La nouvelle entente Québec-CanadaPhoto anonyme de la couverture (s.d.)Source : secondemain.ca

 

     Au pouvoir depuis 1976, le gouvernement du Parti Québécois dirigé par René Lévesque rend public le «Livre blanc sur la souveraineté-association» le premier novembre 1979. Dès le 23 février précédent, l’exécutif national du PQ avait fait connaître sa position dans D’égal à égal, un manifeste sur la question.  Les propositions sur la souveraineté-association sont ensuite discutées et modifiées lors du congrès du parti en juin 1979.  Finalement, le livre blanc est publié par le conseil exécutif du Gouvernement du Québec.

     Le document de 118 pages propose un changement important : «Si l’on désire vraiment une nouvelle entente entre le Québec et le reste du Canada, il faut de toute nécessité, substituer au fédéralisme une nouvelle formule constitutionnelle». Le gouvernement québécois demande la transformation du fédéralisme canadien pour permettre au Québec d’acquérir tous les pouvoirs d’un pays souverain.  De plus, cette entente est proposée dans le cadre d’une union économique et monétaire avec le Canada.

     Le livre est rapidement un succès de presse. Sa publication entraîne un vif débat dans la société québécoise, tant à l’Assemblée nationale du Québec que dans l’espace public. Les partisans de la souveraineté et ceux du fédéralisme s’affrontent sur plusieurs tribunes.  Le 20 décembre 1979, le gouvernement Lévesque dévoile la question référendaire  qui permettra à la population québécoise de se prononcer démocratiquement sur la proposition de souveraineté-association le 20 mai 1980.

«Accomodation»

Reproduction d’un dessin de Jean Bélisle (s.d.)

Source : www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

 

     John Molson entreprend au début du XIXᵉ siècle un audacieux projet. Il prend les moyens pour construire au Bas-Canada un navire à vapeur capable de transporter des passagers et des marchandises entre Québec et Montréal. Ce projet relève de la haute technologie pour l’époque comme l’explique l’historien Gilles Laporte dans son livre sur le sujet. Dans un premier temps, Molson se renseigne sur le potentiel de la navigation à vapeur auprès de Robert Fulton. Cet ingénieur et inventeur américain est le premier à réussir à faire naviguer un bateau à vapeur sur la rivière Hudson en 1807. Molson rejette l’offre de Fulton de lui livrer un bateau clé en main et décide de construire son propre navire. Molson renonce à acheter son moteur à vapeur en Angleterre et il choisit «de faire construire ici le bateau, la ferronnerie et le moteur par des artisans de Montréal et de Trois-Rivières, qui cons­truiront en un an l’un des premiers bateaux à vapeur au monde».

     Les artisans derrière ce navire sont John Bruce, constructeur de bateau, John Jackson, ingénieur, et John Kay, ébéniste. Les composantes de la machine à vapeur sont coulées aux Forges du Saint-Maurice et sont usinées à Montréal par George Platt. Le 19 août 1809, le navire, baptisé Accomodation, est lancé au chantier maritime Logan. Il appartient à John Molson qui deviendra rapidement le «bourgeois des steamboats», en même temps qu’il bâti son empire de magnat de la bière. Le navire a 85 pieds de long et peut transporter une vingtaine de passagers.

     Le 1ᵉᴿ novembre 1809, l’Accommodation entreprend son premier voyage vers Québec et arrive le 4 novembre à 8 heures du matin. Dix passagers sont à bord. Des difficultés avec le moteur forcent l’équipage à faire des arrêts fréquents. De plus, d’autres arrêts doivent être faits pour approvisionner le bateau en combustible. L’Accommodation passe une trentaine d’heure à l’ancre. Malgré ces difficultés, l’expérience est concluante. Le transport par navire à vapeur est là pour rester. Cette traduction du Quebec Mercury du 6 novembre 1809 résume : «Le grand avantage d’un bateau ainsi construit, c’est que l’on peut calculer avec certitude le temps du passage et l’heure de l’arrivée ; ce qui est impossible à faire avec un bateau à voiles».

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«Les précurseurs du Christ ressuscité avec les saints et les martyrs»

Photo anonyme d’une partie de la prédelle de la Pala di Fiesole en tempera sur panneau de bois attribuée à Fra Angelico, datée de 1422-1423 et conservée à la National Gallery à Londres (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Dans l’hémisphère nord, l’automne est associé à une durée plus courte des jours. Anciennement, les Celtes célèbrent la fête de Samian le 1ᵉᴿ novembre. C’était alors le moment de commémorer la communication entre les morts et les vivants.  Au Moyen Âge, pour résister à cette fête païenne, l’Église catholique institue une fête chrétienne pour remplacer l’esprit des morts par celui des saints.

     Dès le Vᵉ siècle,  la mémoire des saints se retrouve dans la prière eucharistique chrétienne. Une fête de tous les saints est ainsi célébrée le premier dimanche après la Pentecôte. Le 13 mai 610, le pape Boniface IV transforme en église le Panthéon romain. Il dédie ce nouveau temple à Marie et aux saints martyrs. Cette journée devient celle de la fête de tous les saints. Elle est ensuite transférée au 1ᵉᴿ novembre.

     En 835, le pape Grégoire IV demande à l’empereur d’Occident, Louis le Pieux, de promulguer un décret fixant la fête de tous les saints à la date du 1ᵉᴿ novembre. Cette célébration devient une solennité commune à la chrétienté dans toute l’Europe latine et la fête du 13 mai disparaît.  La Toussaint évolue ensuite vers une fête célébrée par les catholiques, les orthodoxes, les anglicans et les luthériens, quoiqu’avec des significations différentes pour chaque Églises.

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