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«Charles Fitzpatrick, juge en chef du Canada»

Photo anonyme (vers 1916)

Source : Wikimedia Commons

 

     Charles Fitzpatrick connaît une carrière importante comme avocat. Mentionnons, entre autres, qu’en 1885, il est le procureur de Louis Riel et qu’en 1892, il représente Honoré Mercier. Fitzpatrick devient député à la Chambre des communes en 1890 et participe au gouvernement libéral de Wilfrid Laurier.  C’est en 1906 qu’il accède à la magistrature pour de venir juge en chef de la Cour suprême du Canada.

     À plusieurs reprises, entre 1907 et 1913, il agit comme administrateur du Canada en raison des changements de législature. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le roi George V siège sur le trône de la Grande-Bretagne. Le prince Arthur, duc de Connaught et Strathearn, est son représentant comme gouverneur général du Canada. Son mandat se termine le 11 octobre 1916.  Charles Fitzpatrick doit alors assurer l’intérim au poste de gouverneur général jusqu’à la nomination de Victor Cavendish, duc du Devonshire, le 11 novembre 1916.

     Charles Fitzpatrick poursuit ensuite sa carrière de juge. En 1918, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, un poste qu’il remplit jusqu’en 1923. Homme peu connu, Fitzpatrick a occupé certaines des plus hautes fonctions administratives du Canada et du Québec. Interrogé sur son succès, ce Fidéen d’origine avait comme mot d’ordre : «Avec la foi et le travail on arrive à tout».

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Drapeau de l’Ouganda

     À la fin du XIXᵉ siècle, l’Ouganda devient un protectorat. Les Britanniques mettent en place une administration coloniale régissant un vaste territoire habité par plusieurs ethnies. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs mouvements locaux militent pour l’indépendance de l’Ouganda. Des négociations longues et ardues s’amorcent alors afin d’arriver à un consensus.

     Le 9 octobre 1962, l’Ouganda accède à l’indépendance. La première constitution crée un état de type fédéral, en unissant quatre anciens royaumes. Le kabaka Mutesa II en est le président et Milton Obote le premier ministre. Le Royaume-Uni reste associé à ce pays et participe à la cérémonie d’indépendance de l’Ouganda.

     Après cet événement, les tensions politiques entre les diverses ethnies laissent le pays dans l’instabilité politique. Le processus démocratique est court-circuité en 1965 avec l’adoption d’une nouvelle constitution créant un parti unique, pavant ainsi la voie vers la dictature sanguinaire d’Idi Amin Dada en 1971.

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     Dès 1963, le Front de libération du Québec fait usage de violence pour sensibiliser la population à sa cause. Les actions terroristes du FLQ sont justifiées par une idéologie d’extrême-gauche qui vise à libérer les travailleurs québécois de la tutelle et de l’oppression économique de la bourgeoisie anglo-saxonne.  Une série d’attentats est perpétrée par le FLQ durant les années 1960. Le 5 octobre 1970, la Cellule Libération du FLQ procède à l’enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross. Pour le libérer, ses ravisseurs exigent la libération de 23 prisonniers dits politiques, une somme de 500 000 $ en or, la diffusion et la publication du Manifeste du FLQ, la publication de la liste des informateurs de la police dans ses enquêtes sur le FLQ, un avion pour se rendre à Cuba ou en Algérie et le retour au travail des employés de Lapalme dans le conflit les opposant au ministère des Postes du Canada. Le 8 octobre 1970, à 22 h 30, le Manifeste du FLQ est lu par l’annonceur Gaétan Montreuil sur les ondes de Radio-Canada.

     Le Manifeste avait été lu la veille à la radio sur les ondes de CKAC. Ce texte est écrit dans un style simple et populiste. Il reprend un mélange d’idées remontant au socialisme utopique. Une première version du Manifeste est rédigée par André Roy et Jacques Lanctôt en juin 1970. Suite à l’arrestation de Roy, le texte est actualisé par Lanctôt pour cette version lue à la télévision le 8 octobre 1970.

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