Archive pour la ‘Au XVIe siècle’ Catégorie

«Le Maurice et d’autres East Indiamen»Photo anonyme d’une huile sur toile d’Hendrick Cornelis Vroom du XVIIe siècle (s.d.)Source : Rijksmuseum, Amsterdam

     Au début du XVIIᵉ siècle, des expéditions outre-mer sont lancées par plusieurs compagnies néerlandaises de taille modeste. Leur faible pouvoir commercial et politique rend ces entreprises vaines. L’avocat des États de Hollande, Johan van Oldenbarnevelt, entreprend alors de réunir les compagnies des Provinces-Unies impliquées dans le commerce outre-mer. Cette fusion débouche le 20 mars 1602 sur la création de la Compagnie des Indes orientales.

«Logo de la Verenidge Oost-Indische Compagnie»Reproduction numérique de Goldradir (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Cette compagnie est connue sous le monogramme VOC, d’après son nom en néerlandais. Son objectif est de commercer avec les pays de l’océan Indien et de l’Insulinde. L’attrait est d’abord celui des épices mais, au fil des ans, la VOC se diversifie. À force de conquêtes, cette entreprise privée va créer le deuxième empire colonial mondial au XVIIIᵉ siècle, devançant des pays comme la France et l’Espagne. Seul l’empire britannique prime sur la VOC en terme de richesses.

«VOC gravé à l’entrée du fort de Bonne-Espérance, Le Cap»Photo : Andrew Massyn (2007)Source : Wikimedia Commons

     La Verenigde Oost-Indische Compagnie est ainsi pendant deux siècles un des piliers de la puissante bourgeoisie néerlandaise et un des moteurs du développement du capitalisme en Europe. Par exemple, la VOC est la première compagnie anonyme de l’histoire à être doter d’un capital divisé en actions. La compagnie reçoit alors le monopole du commerce des Provinces-Unies autour du Cap de Bonne-Espérance et du Cap Horn. Son capital est investi pour une période de 10 ans renouvelable afin de permettre l’affrètement de navires aux meilleurs conditions possibles.

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«Le Monument de Champlain» Carte postale de Produits de Qualité I.M.D. Inc. (v. 1985)Source : NelsonWeb

 

     Le 15 mars 1603, Samuel de Champlain embarque sur la Bonne-Renommée. Ce navire quitte Honfleur pour naviguer vers le Nouveau Monde. Champlain fait partie de l’expédition dirigée par François Gravé Du Pont. C’est Aymar de Chaste, titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France, qui invite Champlain à se joindre à Gravé Du Pont.

Champlain Reproduction d’une gravure attribuée à Pierre-Louis Morin d’après l’original publié à Paris par Imprimerie de Villain en 1854 (v. 1882) Source : Benjamin Sulte. Histoire des Canadiens français, 1608-1880 : Montréal, Wilson & Cie, 1882-1884.

   Ce dernier est un habitué du Saint-Laurent. Champlain, lui, agit surtout comme géographe. De plus, il est le seul à laisser un récit détaillé de ce voyage. La première étape du périple se déroule à Tadoussac où les Français entrent en relation avec  plusieurs Amérindiens.

Champlain Trading with the IndiansPhoto anonyme d’une huile sur toile de Charles William Jefferys datant de 1911 (s.d.)Source : Collection Imperial Oil, BAC

     Cette rencontre est le fruit du hasard. Mais, la participation des Français à cette fête est pleine de promesses. La «Grande Tabagie», comme l’événement est surnommé, marque le début d’une alliance entre les fondateurs de la Nouvelle-France et trois nations indiennes. Chacun y trouve son profit. D’un côté, les Français se positionnent comme un allié potentiel dans la lutte contre les nations iroquoises. De l’autre côté, les Algonquins, les Etchemins et les Montagnais démontrent le potentiel de leur appui pour l’exploration et le commerce. Cette alliance de 1603 va durer jusqu’à la chute de la Nouvelle-France.

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«Le pape Grégoire XIII»Photo anonyme d’une gravure attribuée à Eiulsius au XVIᵉ siècle (s.d.)Source : Bibliothèque de la Smithsonian Institution

     L’histoire des différents calendriers est indissociable de l’histoire humaine. La mesure du temps dans les civilisations de l’Antiquité se fait de plusieurs façons, principalement en accord avec des préoccupations culturelles. Pour les premiers chrétiens, le calcul de la date de Pâques revêt une importance particulière. L’importance du solstice dans ce calcul va entraîner les catholiques à contester le calendrier julien qui comporte une dérive séculaire par rapport à la réalité astronomique.

     Au XVIᵉ siècle, une réforme est établie dans le calcul des années bissextiles afin de rattraper 10 jours de dérive.  Le calendrier julien, adopté lors du concile de Nicée en 325, doit être modifié.  Le 24 février 1582, le pape Grégoire XIII publie la bulle Inter Gravissimas afin d’officialiser ce changement de calendrier.

     L’adoption du calendrier grégorien se fait progressivement ensuite, certains pays n’adhérant à ce changement qu’au XXe siècle. Le principe scientifique du calendrier grégorien fait consensus. Toutefois, son usage ne fait pas l’unanimité pour des motifs religieux et culturels.  Ainsi plusieurs autres calendriers restent en vigueur comme, par exemple, le calendrier hébreu, le calendrier chinois ou encore le calendrier musulman.

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