Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

Squelette de Sue au Field Museum à ChicagoPhoto : François Droüin (2007)©NelsonWeb

     Les Tyrannosaurus Rex vivaient sur Terre il y a environ 65 millions d’année, à l’époque du crétacé supérieur. Prédateur monstrueux, le tyrannosaure était un carnassier bipède dôté d’un énorme crâne et d’une queue puissante. Les premiers restes importants de ce type de dinosaures ont été découverts au début du XXᵉ siècle. À partir de 1979, le «Black Hill Institute for Geological Research» effectue des fouilles pour retrouver des squelettes de dinosaures dans la région des Black Hills au Dakota du Sud. Les résultats sont concluants. L’Institut développe ainsi une expertise en paléontologie, notamment dans le secteur du ranch Ruth Mason.

     Le 12 août 1990, au petit matin, Susan Hendrickson explore en solitaire certaines terres de Maurice William près de Faith dans les Black Hills. Elle découvre des ossements de dinosaure. Après vérification, il devient évident qu’il s’agit d’un tyrannosaure.  Plus de 90% de son squelette est demeuré intact avec près de 250 ossements fossilisés. C’est la plus importante découverte scientifique d’un squelette de Tyrannosaurus Rex. La bête reçoit le surnom de «Sue», en l’honneur de celle qui fit la découverte.

     Après une dispute légale sur la propriété du squelette, «Sue» est vendue aux enchères en 1997.  Le tyrannosaure est acheté par le Field Museum de Chicago pour une somme record de plus de 8 millions de dollars.  Ce musée d’histoire naturelle expose maintenant le squelette du tyrannosaure dans son hall d’entrée. Le monstre fait 42 pieds de long et mesure 13 pieds à la hauteur de hanches. Son crâne de 600 livres est garni de 58 dents acérées.

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Drapeau de la Lettonie

     La Lettonie est un état balte revendiqué par plusieurs pays durant la Grande Guerre. Les barons baltes désirent voir l’entrée de l’armée allemande sur leur territoire. La population lettone, elle, se range plutôt du côté russe. L’avancée des troupes allemandes mène finalement à la prise de Riga en septembre 1917.

    La défaite militaire de l’Allemagne en 1918 renverse la vapeur. La proclamation de l’indépendance de la Lettonie se fait en novembre 1918. Cette situation est rendue possible par l’alliance entre les élites lettones et l’armée rouge. L’armée blanche russe, fidèle au tsarisme, est chassée de Lettonie. La république soviétique de Lettonie est proclamée au même moment.

   Malgré la guerre soviéto-polonaise qui se poursuit après l’Armistice de 1918, la Lettonie signe avec la Russie soviétique un accord de paix le 11 août 1920. C’est le Traité de Riga qui assure la reconnaissance de la Lettonie par les Soviets russes. Par la même occasion, ces derniers renoncent, à ce moment, à toute forme d’occupation du territoire letton.

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«Couverture du Refus Global : étui de carton recouvrant la page frontispice»Photo d’une aquarelle de Jean-Paul Riopelle par Refus (2008)Source : refus-global.blogspot.ca

«Couverture du Refus Global : page frontispice comprenant un titre par Paul-Émile Borduas, un poème par Claude Gauvreau et une aquarelle de Jean-Paul Riopelle»Photo : Refus (2008)Source : refus-global.blogspot.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Le Refus Global paraît à Montréal à la librairie Henri Tranquille le 9 août 1948. Les 400 exemplaires non reliés se vendent rapidement. Oeuvre pamphlétaire, le manifeste réunit dix textes et des photographies de créations automatistes.  Dans la première partie, Paul-Émile Bordas y livre un texte marquant qui donne son nom à cet ouvrage collectif contresigné par une quinzaine d’autres artistes et intellectuels. Inspiré par André Breton et son Manifeste du surréalisme, Borduas dénonce le contrôle idéologique de la société québécoise.  Il décrit ainsi le Québec : «Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable».

     Outre Borduas, sept femmes et huit hommes signent le Refus Glogal. Ce sont les peintres Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau, Jean-Paul Riopelle, Jean-Paul Mousseau, Marcelle Ferron et Fernand Leduc, les poètes Claude Gauvreau et Thérèse Leduc, la designer Madeleine Arbour, la chorégraphe Françoise Riopelle, l’actrice Muriel Guilbault, l’éclairagiste Louise Renaud, le psychiatre Bruno Cormier, le photographe Maurice Perron et l’artiste multidisciplinaire Françoise Sullivan.

     L’impact du Refus Global est dur à mesurer. Les Automatistes prétendent que la création instinctive est la solution aux problématiques de l’encadrement idéologique.  Les actions intentionnelles sont conditionnés par un environnement dominateur et dénuées de liberté. Au contraire, l’automatisme permet de créer des oeuvres inconnus, en rupture avec l’ordre établi. Finalement, le manifeste n’a pas l’effet d’une bombe dans la société québécoise. Le gouvernement de Maurice Duplessis et l’Église catholique québécoise ne sont pas ébranlés par le Refus Global.  Le réalisateur Jacques Godbout, en 1998, parle même du mythe du Refus Global et n’hésite pas à souligner la récupération des idées émises par Bordas et les autres signataires.

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