Archive pour la ‘Au XVIIIe siècle’ Catégorie

« Page frontispice du texte du traité publié à Philadelphie »

Éditeurs : Neale & Kammerer (1795)

Source : Wikimedia Commons

     Après la guerre d’Indépendance, des désaccords surviennent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis en matière commerciale et ce, malgré les dispositions du traité de Paris de 1783. Un des points en litige est l’occupation par les Britanniques de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs. Les marchands américains demandent aussi une compensation pour les navires, les marchandises et les esclaves que les Anglais leur confisquèrent durant la guerre. Ils réclament également l’ouverture du commerce dans les Antilles britanniques. Pour solutionner le différend et éviter une nouvelle guerre, George Washington envoie en Angleterre, John Jay, juge en chef de la Cour suprême, afin de négocier une entente.

     Le 19 novembre 1794, un traité est signé à Londres entre les deux pays. Il est ratifié l’année suivante par les deux gouvernements pour entrer en vigueur le 29 février 1796.

     Les Anglais évacuent les postes de l’Ouest américain dès juin 1796. Toutefois, la question des compensations reste en suspens et le commerce antillais demeure un monopole anglais. Plusieurs de ces différends subsistent toujours lorsqu’éclate la guerre de 1812. Encore aujourd’hui, les interprétations restent contradictoires quant au droit de libre passage à la frontière octroyé aux  autochtones dans le traité.

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Bastille. Façade orientale

Reproduction d’un dessin anonyme daté d’environ 1790-1791 et conservé à la Bibliothèque nationale de France (s.d.)

Source : Wikimedia commons

 

     François Bigot est le dernier intendant de la Nouvelle-France. Il est en poste à Québec au moment de la Conquête. Après la capitulation de Montréal et de toute la colonie, il retourne en France en septembre 1760 à bord du Fanny, un navire britannique mis à sa disposition particulière selon les termes de l’article 15 de la capitulation qui se lit : « Il en sera de même destiné un pour le passage (en France) de M. Bigot, intendant, et de sa suite, dans lequel vaisseau il sera fait les aménagements convenables pour lui et les personnes qu’il emmènera; il y embarquera également ses papiers, qui ne seront point visités, ses équipages, vaisselles et bagages et ceux de sa suite; ce vaisseau sera pourvu de subsistance comme il est dit ci-devant ».

     Le 17 novembre 1761, Bigot est emprisonné à la Bastille dans un des épisodes de « l’Affaire du Canada ». Ce procès criminel est intenté par l’État français contre plusieurs officiers civils et militaires ainsi que contre plusieurs marchands, tous accusé d’abus de confiance et de conflits d’intérêts. La procédure judiciaire se déroule à Paris. En tout 57 individus, dont deux étaient décédés furent accusés d’abus en raison de leurs agissements durant l’intendance de Bigot.

     Ces graves accusations aboutissent en 1763 par plusieurs condamnation qui visent, selon des recherches récentes, à permettre au trésor royal de racheter à rabais le papier-monnaie émis pour payer les dépenses dans la colonie. Un montant de 74 689 972 livres aurait ainsi été économisé. Quant à Bigot, il est condamné à l’exil. Il termine ses jours à Neuchâtel à Suisse, vivant dans une certaine opulence en raison de l’aide financière qu’il reçoit d’Abraham Gradis, un de ses anciens partenaires d’affaires.

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«Samuel Nicholas, premier commandant du Corps des Marines des États-Unis»

Photo anonyme d’une peinture (s.d.)

Source : USMC (2005)

     Durant la guerre d’Indépendance, les Américains décident de mettre sur pied une flotte de guerre afin de rivaliser avec les Britanniques. C’est le Comité pour la sécurité du Second congrès continental qui organise la constitution de deux  bataillons de Marines.  Le recrutement est basé sur l’aptitude des candidats à naviguer et à servir durant tout le conflit avec la Grande-Bretagne.

     La résolution créant les Marines est adoptée le 10 novembre 1775.  Elle prévoit la nomination d’un colonel, de deux lieutenants-colonels, de deux majors et de tous les officiers nécessaires pour la constitution de deux bataillons. Les recrues ne doivent pas être nommées d’office mais bien en fonction de leur qualité personnelle. Les Marines serviront jusqu’à fin de la guerre d’Indépendance. La marine continentale est alors démobilisée.

     Leur utilité a fait ses preuves. Le 11 juillet 1798, le Corps des Marines est constitué à nouveau, cette fois en permanence. La devise de ces troupes de l’armée américaine est Semper Fidelis, le latin de Toujours fidèle.

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