«Une phalange de hoplites grecs»Dessin anonyme (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     La bataille de Marathon se déroule durant la première guerre médique opposant cités grecques et Empire perse. Lorsque l’empereur Darius 1ᵉᴿ exige la soumission des Grecs, certaines cités obtempèrent mais Athènes et Sparte s’y opposent farouchement. Les Perses expédient alors une flotte de 600 trières pour mater la résistance grecque. L’armée perse compte entre 100 000 et 200 000 hommes selon les sources. Les historiens contemporains avancent plutôt le chiffre de 25 000 hommes.

     Dirigés par Miltiade le Jeune, les Athéniens et leurs alliés platéens prennent le parti de repousser les Perses débarqués sur la plage de Marathon. Bien que tous les détails de la bataille restent méconnus, la charge frontale des hoplites pris les Perses par surprise. Incapable de résister à la vigueur du mouvement des phalanges grecques, les Perses sont mis en déroute et sont repoussés vers la mer.

     La bataille de Marathon devient un symbole de la puissance d’Athènes. Avec cette victoire, elle s’impose comme la principale cité grecque, devant Sparte dont les troupes ne participèrent pas à la bataille. De plus, plusieurs considèrent que les Athéniens ont ainsi sauvé le développement de la culture occidentale face à la menace de l’Empire perse. La bataille de Marathon est souvent citée comme une des plus importantes de l’Histoire.

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«Réplique du Halve Maen donnée aux Américains par les Hollandais en 1909»Photo : Stereo Travel Co (s.d.)Source : Librairie du Congrès

     Au début du XVIIᵉ siècle, Henry Hudson est un navigateur anglais reconnu. Des armateurs l’ont alors chargé de trouver un passage vers la Chine en passant par le pôle Nord ou par l’Atlantique russe. Ses vaines tentatives découragent les bailleurs de fonds de son pays. En 1609, la Compagnie néerlandaises des Indes orientales le mandate pour un nouvel essai  en naviguant vers le nord-est.

     Il commande le Halve Maen avec à son bord des marins anglais et hollandais. Au nord de la Norvège, Hudson fait face à une menace de mutinerie. L’équipage refuse d’aller plus loin en raison des conditions climatiques trop sévères. Rompant avec ses ordres, il change de cap et fait route vers l’Amérique afin de trouver un passage vers le Pacifique en naviguant vers l’ouest.

     Il arrive en Amérique du Nord à l’été 1609. Le 11 septembre, il traverse le détroit des Narrows et ancre dans la baie de New York. Dans les jours qui suivent, il va remonter le fleuve qui porte maintenant son nom et ouvrir ce territoire à la colonisation hollandaise.

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«Le fort Cartier-Roberval»Reproduction d’une illustration parue en 1984 dans Fernand Braudel, dir., Le monde de Jacques Cartier (s.d.)Source : http://shcr.qc.ca/chronique.php?no=4

 

     L’aventure de Jean-François de La Roque de Roberval au Canada a été de courte durée. Nommé lieutenant général de la colonie en 1541, il quitte la France avec trois navires à destination de la vallée du Saint-Laurent en 1542. Jacques Cartier l’a devancé l’année précédente. L’expédition de Roberval rencontre celle de Cartier à Saint-Jean, sur l’île de Terre-Neuve. Cartier est alors sur son retour et il refuse les ordres de Roberval de poursuivre la mission en Canada. Cette rebuffade prive l’entreprise de la moitié de ses ressources.

     Roberval remonte ensuite le fleuve et arrive au Cap-Rouge à la fin de juillet 1542. Il s’empresse de consolider et de rebâtir les deux forts érigés par Cartier à cet endroit. Le lieu est renommé France-Roy.  Roberval décrit ainsi son établissement, tel que le rapporte la Société historique du Cap-Rouge : «un fort très beau à voir, donnant une impression de grande solidité…comprenant deux corps de logis, une grosse tour et un bâtiment de 40 à 50 pieds de long. Diverses pièces divisent ce bâtiment, qui est muni d’un four, d’un poêle et de moulins. Il y a un puits devant l’habitation. Au pied de cette hauteur, on trouve une autre habitation, dont une partie était constituée d’une tour de deux étages et de deux corps de logis».

     Mais cette tentative d’implantation est un échec. Les vivres manquent dès le premier hiver et un régime doit être imposé à chacun. Une cinquantaine de personnes sont emportées par le scorbut. Roberval avait déjà demandé du secours supplémentaire pour son projet dès 1642. Le 26 janvier 1543, François Iᵉᴿ donne ordre à l’émissaire de Roberval de mettre fin à cette tentative de colonisation. Cet ordre s’explique par l’entrée en guerre de la France contre l’Angleterre et l’Espagne. Le 11 septembre 1543 est la date admise du retour de Roberval en France puisqu’il signe à ce moment une procuration pour désarmer des navires se trouvant à La Rochelle.

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