Archive pour la ‘Au XVIIIe siècle’ Catégorie

L’honorable Jean-Antoine PanetPrésident de la Chambre d’assemblée de la province du Bas-Canada1792-1794; 1797-1815Photo anonyme d’une huile sur toile copiée par Théophile Hamel (s.d.)Source : Parlement du Canada

 

     Les premiers débats parlementaires au Québec ont lieu lors de la première session de la première législature du Bas-Canada. Le 17 décembre 1792, les travaux des députés débutent. Ils doivent d’abord élire un président d’assemblée, un poste qui porte le nom d’«Orateur» à l’époque. Même si la majorité des députés sont francophones, la minorité des députés anglophones tentent de faire élire un candidat d’origine britannique. Le 18 décembre 1792, la majorité impose son choix et l’avocat Jean-Antoine Panet est élu.

     Panet est natif de Québec. Après ses études au Séminaire de Québec, il exerce la fonction de notaire puis celle d’avocat. Il est aussi milicien et participe activement à la défense de Québec lors de l’invasion américaine de 1775-1776. Il devient le premier député de la Haute-Ville de Québec et exerce la fonction d’«Orateur» jusqu’au 28 décembre 1794, date où il démissionne pour accéder au poste de juge de la Cour des plaids communs.

     Louis Dunière, député de Hertford, propose la candidature de Panet à la présidence de l’assemblée. Sa motion est appuyée par Pierre-Amable De Bonne, bien que ce dernier soit plus proche idéologiquement de l’élite britannique que de la pensée politique de Panet lui-même. L’élection de Panet est conclue après un vote de 28 voix contre 18.

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Page titre de Bigot et sa bande et l’Affaire du Canada de Pierre-Georges Roy (1950)

     Le 10 décembre 1763, un jugement de 78 pages condamne plusieurs personnages ayant occupé des postes importants en Nouvelle-France avant que la colonie soit conquise par l’armée britannique. La corruption est au centre de ces condamnations. Le but véritable, selon certains, reste cependant de trouver des coupables pour expliquer la prise de la Nouvelle-France.

     L’opinion publique française est choquée par la perte de la colonie et les condamnés servent à calmer le jeu. Pourtant, l’objectif de la couronne est aussi de s’assurer de racheter à rabais une grande partie du papier monnaie émis pour subvenir aux besoins de numéraire en Nouvelle-France.

     Il n’en reste pas moins que l’intendance de François Bigot est caractérisé par la corruption et les scandales financiers.  Des problèmes de moeurs alourdissent aussi cette affaire.  Par exemple, l’officier militaire Michel-Jean-Ugues Péan n’hésite pas à se servir des charmes de son épouse pour s’attirer les faveurs de l’intendant et détourner d’importantes sommes à son profit. Comme plusieurs autres accusés, Péan s’en tire finalement à bon compte dans l’Affaire du Canada. Même s’il a réussi à accumuler une fortune de plusieurs millions de livres, il n’est pas blâmé dans le jugement et doit uniquement restituer 600 000 livres…

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«Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye»Photo d’une sculpture de Jean Bailleul dévoilée en 1922: Jean Gagnon (2009)Source : Wikimedia Commons

 

     Le 5 décembre 1749, Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye décède à Montréal. Vingt ans plus tôt, après une carrière militaire infructueuse en France et une vie d’agriculteur et de commerçant de fourrures dans la région de Trois-Rivières, le sieur de La Vérendrye était parti à l’aventure à l’ouest des Grands Lacs. À l’époque, la quête de la route vers la «mer de l’Ouest» demeure une priorité pour la couronne française. Pour La Vérendrye, sa présence à l’ouest de la Nouvelle-France s’explique ainsi : «Je ne cherche qu’à porter le nom de Sa Majesté et ses armes, dans une grande étendue de pais inconnus, d’égrandir la colonie et d’y augmenter le commerce».

     En 1731, il obtient le monopole de la traite des fourrures à l’ouest du Mississippi pour trois ans. Avec d’autres associés, il organise une série de postes de traite entre le lac Supérieur et le lac Winnipeg. Véritable colonisateur du Manitoba et de ses lacs, La Vérendrye explore aussi le pays des Mandanes et encourage ses fils à poursuivre les recherches plus à l’Ouest. En 1743, il est de retour à Québec où il mène une vie de bourgeois bien qu’il semble écarté du réseau des principaux négociants de fourrures. 

     Nommé capitaine de la garde du gouverneur en 1747, La Vérendrye est décoré de la croix de Saint-Louis par le ministre de la Marine, Antoine-Louis Rouillé. Il prépare une nouvelle expédition vers la mer de l’Ouest lorsqu’il décède en 1749.

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