Archive pour la ‘Au XVIe siècle’ Catégorie

«Première carte du détroit de Magellan»Photo anonyme d’un dessin daté de 1525 d’Antonio Pigafetta (s.d.)Source : Wikimedia Commons

    Le navigateur portugais Fernão de Magelhais, de son nom français Magellan, quitte l’Espagne en 1519 à la tête d’un flotte de cinq navires. Son objectif : rallier l’archipel des Moluques par l’Ouest en contournant le continent américain. Il espère ainsi réussir la première circumnavigation de la Terre.

     Après la traversée de l’Atlantique, il explore la côte de l’Amérique du Sud à la recherche d’un passage vers l’Ouest. Le 21 octobre 1520, l’expédition contourne le cap des Vierges et amorce l’exploration d’un labyrinthe de canaux qui va les conduire à l’océan Pacifique un mois plus tard. Le détroit est d’abord nommé «chenal de Tous-les-Saints» mais il prend rapidement le nom de détroit de Magellan en l’honneur du navigateur.

     L’explorateur traverse ensuite le Pacifique mais trouve la mort aux Philippines en tentant de convertir un chef local au christianisme. Après plusieurs péripéties, un seul navire de cette flotte, le Victoria, avec à son bord 18 marins arrive à Séville en Espagne le 8 décembre 1522 après avoir complété le premier tour du monde à voile.

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«Frontenac recevant le major Thomas Savage envoyé par sir William Phipps pour obtenir la reddition de Québec»Reproduction d’une aquarelle et crayon sur bois deCharles William Jefferys (1925)

     La réplique est restée célèbre : «Je n’ay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil». Louis de Buade, comte de Frontenac, repousse ainsi l’ultimatum de William Phipps en 1690. Québec ne se rendra pas facilement. Le plan des Anglais est de débarquer le gros de leurs troupes à Beauport puis de traverser la rivière Saint-Charles en canots. Une fois l’armée anglaise installée à l’ouest de Québec, la flotte de Phipps doit attaquer Québec de front.

     Le 18 octobre 1690, le débarquement a lieu à Beauport sous la commande du major John Walley, commandant en second de Phipps. Immédiatement, les Anglais sont harcelés par les miliciens canadiens dirigés par Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène. Ils ne traverseront jamais la rivière. Devant Québec, Phipps débute un lourd bombardement qui dure quatre jours et se termine par l’épuisement des munitions anglaises.

     Le siège de Québec tire à sa fin. Phipps doit abandonner son projet de conquête de la Nouvelle-France. Après un échange de prisonniers, ses navires lèvent l’ancre le 24 octobre et repartent vers Boston. Le retour est difficile : son escadre essuie plusieurs tempêtes ; la navigation est lente ; certains font naufrage ; d’autre n’arriveront jamais… La défaite anglaise est complète.

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«Le colloque de Marbourg»Reproduction d’une gravure sur bois anonyme (1557)Source : Wikimedia Commons

     Le colloque de Marbourg réunit les principales figures de la Réforme protestante. L’initiative de la réunion revient à Philippe de Hesse qui espère en tirer un profit politique. Deux idéologies différentes s’affrontent lors du colloque. Le débat porte sur la question de l’institution de l’Eucharistie par le Christ.

     Le colloque a lieu entre le 1ᵉʳ et le 4 octobre 1529. L’objectif est de résoudre le conflit opposant les luthériens aux zwingliens. Martin Luther affirme que les paroles du Christ, «Ceci est mon corps.  Ceci est mon sang», signifient sa Présence réelle dans le sacrement. Hyldrych Zwingli soutient par contre que cette expression doit être prise comme une métaphore et qu’il s’agit d’un symbole sans qu’il y ait une présence divine dans les espèces.

     Le colloque aboutit sur un échec. Zwingli assume alors son leadership de réformateur radical et refuse de s’entendre avec Luther. Ceci empêche la consolidation de la Réforme à l’échelle européenne. Zwingli en vient à combattre physiquement les catholiques. Il meurt l’épée à la main en 1531.

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