Archive pour la ‘Au XVIIIe siècle’ Catégorie

«Mission San Francisco de Asis, vers 1880-1902»Photo anonyme (s.d.)Source : Denver Public Library

     Les traces des premiers villages amérindiens installés au bord de la baie de San Francisco remontent à plus de 10 000 ans.  Au XVIᵉ siècle, Espagnols et Anglais revendiquent le territoire. C’est le 2 novembre 1769 qu’une expédition espagnole dirigée par Don Gaspar de Portela découvre officiellement le détroit du Golden Gate.

     Les Espagnols commencent à s’établir de manière permanente dans la région en 1776.  Cinq jours avant la Déclaration d’Indépendance américaine, le 29 juin 1776, les pères Francisco Palou et Benito Cambon célèbrent la messe à la Mission San Francisco de Asis. Cette date est retenue depuis par l’historiographie comme celle de la fondation de San Francisco, un nom honorant l’origine franciscaine de l’établissement.

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Quebec And Its Environs, with the Operations of the Siege Reproduction d’un plan anonyme dressé par ordre de l’amiral Charles Saunders et publié en 1810 chez Rd. Philips à Londres (s.d.) Source : BAC-C14523

     La guerre de la Conquête débute en 1754.  La France et la Grande-Bretagne se disputent alors le contrôle des colonies de l’Amérique du Nord.

     Sous le leadership de William Pitt, les Anglais expédient en 1759 une flotte imposante pour s’emparer de Québec. Près de 50 navires de guerre transportant 13 500 membres d’équipages sont accompagnées par 119 vaisseaux marchands avec à leur bord 4 500 marins et 8 500 soldats réguliers.

     Le 26 juin 1759, l’armada atteint l’île d’Orléans et débute le siège.  Québec sera bombardée durant tout l’été jusqu’au 13 septembre, date de la bataille des Plaines d’Abraham. Le siège de Québec se conclut par la chute de la capitale et, éventuellement, de la Nouvelle-France.

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Major General Arnold Photo anonyme d’une gravure collée sur carton (s.d.) Source : Archives de la Ville de Montréal

 

     Le 15 juin 1776, l’Armée continentale américaine dirigée par Benedict Arnold lève le siège de Montréal. La journée même, les troupes britanniques conduites par le gouverneur Guy Carleton réintègrent la ville. En effet, en novembre 1775, Carleton avait quitté la ville pour se réfugier à Québec lors de l’invasion de la colonie par les Américains.  Les deux belligérants utiliseront tour à tour le Château Ramesay comme quartier général.

      Malgré la supériorité des forces anglaises, les Montréalais d’origine restent calmes face à la fuite américaine.  La raison est simple : pour mater la résistance durant son occupation, Arnold utilise des mesures très coercitives pour garder le contrôle de la ville. Il saisit aussi des propriétés en offrant de la monnaie papier en compensation. Il informe également les occupés qu’il mettra le feu à Montréal s’ils offrent une trop grande résistance.

     La situation de l’armée américaine à ce moment n’est guère reluisante. Arnold décrit ainsi la situation le 31 mai 1776 : «Négligés par le Congrès, aux prises avec la petite vérole, avec un manque de généraux et de discipline dans notre armée, qu’on pourrait plutôt appeler une grange cohue […] notre crédit et notre réputation perdus, de même qu’une grande partie du pays ; et un puissant ennemi étranger avançant contre nous – ce sont là de si nombreuses difficultés que nous ne pouvons les surmonter». Devant une situation désespérée, Arnold fait pression sur ses supérieurs et la retraite s’avère la décision la plus sage.

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