Archive pour la ‘Au XIXe siècle’ Catégorie

Cathédrale Holy Trinity. Vue avantPhoto : Conseil du patrimoine religieux du Québec (2003)Source : www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

 

 

     À la fin du XVIIIᵉ siècle, les fidèles anglicans assistent aux offices religieux au même endroit que les catholiques. Ils fréquentent d’abord la chapelle des récollets jusqu’à son incendie en 1796 puis la chapelle des jésuites. Selon l’évêque Jacob Mountain, le prestige d’une Église établie dépendait en grande partie de sa situation à Québec, capitale du Bas-Canada. Dès 1794, il écrit à Henri Dundas, secrétaire d’État à l’Intérieur, pour réclamer la construction d’une cathédrale anglicane à Québec. Il se plaint ouvertement de dépendre de la volonté des autorités catholiques pour célébrer le culte anglican. Il s’insurge contre cette forme de dépendance de l’Église d’Angleterre envers l’Église de Rome. Sa requête porte fruit : en 1799, le ministère des Colonies affecte les crédits nécessaires à la construction d’une cathédrale anglicane sur les terrains où se trouvaient la chapelle des récollets à la Haute-Ville de Québec.

     Cette église devient la première cathédrale anglicane construite à l’extérieur des îles britanniques. Ses architectes sont le major William Robe et le capitaine William Hall. Ses plans sont inspirés de l’église St. Martin-in-the-Fields située à Trafalgar Square à Londres.  De style palladien, cet édifice en pierre est consacré le 28 août 1804. Elle est ainsi l’église-mère du diocèse anglican de Québec constitué en 1793 et qui couvre à l’origine le territoire du Bas et du Haut-Canada.

     La cathédrale Holy Trinity est un édifice historique.  Elle symbolise un des premiers efforts de l’évêque Jacob Mountain de propager l’anglicanisme en Amérique. Le roi George III a donné à cette église une bible et d’autres articles reliés au culte  qui font partie aujourd’hui du trésor de la cathédrale. En 1989, Holy Trinity est inscrite au registre des lieux historiques nationaux du Canada.

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Vue de Chekoutimi du côté de l’oüest sud oüestPhoto anonyme d’une carte de 1748 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

 

     Les premières décennies du XIXᵉ siècle au Bas-Canada voient le développement d’un intérêt particulier pour l’ouverture à la colonisation de l’arrière-pays de la vallée du Saint-Laurent. En 1821, un premier comité des terres de la couronne est mis en place. C’est dans ce contexte que les postes du roi au Saguenay deviennent une région qui attise la convoitise des barons de la fourrure, des marchands de bois capitalistes, des marchands de Charlevoix et de plusieurs agriculteurs à la recherche de terres fertiles. Les investisseurs et les pionniers se regroupent au sein de la Société des Vingt-et-un qui démontre un impressionnant dynamisme dans leur recherche de nouveaux territoires d’exploitation. De 1838 à 1842, leur ténacité permet de lancer la colonisation au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

     Le 24 août 1842, Peter Mcleod Jr débarque à l’embouchure de la rivière du Moulin avec une vingtaine d’hommes.  Il y construit un premier moulin à scie de 60 pieds par 30 pieds. C’est le début de la ville de Chicoutimi. Dès le printemps de 1843, les premiers madriers coupés à ce moulin sont chargés sur des bateaux de William Price.  Cette association avec Price est lourde de conséquence : ce marchand originaire du Pays de Galles va y fonder une véritable dynastie et les Price vont «régner» sur le Royaume du Saguenay durant près d’un siècle.  Dès 1842, Price achète les actifs des Vingt-et-uns et amorce l’acquisition des scieries de la région.  À la mort de McLeod, Price devient l’unique propriétaire d’un véritable empire forestier au Saguenay.

     Mais c’est l’installation de McLeod à la rivière du Moulin qui marque la fondation de Chicoutimi. Des 23 hommes qui l’accompagnent, 22 construisent une maison à Chicoutimi et s’installent pour de bon aux abords du moulin. L’année suivante, McLeod ouvre une seconde scierie à l’embouchure de la rivière Chicoutimi. Ces installations lancent le développement de la ville et les entreprises de McLeod y sont pour beaucoup : l’entrepreneur y contrôle l’emploi et ses magasins généraux y assurent le commerce de détail durant une décennie.

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«Document original de la première conventionde Genève de 1864»Photo : Kevin Quinn (2005)Source : Wikimedia Commons

     L’initiative de la convention de Genève revient au suisse Henri Durant. Ce Genèvois est révolté par le sort des blessés lors de la bataille de Solférino en 1859. Son travail aboutit à la création de la Croix-Rouge en 1863. Plusieurs pays sont ensuite invités à une conférence internationale pour améliorer le sort des blessés lors des campagnes militaires. Seize états participent à la rencontre.

     Le 22 août 1864, la première convention de Genève est adoptée. Les principes régissant la convention sont les suivants : obligation de soigner tous les blessés sans distinction, neutralité du personnel et des équipements sanitaires, signe distinctif de la croix rouge sur fond blanc.

     À la fin de 1864, quatorze pays ont signé la convention.  C’est le début du droit international humanitaire.

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