Galilée devant le Saint-Office au Vatican

Photo anonyme d’une peinture de Joseph-Nicolas Robert-Fleury datant de 1847 et conservée au Musée du Louvres (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     L’astronome Galilée, Galileo Galilei de son nom italien, est jugé pour hérésie en 1633 malgré un argumentaire scientifique exact. Ses écrits démontrent que la Terre tourne sur elle-même et qu’elle n’est pas le centre de l’univers. Pourtant, pour éviter la condamnation à mort, l’Inquisition le force à renoncer publiquement à ses opinions et à ne plus discuter de ses théories héliocentriques. Ses écrits et ceux de Nicolas Copernic sont désormais interdits !

     Galilée est condamné à la prison à vie pour avoir réfuté la doctrine voulant qu’il est contraire à la Bible que la Terre tourne autour du Soleil. Le 31 octobre 1992, le Vatican, par la bouche du pape Jean-Paul II, réhabilite Galileo Galilée en arguant qu’une «tragique incompréhension» avait marqué son procès.

     Jean-Paul II prononce alors un discours devant l’Académie pontificale des sciences. L’affaire Galilée était à l’étude au Vatican depuis l’institution d’une commission d’enquête en 1981.  Ce texte réconcilie la position de l’Église catholique avec les découvertes de Galilée.

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«Les Canadiens de Montréal»

Photo anonyme (1942)

Source : Wikimedia Commons

     C’est avec les Canadiens de Montréal que Maurice Richard s’impose par ses talents de marqueur.  Le 8 novembre 1942, il compte son premier but dans la Ligue nationale de hockey (LNH).  C’est le début d’une longue série qui feront de Richard un héros québécois hors du commun.  Pourtant, à ses débuts, il est souvent critiqué : il est même qualifié de «citron» lorsque sa carrière est ralentie par les blessures.  Et pourtant…Maurice Richard devient finalement le premier joueur de hockey à marquer 50 buts en 50 parties et à compter 500 buts dans la LNH.

   Surnommé le «Rocket» en raison de sa rapidité fulgurante, Richard laisse aussi sa marque en raison de son tempérament impulsif et de ses exploits hors du commun. Au début de sa carrière dans le hockey mineur, toutes les équipes de hockey du parc LaFontaine à Montréal veulent l’aligner dans leur formation.  Richard joue pratiquement à tous les jours avec différentes équipes, alternant les surnoms et les patronymes pour contourner les règlements. En 1937, il amorce son passage dans le hockey junior avant de signer un contrat dans la ligue senior en 1941.

     En 1942, les événements se précipitent.  Maurice est embauché comme machiniste aux Ateliers Angus.  Puis, en septembre, il se marie avec Lucille Norchet, quelques jours après avoir signé son premier contrat professionnel comme joueur de hockey. Sa première saison est difficile : il se brise la cheville dès la fin décembre 1942 et plusieurs critiques se questionnent sur sa capacité à poursuivre une carrière dans la LNH. Qu’à cela ne tienne, Maurice revient au jeu la saison suivante avec un nouveau chandail arborant le numéro 9.  La suite fait partie de la légende du hockey…En 1999, la LNH immortalise finalement sa mémoire en acceptant le don d’un trophée remis annuellement au meilleur buteur de la ligue.

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«Jacques Parizeau, homme politique»

Photo : Jim Merrithew (vers 1995)

Source : http://www.encyclopediecanadienne.ca

 

     Le 30 octobre 1995 : c’est la date du référendum sur la souveraineté du Québec. Plus de 93% de la population se déplace pour aller aux urnes, pour un des grands rendez-vous de l’histoire du Québec. Il faut dire, comme l’a souligné Mathieu Bock-Côté lors d’une conférence organisée par la Fondation Lionel-Groulx, que «L’aspiration à l’indépendance traverse l’histoire du Québec». Rappelons que 12 septembre 1994, le Parti Québécois dirigé par Jacques Parizeau prend le pouvoir et forme un gouvernement majoritaire. Parizeau a pris l’engagement d’organiser rapidement un référendum sur la souveraineté du Québec et il tient parole.

     Les forces souverainistes forment une large coalition. Le camp du OUI a Lucien Bouchard du Bloc Québécois comme négociateur en chef. Mario Dumont, chef de l’Action démocratique, appuie aussi l’option souverainiste. Du côté du NON, le porte-parole officiel est Daniel Johnson, chef du Parti Libéral du Québec mais c’est le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, qui tire véritablement les ficelles du Comité du NON. Le 25 octobre 1995, il prononce une allocution télévisée dans laquelle il s’engage à reconnaître le Québec comme une société distincte. Il demande aux électeurs québécois : «Avez-vous une raison , une seule bonne raison de détruire le Canada ?». Deux jours plus tard, une grande manifestation est organisée à Montréal pour démontrer l’amour que le Canada a pour le Québec.

     La question posée le 30 octobre 1995 est : «Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ?». Le Québec est divisé : 2 308 360 OUI et 2 362 648 NON. Le rejet de l’option souverainiste est dur à accepter pour les partisans de l’indépendance du Québec. Jacques Parizeau prononce un discours le soir même et affirme : «Nous avons été battus par l’argent et des votes ethniques». Plusieurs dénoncent par la suite cette affirmation même si elle correspond à l’analyse du vote. Pierre Drouilly, par exemple, conclut son étude des résultats du vote en écrivant : «Même si l’on peut estimer inopportune cette déclaration de Jacques Parizeau, car elle était sans doute inélégante dans la bouche d’un chef d’État de la part duquel on attend un discours rassembleur et non pas un discours vengeur, cette déclaration exprime néanmoins dans une formule saisissante une vérité incontournable».

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