Archive pour la ‘Au XVIIe siècle’ Catégorie

«Maison longue huronne reconstituée pour lefilm Robe Noire, à Saint-Félix-d’Otis»Photo : Pierre5018Source : Wikimedia Commmons

     Le père Paul Le Jeune est le supérieur des Jésuites de Québec de 1632 à 1639.  Il rapporte l’arrivée d’un grand nombre de Wendats à Québec à la fin de juillet 1633 : «/…/ il en estoît desia venu quelques canots en diuers iours, tantost sept ou huit, et tantost dix ou douze à la fois, mais en fin le 28. de Iuillet il en est arriué cent quarante ou enuiron tout à la fois, qui portoient bien cinq cens Hurons, d’autres disent 700, auec leurs marchandises».  Le 29 juillet 1633, un grand conseil se tient à Québec.  Les chefs wendats parlent avec éloquence de l’amitié qui les lie aux Français.  De nombreux présents sont offerts à Samuel de Champlain à cette occasion.

     En prenant la parole, Champlain informe ses alliés autochtones que trois missionnaires  jésuites désirent les accompagner dans les «Pays-d’en-Haut». Ces trois «Robes Noires» sont les pères Le Jeune, Jean de Brébeuf et Ambroise Davost. D’abord enthousiastes à l’idée d’amener les missionnaires avec eux, les Wendats se ravisent quelques jours plus tard pour éviter une escarmouche avec des membres d’une autre nation amérindienne. Début août 1633, l’envoi missionnaire est reporté à l’année suivante.

     L’organisation de cette rencontre est en partie le fruit des efforts d’Amantacha, un jeune amérindien baptisé Louis de Sainte-Foi. Ce sont les Jésuites qui l’ont éduqué en France où il se rendit à son adolescence. De retour en Amérique en 1628, il retourne en pays wendat avec Étienne Brûlé dès 1629. Après le départ des Kirke de Québec, Amantcha milite ensuite en faveur de la reprise des échanges avec les Français. Il encourage ses compatriotes à faire avec eux la traite des fourrures et parle en faveur de la venue de pères jésuites dans leur communauté.

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«Réplique de l’habitation de Samuel de Champlain sur le site historique de Port-Royal en Nouvelle-Écosse»Photo : Danielle Langlois (2004)Source : Wikimedia Commons

     Pierre Du Gua de Monts reçoit en 1603 le privilège de la traite en Acadie, au Canada et ailleurs en Nouvelle-France. L’année suivante, il affrète des navires à destination du fleuve Saint-Laurent. Son expédition aboutit dans de nouveaux territoires qu’il explore en compagnie de Samuel de Champlain. Il établit dès 1604 une première colonie sur l’île Sainte-Croix dans le Maine. Le projet vire au désastre avec le décès de près de la moitié des colons dès le premier hiver.

     Au printemps 1605, de Monts part à la recherche d’un lieu plus accueillant pour sa colonie. Après avoir fait route au sud, il constate l’hostilité des Amérindiens pour revenir au nord explorer la baie de Fundy. Le 27 juillet 1605, son groupe s’établit à Port-Royal, dans la vallée de la rivière Annapolis.

     Une habitation est construite mais elle doit être abandonnée dès 1607. Cette colonie acadienne est rétablie en 1610 mais le fort est détruit à nouveau en 1613 lors d’une attaque par des colons anglais établis en Virginie.

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Statue miraculeuse de sainte Anne dans la basilique de Sainte-Anne-de-BeaupréPhoto : André Peyrard (s.d.)Source : http://jyfortindiacre.blogspot.ca/2012/07/neuvaine-sainte-anne-jour-3.html

     Les miracles débutent à Sainte-Anne-de-Beaupré en 1658. Louis Guimont est guéri instantanément d’une maladie aux reins lorsqu’il vient aider à la construction de la première chapelle. La guérison de Marie-Esther Ramage, épouse d’Élie Godin, survient ensuite.

     L’abbé Thomas Morel est le premier curé de Sainte-Anne-du-Petit-Cap, comme la paroisse est nommée à l’époque. Il a laissé un récit détaillé des «Miracles arrivez en leglise de Ste Anne du petit Cap Coste de Beaupré en Canadas». Le troisième miracle relaté est celui concernant la guérison de Nicolas Drouin de Château-Richer le 26 juillet 1662, jour de la fête de sainte Anne. L’année suivante, tout le village de Château-Richer se rend en pèlerinage à Sainte-Anne pour le 26 juillet. Les livres de comptes de la paroisse mentionnent d’ailleurs le montant d’une quête faite à l’occasion de la procession de Château-Richer.

     Cet événement est le premier pèlerinage organisé à cet endroit. Depuis le nombre de pèlerins s’est accru considérablement et l’église Sainte-Anne-de-Beaupré est devenue une basilique importante dont le charisme est la dévotion à la grand-mère du Christ.

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