Archive pour la ‘Au XVIIe siècle’ Catégorie

«Réplique du Halve Maen donnée aux Américains par les Hollandais en 1909»Photo : Stereo Travel Co (s.d.)Source : Librairie du Congrès

     Au début du XVIIᵉ siècle, Henry Hudson est un navigateur anglais reconnu. Des armateurs l’ont alors chargé de trouver un passage vers la Chine en passant par le pôle Nord ou par l’Atlantique russe. Ses vaines tentatives découragent les bailleurs de fonds de son pays. En 1609, la Compagnie néerlandaises des Indes orientales le mandate pour un nouvel essai  en naviguant vers le nord-est.

     Il commande le Halve Maen avec à son bord des marins anglais et hollandais. Au nord de la Norvège, Hudson fait face à une menace de mutinerie. L’équipage refuse d’aller plus loin en raison des conditions climatiques trop sévères. Rompant avec ses ordres, il change de cap et fait route vers l’Amérique afin de trouver un passage vers le Pacifique en naviguant vers l’ouest.

     Il arrive en Amérique du Nord à l’été 1609. Le 11 septembre, il traverse le détroit des Narrows et ancre dans la baie de New York. Dans les jours qui suivent, il va remonter le fleuve qui porte maintenant son nom et ouvrir ce territoire à la colonisation hollandaise.

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Armoiries de la Compagnie française des Indes orientales

     L’Angleterre et la Hollande ont déjà une compagnie des Indes orientales lorsque la France se dote de la sienne au XVIIᵉ siècle. Ces Compagnies des Indes permettent aux nations dominantes d’Europe de structurer leurs échanges avec l’Asie et de se positionner dans le commerce mondial.

     Imaginée par Jean-Baptiste Colbert, la compagnie française est créée le 27 août 1664 par la Déclaration du Roi portant établissement d’une Compagnie pour le commerce des Indes orientales. La Compagnie a plusieurs objectifs. Du point de vue commercial, elle oeuvre selon les bases du mercantilisme. Elle vise à chasser les Anglais et les Hollandais du marché français. La Compagnie a aussi le support du roi Louis XIV. Elle contribue au développement de la marine française et à sa présence dans le monde.  De plus, la Compagnie est mandatée pour promouvoir la culture française et évangéliser les païens hors du royaume.

     Malgré tout, la Compagnie tarde à se hisser au rang de ses rivales. Il faudra attendre 1719 et l’ajout d’autres intérêts dans la Compagnie pour qu’elle prenne son essor. Elle devient une puissance dans l’océan Indien entre 1720 et 1740.

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Mariage d’époque aux Fêtes de la Nouvelle-FrancePhoto : Érick Labbé (2011)Source : lapresse.ca

     Le 26 août 1621, les bans ayant été publiés et ne s’étant trouvé aucun empêchement, Guillaume Couillard et Guillemette Hébert se marient en présence de Samuel de Champlain. Leur union est bénie par le père Georges Le Baillif, missionnaire récollet faisant office de curé à Québec.  Il s’agit du plus ancien acte de mariage conservé dans les registres de catholicité de la paroisse Notre-Dame-de-Québec. Cet acte a été reconstitué de mémoire, l’original ayant été détruit dans l’incendie de Notre-Dame-de-Recouvrance le 15 juin 1640. Un mariage plus ancien aurait été célébré en 1618 à Québec mais n’est pas consigné au registre.

     La cérémonie se déroule probablement dans la chapelle de l’Abitation.  Guillaume Couillard a alors 30 ans; il figure parmi les premiers habitants de la Nouvelle-France avec son arrivée à Québec dès 1613. Guillemette Hébert est plus jeune : elle n’a que treize ans à son mariage. Elle est la fille de Louis Hébert et de Marie Rollet. Le couple Couillard-Hébert peut donc, à juste titre, être qualifié d’être un des couples fondateurs de la colonie.

     Après le décès de Louis Hébert en 1627 et la prise de Québec par les Kirke en 1629, le couple Couillard-Hébert songe à retourner en France mais reste finalement à Québec.  Prolifique et tenace, ils ont une descendance nombreuse en Nouvelle-France. En 1654, leurs efforts sont récompensés : d’humble matelot et charpentier à son arrivée à Québec, Guillaume Couillard est anobli. Il prit dès lors pour armes un blason azur à la colombe d’or aux ailes déployées tenant dans son bec un rameau d’olivier; sa devise était «Dieu aide au premier colon».

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