Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

«Gilles Grégoire, chef du RN, et René Lévesque, leader du MSA»

Photo anonyme (1968)

Source : Le Soleil, 15 octobre 1968

      Le 14 octobre 1967, René Lévesque et ses partisans quittent le Parti libéral du Québec après le refus de ce parti d’entériner le projet de faire du Québec un état souverain associé au reste du Canada. Avec 400 militants, il fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA) le 19 novembre 1967. Lévesque publie ensuite, en janvier 1968, Option Québec. Pour un Québec souverain dans une nouvelle union canadienne. Le MSA fait la promotion de la souveraineté comme le moyen d’assurer le développement d’une société plus juste et plus égalitaire.

     En août 1968, René Lévesque et Gilles Grégoire s’entendent pour fusionner le MSA et le Ralliement national. Du 11 au 14 octobre 1968, 957 délégués de partout au Québec se réunissent à l’Université Laval et au Petit Colisée de Québec. À l’issu du congrès, le Parti Québécois est fondé et René Lévesque en devient le président.

     Dans son premier discours comme président, Lévesque insiste sur le nouveau nom du parti. Il déclare que c’est un beau nom, mais un nom chargé de «l’écrasante responsabilité additionnelle qu’il nous impose», un nom qu’il faudra porter avec dignité et travailler à mériter. Il faut savoir que ce nom a fait l’objet d’un vote lors du congrès. Au second tour de scrutin, c’est à la majorité de 285 voix que le nom Parti Québécois est retenu. René Lévesque et 140 autres militants avait voté en faveur de Parti souverainiste du Québec tandis que 44 votes étaient inscrits en faveur de Parti Souveraineté-Association.

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Lester B. Pearson, 1957

Photo : Nobel Foundation (1957)

Source : Wikimedia Commons

 

     Lester B. Pearson est un historien, diplômé d’Oxford en Angleterre. Employé du ministère des Affaires étrangères du Canada en poste en Europe, il est témoin de l’échec de la Société des Nations et des débuts de la Seconde Guerre mondiale.  À la fin du conflit, il oeuvre à la création des Nations Unies (ONU).  Plusieurs le voient comme le candidat idéal pour devenir le premier secrétaire général de l’organisation, un poste qui lui échappe en raison de l’opposition de l’Union Soviétique.

     Pearson fait partie du comité de l’ONU qui recommande la division de la Palestine en deux parties : une arabe et l’autre juive.  Lorsque la crise du canal de Suez éclate en 1956, Pearson préside l’assemblée générale des Nations Unies. Il réussit à désamorcer la menace soviétique de recourir à l’arme atomique dans la région en ralliant un majorité de pays derrière sa proposition d’envoyer une force armée sous le drapeau de l’ONU pour rétablir la paix en Égypte. Ce geste lui vaut le prix Nobel de la paix en 1957.

     Lester B. Pearson reçoit son prix le 10 décembre 1957 à Oslo en Norvège. Le lendemain, il prononce un discours important sur les quatre aspects de la paix. Pearson poursuit également une fructueuse carrière politique qui le mène au poste de Premier ministre du Canada dans les années 1960.

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Bas-relief représentant le Concile Vatican II sur La Porte du Bien et du Mal de la basilique Saint-Pierre à Rome

Photo anonyme d’une sculpture de Luciano Minguzzi datant de 1977 (s.d.)

 

     Le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII annonce la tenue d’un nouveau concile pour l’Église catholique. Le IIᵉ concile oecuménique du Vatican se tient du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965. Il se termine sous le pontificat de Paul VI. Déjà, durant sa tenue, le concile est considéré comme une révolution pour les catholiques en raison des thèmes qui sont abordés lors des discussions.

     Le concile produit plusieurs documents : quatre constitutions (Dei Verbum, Lumen Gentium, Sacrosanctum Concilium, Gaudium et Spes), trois déclarations (Gravissimum Educationis, Nostra Aetate, Dignitatis Humanae) et neuf décrets (Ad Gentes, Presbyterorum Ordinis, Apostolicam Actuositatem, Optatam Totius, Perfectae Caritatis, Christus Dominus, Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum, Inter Mirifica)

     Vatican II lègue une mise à jour des pratiques de l’Église catholique. L’historien Philippe Chenaux, directeur d’un centre de recherche sur le concile à l’université du Latran à Rome, précise qu’il s’agit d’abord d’une ouverture sur la modernité et que les documents du concile sont en rupture avec la position catholique traditionnelle.

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