Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

«Premier logo de la CSN»

Anonyme (1961)

Source : Archives de la CSN

 

     La Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) change de nom en 1960.  Réunis en congrès, les délégués avait examiné la veille une liste de huit nouveaux noms potentiels.  Les deux plus populaires sont retenus et un vote secret se tient au matin du 29 septembre 1960.  À l’issue du scrutin, la CTCC devient la CSN, la Confédération des syndicats nationaux.  Tous se rallie à ce nom qui est adopté à l’unanimité.  Malgré ce changement, la constitution de la CSN précise qu’elle adhère aux principes chrétiens dont elle s’inspire dans son action.  Le statut des aumôniers est également maintenu.

     La CTCC existe depuis 1921. Cependant, l’image corporatiste et catholique du syndicat a pâli en raison de l’appui donné au facisme par plusieurs membres du clergé. L’arrivée de Gérard Picard et de Jean Marchand, respectivement comme président et comme secrétaire-général, accélère le virage idéologique. L’épisode du syndicalisme confessionnel tire à sa fin au Québec. Après sa création, la CSN radicalise son discours et ses pratiques.

     Rompant avec son passé catholique, la CSN devient un syndicat très militant durant les années 1960.  Elle intègre la lutte des classes à son programme.  Sa vision de la société est fortement teintée de socialisme.  Cette tangente culmine en 1972 avec le Front commun intersyndical.  Cette position ne fait toutefois pas l’unanimité chez les partisans d’une approche plus démocratique.  La scission est consumée avec la création, hors du giron de la CSN, de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le 8 juin de la même année.

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«Ottawa: Cour suprême du Canada»

Photo : Wladyslaw (2009)

Source : Wikimedia Commons

 

     Le 28 septembre 1981, la Cour suprême du Canada rend un important jugement sur la légalité du processus de rapatriement de la constitution canadienne que privilégie le gouvernement fédéral dirigé par les libéraux de Pierre Trudeau. Sur la légalité du processus, la Cour est claire : l’assentiment des provinces au rapatriement n’est pas une règle de droit et le Parlement fédéral peut légalement procéder par résolution pour demander au Royaume-Uni de permettre ce rapatriement. «Nul ne peut nier qu’il est souhaitable d’arriver à un accord fédéral-provincial ou à un compromis acceptable. Quoi qu’il en soit, cela ne touche pas à la légalité».

     La Cour se prononce toutefois sur la nécessité d’obtenir un degré appréciable de consentement des provinces. Sans préciser ce qui est un degré raisonnable, la Cour spécifie que la seule adhésion de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, comme c’était le cas au moment du jugement, ne révèle nettemant pas un degré d’accord suffisant. Bref, le processus est légal mais inconstitutionnel.

     La Cour suprême est divisée sur cette question. Convention et loi formelle, la constitution a une double nature. «Le compromis de la Cour consistait donc à dire au gouvernement Trudeau : Oui, vous pouvez légalement rapatrier la Constitution avec l’appui de seulement deux provinces (Ontario et Nouveau-Brunswick), mais ce serait illégitime et donc immoral, puisque vous n’avez pas un nombre de provinces suffisant pour vous appuyer». Dès la réception de cet avis, Margaret Thatcher, la première ministre britannique, informe Trudeau en privé que le gouvernement anglais pourrait être mal à l’aise de donner son aval à un projet jugé illégitime. Le gouvernement fédéral canadien n’a alors d’autres choix que de convoquer pour novembre 1981 une nouvelle réunion constitutionnelle avec ses partenaires provinciaux.

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«Le pacte Ribbentrop-Molotov»

Caricature anonyme publiée dans l’hebdomadaire polonais Mucha le 8 septembre 1939

Source : Wikimedia Commons

     Dès le 23 août 1939, le gouvernement du Troisième Reich allemand et celui de l’Union des républiques socialistes soviétiques concluent un pacte de non agression entre les deux pays. Ce pacte prévoit que les deux pays ne s’attaqueront pas et ne collaboreront pas avec d’autre pays ennemis en cas de conflit les impliquant. Cette entente d’une durée de dix ans est associée à un protocole secret qui prévoit la réorganisation des frontières de l’Europe de l’Est, notamment de la Pologne.

     Après l’invasion de la Pologne par les nazis, l’Allemagne et l’URSS signent un autre traité le 28 septembre 1939 afin de délimiter les nouvelles frontières du territoire polonais. Ce traité établit les zones d’influence de chacun et consacre la désintégration de l’État polonais.

     Cette alliance permet à Adolf Hitler de se préoccuper d’un seul front dans son plan de conquête. Joseph Staline, de son côté, en profite pour attaquer la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie.

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