cesser d’être la troisième province canadienne la plus généreuse envers le titulaire de cette fonction et de réduire substantiellement le budget dévolu au lieutenant-gouverneur.

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