Chichester Canal Huile sur toile de Joseph Mallord William Turner (ca 1828) Source : Wikimedia Commons

Chichester Canal
Photo anonyme d’une huile sur toile de
Joseph Mallord William Turner datant d’environ 1828 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Le comte Georges Wyndham commande au début du XIXᵉ siècle au peintre J.M.W. Turner quatre oeuvres pour orner des pièces de sa demeure. Une de ces toiles, le Canal de Chichester représente un brigantin naviguant dans ce canal du Sussex en Angleterre.  Il est probable que les couleurs de la peinture aient été influencées par les cendres provenant de l’éruption du volcan indonésien Tambora en 1815.  Cette explosion volcanique est une des plus importantes de l’histoire et elle a un impact sur le climat mondial durant plusieurs années.

      Les cendres propulsées dans la stratosphère par l’éruption font plusieurs fois le tour de la Terre.  Les perturbations climatiques sont particulièrement aiguës dans le nord-est de l’Amérique du Nord ainsi qu’en Europe.  L’année 1816 est qualifiée d’année sans été, de «Year Without Summer».  En mai, le gel détruit la plupart des récoltes et des blizzards meurtriers surviennent en juin.  Durant tout l’été 1816, les températures chutent fréquemment sous le point de congélation et les précipitations de neige sont nombreuses dans l’hémisphère nord.

     Au Bas-Canada, la disette de 1816 est connue des historiens. Sur tout le territoire, la chute des températures est dramatique. Durant l’été, les nombreuses précipitations laissent souvent les calèches embourbées jusqu’aux essieux. Les poëles à bois, remisés pour la belle saison, sont remontés. Au début de juin, de fortes tempêtes de neige frappent la vallée du Saint-Laurent. Le 10 juin 1816, il tombe 30 centimètres de neige à Québec. Dans la colonie, la moisson est compromise : des commissaires spéciaux sont nommés et, en novembre 1816, ils entreprennent la distribution de provisions achetées à divers particuliers.

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Donald Fauntleroy Duck. Source : The Disney Wiki

Donald  Duck
Dessin de Disney (s.d.)
Source : The Disney Wiki

      The Wise Little Hen est sorti au cinéma le 9 juin 1934. Ce court métrage est réalisé par les Studios Disney. Il fait partie de la série «Silly Symphonies». Dans ce film, une mère poule et ses poussins cherchent de l’aide pour planter un champ de maïs. Donald Duck et Peter Pig font tout pour éviter le travail mais reçoivent une leçon de la maman poule.

     Donald Duck fait alors sa première apparition à l’écran. Depuis, Donald est devenu un des personnages de Disney les plus populaires. Irascible, impétueux, Donald Duck témoigne d’une propension à l’ignominie. Il reste cependant toujours sûr de lui et se croit toujours capable d’être le meilleur.

     Walt Disney disait de Donald qu’il était l’enfant difficile de la famille : «Une des plus grandes satisfactions de notre travail ici au studio est la relation chaleureuse qui existe entre les membres de la famille de nos bandes dessinées. Mickey, Pluto, Goofy, et tous les autres sont toujours très agréables à travailler. Mais comme dans toute les grandes familles, il y a un cas problème. Vous avez raison, c’est Donald Duck».

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Henry_Teuscher_avec_le_frere_Marie-Victorin_a_la_Serre_A-1,_1936

Henry Teuscher avec le frère Marie-Victorin à la Serre A-1, 1936
Photo anonyme (1936)
Source : Médiathèque – Jardin botanique de Montréal

 

     Dès la fin du XIXᵉ siècle, l’idée de créer un jardin botanique à Montréal circule auprès des milieux initiés. En 1922, Conrad Kirouac, mieux connu comme Marie-Victorin, son nom religieux de frère des écoles chrétiennes, fonde l’Institut de botanique de Montréal. Son travail donne l’impulsion nécessaire au projet de jardin botanique et l’entreprise aboutit le 9 juin 1931 par la fondation du Jardin botanique de Montréal. Le bâtiment administratif et les jardins d’accueil sont construits et aménagés entre 1936 et 1939. Les serres d’exposition, enfin, sont inaugurées en 1956.

     Les débuts sont difficiles. La crise économique des années 1930 provoque un chômage endémique au Québec. Marie-Victorin fait continuellement la promotion du projet, notamment par une série d’articles publiés dans Le Devoir. Même si les autorités municipales montréalaises appuient le projet, sa réalisation progresse lentement. En 1932, Marie-Victorin amorce une correspondance avec le botaniste allemand Henry Teuscher, immigré aux États-Unis. Teuscher lui a été recommandé par le directeur du Jardin botanique de New York. Durant quatre ans, ensemble, Teuscher et Marie-Victorin élabore le Programme d’un jardin botanique idéal. En manque de ressources financières, Marie-Victorin écrit en 1935 à son ancien élève, le maire Camilien Houde pour le convaincre d’investir dans le Jardin botanique à l’occasion du tricentenaire de la ville en 1942 : «À votre ville, il vous faudra faire un cadeau, un royal cadeau. Mais Montréal, c’est Ville-Marie. C’est une femme, […] Vous ne pouvez pas lui offrir un égout collecteur ou un poste de police […] Alors, pardieu! Mettez des fleurs à son corsage! Jetez-lui dans les bras toutes les roses et tous les lys des champs».

     La suite du projet est toute aussi difficile. Les dépenses encourues et les dépassements de budget dans l’aménagement du Jardin soulèvent l’ire de plusieurs membres du gouvernement du Québec. Le ministre Télesphore-Damien Bouchard fait cesser les travaux qui ne reprennent qu’après de rudes négociations. Le gouvernement du Québec accepte alors de procéder à un échange d’immeubles avec la Ville de Montréal afin de trouver un siège à la Cour des jeunes délinquants. Malgré la Seconde Guerre mondiale et la santé chancelante du frère Marie-Victorin, le Jardin botanique de Montréal est sauvé. L’équipe qui entoure le frère dans l’achèvement de l’oeuvre est solide : outre Henry Teuscher, elle comprend, Jules et Claire Brunel, Jacques Rousseau, Émile Jacques, Pierre Dansereau, René Meilleur, Roger Gauthier, Marcelle Gauvreau, Ernest Rouleau, Marcel Cailloux, Marcel Raymond, Bernard Boivin, James Kucyniak et Cécile Lanouette. Grâce à leurs efforts, le Jardin botanique se développe et figure aujourd’hui comme un des plus importants au monde.

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