Traite de Paris de 1763 (Treaty of Paris of 1763) Photo : Francis Vachon (2014) Source : www.francisvachon.com

Traité de Paris de 1763 (Treaty of Paris of 1763)
Photo : Francis Vachon (2014)
Source : www.francisvachon.com

     Le 10 février 1763,  le traité de Paris met fin à la guerre qui oppose la France et l’Angleterre. Plusieurs autres pays européens sont aussi impliqués. Ce traité met un terme à la guerre de Sept ans en Europe et à la «French and Indian War» ou guerre de la Conquête en Amérique du Nord. Le traité est rédigé en français et comprend 27 articles. Il porte les signatures et les sceaux du duc de Bedford, John Russell, pour l’Angleterre, de César Gabriel de Choiseul, duc de Pralin, pour la France et du marquis Jérónimo Grimaldi pour l’Espagne. Le Portugal adopte le traité par un article additionnel.

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Traité de paix entre le roi, le roi d’Espagne et le roi de la Grande-Bretagne, conclu à Paris le 10 février 1763 : avec l’accession du roi du Portugal
Paris : Imprimerie royale, 1763
Source : BANQ

     Avec cette signature, c’est la fin de la Nouvelle-France et de l’empire colonial français en Amérique. Déjà, les nations amérindiennes alliées des Français ont pour la plupart signé des ententes avec les Britanniques. L’Amérique franco-indienne est chose du passé. Dans la négociation qui se déroule à Paris, la France cède plusieurs territoires pour ne garder que les comptoirs les plus rentables afin de combler sa dette. Le sucre est ainsi préféré à la fourrure !

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«Annonce d’un débat sur la question du Traité de Paris, tenu le 19 novembre 2013 à la Bibliothèque Gaston Miron à Paris»
Source : ministère la Défense, France

     Durant des décennies, la bataille des plaines d’Abraham est considérée comme un des événements fondateurs du Canada. De plus en plus d’historiens remettent en question cette vision de l’Histoire. Le traité de Paris est-il une cession ou un abandon de la part de la France ? Les recherches actuelles sur cet événement s’attaquent ainsi à plusieurs mythes de l’histoire du Canada et des États-Unis.

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Entrée sud-ouest du M&T Bank Stadium ornée du logo des Ravens de Baltimore. Photo : François Droüin (2012)

Entrée sud-ouest du M&T Bank Stadium ornée du logo des Ravens de Baltimore
Photo : NelsonWeb (2012)

     La ville de Baltimore est associée au football professionnel depuis des décennies. Lors de la création de la Ligue nationale de football (NFL) en 1970, les Colts de Baltimore font partie de la conférence américaine. Cette équipe dont l’histoire remonte à 1946 connaît plusieurs succès, avant d’être déménagée à Indianapolis en 1984.

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Logo des Colts de Baltimore de 1961 à 1978
Source : Chris Creamer’s SportsLogos.net

     Art Modell, propriétaire des Browns de Cleveland, annonce son intention de déménager la franchise à Baltimore en novembre 1995.  Après de longues négociations avec la ville de Cleveland, la NFL autorise la franchise des Browns à rester à Cleveland mais Modell peut établir une nouvelle franchise de football professionnel à Baltimore. Les contrats des joueurs sont alors transférés à la nouvelle franchise.

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Art Modell en conférence de presse
Photo : Jerry Sherk (ca1983)
Source : Wikimedia Commons

     Au début de 1996, un sondage téléphonique est conduit auprès de 33 000 personnes pour trouver un nom à l’équipe. Deux tiers des répondants votent alors pour le nom de Ravens en souvenir du poème The Raven écrit par Edgar Allan Poe en 1845.  Poe a résidé à Baltimore, le lieu de sa sépulture.

Produit disponible : Southwest Suite Entrance

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Je me souviens

«Armoiries du Québec sur la façade de l’Hôtel du Parlement»
Détails d’une photo de Louise Leblanc (2002)
Source : Québec. Justice.

     Le 9 février 1883, le gouvernement du Québec signe le contrat de construction de la façade de l’Hôtel du Parlement. L’architecte retenu est Eugène-Étienne Taché, un autodidacte et fils de l’ancien premier ministre du Canada Étienne-Paschal Taché.  Les plans de la porte centrale prévoient d’y sculpter les armoiries du Québec auxquelles Taché ajoute la devise «Je me souviens».

     L’architecte Taché n’a pas laissé de texte pour expliquer son choix.  En avait-il senti le besoin ? Dès avril 1883, il adresse un mémoire au sous-ministre des Travaux publics du Québec dans lequel il trace un aperçu des souvenirs qu’il veut évoquer dans son programme de décoration de la façade de l’Hôtel du Parlement. Pour l’historien Gaston Deschênes, le contexte est clair : «Ce passage ne laisse pas de doutes sur le sens du Je me souviens. Taché voulait faire un Panthéon à la mémoire des héros de l’histoire du Québec et sa devise invite les Québécois à se souvenir».

     C’est en 1978 que cette devise est également apposée sur les plaques d’immatriculation des véhicules québécois, remplaçant l’ancien slogan publicitaire «La Belle Province». Par la suite, la devise a été un sujet de controverse : un mythe s’est répandu voulant que l’expression «Je me souviens» provienne en fait d’un poème faisant l’éloge de la colonisation britannique. Ce poème se lirait ainsi : «Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose».  Ici encore, Gaston Deschênes a démontré que cette croyance est inexacte et que la devise «Je me souviens»  évoque plutôt un devoir de mémoire et constitue une invitation à se souvenir de ce que la décoration de la façade de l’Hôtel du Parlement représente.

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