Archive pour la ‘Au XIXe siècle’ Catégorie

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      Un groupe de passionnés crée en 1838 le premier club nautique de France. Ce regroupement va devenir la Société des Régates du Havre. Cette initiative fait suite à la construction en 1827 des bains de l’hôtel-restaurant Frascati. À ses débuts, des régates traditionnelles à l’aviron et à la rame sont organisées.

    Les premières régates de bateaux à voile se tiennent le 29 juillet 1840. Plusieurs départs sont donnés.  Les catégories regroupent les bateaux selon leurs caractéristiques et leurs pénalités.

   La SRH est la doyenne des organisations de nautisme européen. Elle contribue aux Jeux Olympiques de 1900. Elle reste associée actuellement à l’Alumni’s Cup.

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Première page de «An Act to reunite the Provinces of Upper and Lower Canada, and for the Government of Canada»3 & 4 Vict., c. 35Source : BAC – MG40/E1

     Le Rapport Durham recommande au Parlement de Londres la fusion du Bas-Canada et du Haut-Canada avec l’établissement d’un gouvernement responsable dans la nouvelle province. Ces conclusions font suites aux conflits armés de 1837 et à l’insurrection de 1838 survenus dans ces deux colonies.

     En septembre 1839, Charles Poulett Thompson est envoyé dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord comme gouverneur général. Il doit prendre les mesures nécessaires pour obtenir l’union préconisée par le Rapport Durham. Les résolutions en ce sens sont adoptées par les législatures du Bas-Canada, en novembre 1839, et du Haut-Canada, en décembre suivant. Ces textes sont ensuite fusionnées par James Stuart, juge en chef du Bas-Canada, au début de 1840, pour être entérinée par le Parlement du Royaume-Uni. La sanction royale est donnée le 23 juillet 1840 et la loi entre en vigueur l’année suivante.

     L’Union donne naissance à la Province du Canada. Cette constitution est rapidement une source d’instabilité politique, notamment en raison du caractère injuste de la représentation populaire au parlement de la nouvelle province. Les coalitions ministérielles qui en découlent aboutissent cependant, en 1848, à l’établissement du gouvernement responsable. Toutefois, l’usage du français reste proscrit dans la législature et l’anglais demeure la seule langue officielle du Canada.

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«Reproduction photographique certifiée en 1886 d’un portrait de Louis Riel propriété d’Abraham Guay» Photo anonyme (s.d.) Source : Archives de l’université du Manitoba

 

     La rébellion du Nord-Ouest en 1885 est de courte durée. Contrairement à 1869, il n’y a pas formation d’un gouvernement provisoire insurrectionnel. Rapidement, le gouvernement du Canada expédie des militaires par chemin de fer pour mater les insurgés. Malgré quelques gains en début de campagne, les Métis et leurs alliés pieds-noirs sont défaits à Batoche. Le 15 mai 1885, Louis Riel, leur leader, «est fait prisonnier et livré à la justice des vainqueurs». Pour les orangistes de l’Ontario, Riel est l’homme à abattre afin de venger la mort de Thomas Scott en 1869.

     L’écrasement du soulèvement métis est inévitable pour permettre de compléter le chemin de fer à travers les Prairies et de finaliser l’expansion canadienne jusqu’au Pacifique. De plus, l’arrestation de Riel est l’occasion pour plusieurs Canadiens anglais de manifester leur rejet du fait français au Canada. Par exemple, le News de Toronto écrit que Riel devrait être étranglé avec le drapeau français et qu’il s’agirait de la seule utilité que ce torchon aurait pour le Canada…C’est dans ce climat que Riel est emprisonné à Regina et qu’il est accusé de haute trahison le 6 juillet 1885. Son procès débute le 20 juillet et se conclut le 1ᵉʳ août : un juré de six hommes blancs le trouve coupable. Le juge prononce alors la sentence de mort.

     Le condamné fait d’abord appel du jugement devant la Cour du banc de la reine du Manitoba puis devant le comité judiciaire du Conseil privé à Londres. Ces demandes sont toutes deux rejetées. Malgré des pétitions contenant des milliers de signatures, le gouvernement de John A. Macdonald refuse de commuer la condamnation à mort. Macdonald accepte toutefois qu’un nouvel examen médical de la santé mentale de Riel soit fait le 31 octobre 1885. Un rapport adopté sur division y affirme que Riel est sain d’esprit. Le 16 novembre 1885, Louis Riel est pendu haut et court au quartier général de la Police à cheval du Nord-Ouest à Regina.

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