Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

«Ernesto «Che» Guevara lors des funérailles des victimes de l’explosion de la Coubre»

Photo : Alberto Korda (1960)

Source : Museo Che Guevara

     Au matin du 8 octobre 1967, Che Guevara et moins d’une vingtaine d’autres révolutionnaires sont encerclés par 1 800 soldats de l’armée bolivienne à quelques kilomètres de La Higuera, un petit village de la cordillère des Andes. Après trois heures de combat, Guevara et ses hommes doivent se rendre. Selon certains soldats boliviens présents, il aurait déclaré en cessant le feu : «Ne tirez pas. Je suis Che Guevara et j’ai plus de valeur pour vous vivant que mort».

     Héros de la Révolution cubaine puis ministre de l’Industrie de ce pays, Guevara écrit au cours des années 1960 un grand nombre de textes sur les principes de la révolution et de la guérilla. En 1965, il disparaît de Cuba avec l’intention de porter la révolution dans le monde. Il apparaît brièvement au Congo avant de tenter de libérer la Bolivie de la dictature. Après une chasse à l’homme de quelques mois, il est finalement capturé pour être exécuté sans procès dès le lendemain. Sa mort suscite la controverse, notamment en raison du rôle possible de la CIA dans cette exécution.

     Dès sa mort, le «Che» devient un mythe. Icône révolutionnaire pour certains, marxiste sanguinaire pour d’autres, Che Guevara ne laisse pas indifférent ceux qui s’arrêtent à étudier la vie de ce personnage hors du commun. Sa vision d’une société juste et égalitaire basée sur «l’homme nouveau» a touché l’imaginaire de plusieurs pour en faire un des personnages les plus atypiques du XXᵉ siècle.

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«Figure #10 du brevet d’invention du code-barres»

N.J. Woodland & B. Silver (1952)

Source : United States Patent Office

     En 1948, Bernard Silver est un étudiant gradué du Drexel Institute of Technology de Philadelphie. Il commence à travailler avec un autre étudiant, Norman Joseph Woodland, afin de répondre à la demande d’une chaîne d’alimentation sur la meilleure méthode à utiliser pour automatiser l’inventaire des magasins. Curieusement, les deux étudiants reprenaient alors à leur compte une demande que le doyen de leur faculté avait rejetée…

      Après avoir testé sans succès une méthode utilisant l’encre ultraviolette, Woodland et Silver font une demande de brevet en octobre 1949. Leur système est basé sur la représentation de données numériques et alphanumériques sous forme de barres et d’espaces.  Leur invention est brevetée le 7 octobre 1952.

     L’utilisation du code-barres tarde à se répandre. Elle devient fréquente après l’invention en 1970 d’un code universel des produits par George Laurer. En parallèle, Woodland passe sa carrière chez IBM à travailler sur le développement des lecteurs au laser. Le premier emballage utilisant les code-barres apparaît en 1974 sur les paquets de gomme à mâcher Wrigley. En 2011, les deux inventeurs sont introduits au Temple de la Renommée des inventeurs américains pour cette invention qui a révolutionné le commerce de détail.

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Immeuble de la Délégation générale du Québec à Paris

Photo : Martin Beaulieu/Agence QMI  (vers 2011)

Source : Québécor

     Le général Charles de Gaulle visite le Québec au printemps de 1960. De retour en France, il mandate André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, de développer des relations plus étroites avec le Québec. Malraux rencontre ensuite Georges-Émile Lapalme, vice-premier ministre et procureur général du Québec, pour élaborer le modalités de cette collaboration. «De cette rencontre naît l’idée d’ouvrir une Maison du Québec à Paris qui aurait comme mission de développer des liens économiques et culturels avec la France et de mettre sur pied des programmes d’échange et de coopération».

     Le 28 mars 1961, le conseil des ministres du Québec approuve l’achat d’un immeuble de quatre étages à Paris. Ce bâtiment est destiné à devenir la Maison du Québec à Paris. L’édifice est situé en bordure de la rue Barbet de Jouy, face à l’archevêché dans le 7ᵉ arrondissement. La transaction est conclue par René Lévesque, ministre des Travaux publics, pour la somme de 280 000 $. L’édifice d’une vingtaine de pièces va abriter Charles Lussier, le premier délégué du Québec à Paris, ainsi que son personnel.

     Le 5 octobre 1961, le premier ministre Jean Lesage est Paris pour inaugurer ce qui va devenir la Délégation générale du Québec à Paris. Cette initiative déplaît au gouvernement fédéral qui considère que les questions de politiques étrangères sont de sa compétence exclusive. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement du Québec persiste dans ses intentions et développe un partenariat important avec le gouvernement français. Durant les années qui suivent, une véritable guerre des drapeaux entre Ottawa et Québec va se faire sur cette question, comme sur d’autres d’ailleurs.

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