Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

«Maurice Duplessis»

Photo : Studio Dupas et Colas (vers 1936)

Source : BANQ

 

     Après les élections de 1927, le Parti conservateur est très affaibli au Québec. Avec seulement neuf députés élus, il voit son chef Arthur Sauvé démissionner à la faveur de Camillien Houde, le maire de Montréal. Aux élections suivantes, en 1931, les conservateurs n’ajoutent que deux autres députés à leur représentation et Houde lui-même est battu dans son comté. Malgré une menace de contestation judiciaire de ces résultats électoraux, rien n’y fait : l’étoile de Camillien Houde est sur le déclin. En avril 1932, il est défait à la mairie de Montréal. Le 7 novembre, Maurice Le Noblet Duplessis est choisi par le caucus conservateur pour le remplacer comme chef de l’opposition.

      L’ascension de Duplessis débute. Politicien talentueux, bon orateur, il va devenir la figure proéminente de la politique québécoise durant deux décennies. Son attachement à l’autonomie provinciale et sa défense des valeurs sociales et économiques conservatrices vont faire de lui un des chefs les plus populaires mais aussi un des plus controversés de l’histoire du Québec. Adulé par ses partisans, Duplessis est détesté comme le diable par ses adversaires.

     Chef intérimaire, Maurice Duplessis est élu officiellement à la tête du Parti conservateur du Québec le 4 octobre 1933 lors d’un congrés qui se tient à Sherbrooke. Duplessis l’emporte par 332 voix contre les 214 d’Onésime Gagnon, député conservateur dans Dorchester  au fédéral. Même si Gagnon a l’appui des partisans de Camillien Houde, des conservateurs fédéraux et des anglophones, il ne peut rivaliser avec Duplessis qui regroupe les forces vives du parti. Après sa défaite, Gagnon se rallie rapidement à Duplessis qu’il appelle «Mon chef». Élu, Duplessis déclare aux congressistes : «La convention est terminée, mais c’est la lutte qui commence pour délivrer la province, non pas des libéraux, mais d’un régime qui n’a rien de libéral, d’un régime malsain et néfaste qui a coûté à la province des sacrifices inouis».

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Drapeau du Nigéria

     La colonisation européenne au Nigéria remonte au début du XIXᵉ siècle.  En 1885, ce territoire est reconnu comme dépendant de l’influence britannique.  Après la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni accorde l’indépendance à plusieurs colonies.  La Nigéria devient le septième état africain qui accède à ce statut avec la bénédiction de Londres.

     Ce pays est alors peuplé de plus de 34 millions d’habitants et dispose de richesses naturelles intéressantes.  Dès 1954, la colonie est devenue une fédération composée de trois régions : le Nord, l’Est et l’Ouest.  Cette constitution permet un équilibre entre les diverses ethnies peuplant la Nigéria. Malgré ces tensions, la fédération de la Nigéria évite la «balkanisation» et réussit à accéder à la souveraineté dans l’unité.

     En janvier 1960, le parlement britannique aborde les discussions sur cette question.  Le principe de l’indépendance est reconnu officiellement en juillet.  L’indépendance est proclamée le 1ᵉᴿ octobre 1960.  Le premier ministre Alhaji Abukabar Tafawa Balewa dirige un gouvernement de coalition jusqu’à son assassinat en 1966.

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«Les accusés dans leur box au premier procès de Nuremberg»

Photo : Anonyme ( vers 1945-1946)

Source : US Army

     

     Le 8 août 1945, les gouvernements du Royaume-Uni, des États-Unis, de la France et de l’URSS signent un accord pour constituer un tribunal chargé de punir les criminels de guerre des pays européens de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale. Durant quatre ans, ce tribunal international militaire siège à Nuremberg pour tenir plusieurs procès.

     Une vingtaine de leaders nazis sont accusés de divers crimes de guerres et de crimes contre l’humanité. Le 30 septembre 1946, la lecture du verdict commence : dans un premier temps, la description du nazisme et de ses crimes est exprimée. La lecture du jugement se poursuit avec les preuves contre les accusés et les organisations.  Le lendemain, la culpabilité de chaque accusé individuellement est prononcée.

     Le premier procès de Nuremberg est suivi d’un série de quatre autres procès. Les Nations Unies reconnaissent ensuite les principes régissant le tribunal militaire international. Les principes de Nuremberg ouvriront la voie à la création d’une commission du droit international.

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