«Alessandro Volta, vers 75 ans»

Photo anonyme d’un portrait anonyme non daté (s.d.)

Source : Wikimedia Commmons

     Les recherches de Luigi Galvani au XVIIIᵉ siècle démontrent l’existence de l’électricité animale. Un long débat suit entre les partisans de l’électricité animale contre ceux de l’électricité métallique. Alessandro Volta argumente à ce moment en faveur de l’électricité métallique. Sociétés voltaïques et sociétés galvaniques s’affrontent sur ce concept.

     En 1799, Volta invente la première pile électrique. L’année suivante, il écrit à la Royal Society de Londres pour leur faire part de sa découverte. Il fait ensuite connaître son invention à d’autres scientifiques européens. Le Premier Consul de France, Napoléon Bonaparte, l’invite alors à venir présenter sa pile à Paris. Le 7 novembre 1801, Volta débute un discours sur la théorie du galvanisme devant l’Institut national des sciences et des arts.

     La présentation dure trois jours. Volta démontre l’efficacité de sa pile électrique. Bonaparte est impressionné par le scientifique à qui il fait remettre la médaille d’or tout en le faisant nommer comte. Il instaure également un concours pour récompenser les meilleurs recherches sur l’électricité. La célèbre pile électrique amorce ainsi son existence!

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«Thomas Storrow Brown est attaqué par des membres du Doric Club»

Dessin : Henri Julien (1887)

Source : The Montreal Star, vol. 19, no 248 (22 octobre 1887): 3

 

 

     Les Fils de la Liberté sont les membres d’une association politique paramilitaire et patriote fondée en août 1837. Le nom de l’association est trouvé par Louis-Joseph-Amédée Papineau, le fils de Louis-Joseph Papineau, chef politique des Patriotes. Dès leur début, les Fils de la Liberté convoquent une assemblée publique le premier lundi de chaque mois. La rencontre du 6 novembre 1837 tourne à un affrontement annonciateur des troubles à venir dans le Bas-Canada.

     Cette journée-là, les Fils de la Liberté doivent tenir leur assemblée mensuelle malgré l’interdiction formelle du gouverneur de tenir des rassemblements. Les journaux dits «loyaux» menacent aussi d’écraser les Fils de la Liberté. Des affiches invitent les «loyaux habitants de Montréal» à se diriger à la place d’Armes à midi et demi pour «étouffer la rébellion au berceau». Les Fils de la Liberté, dont plusieurs membres sont armés, convergent vers l’auberge de Joseph Bonacina, située au coin des rues Notre-Dame et Saint-Jacques. L’assemblée débute à 14 h; douze résolutions sont adoptées. Durant le discours du député Édouard-Étienne Rodier, des voyous qui épient la réunion par une clôture adressent des insultes aux Fils de la Liberté et leur expédient des projectiles. À 16 h, la réunion se termine. Lorsque les Fils de la Liberté quittent les lieux, une pluie de pierre s’abat sur eux. L‘émeute éclate. Les membres du Doric Club quittent la place d’Armes pour affronter les Fils de la Liberté. Des maisons sont attaquées dont celle de Papineau. Les bureaux du journal patriote anglophone The Vindicator sont saccagés. Le journaliste Thomas Storrow Brown, collaborateur du Vindicator et auteur d’une «Adresse des Fils de la liberté de Montréal aux jeunes gens des colonies de l’Amérique du Nord» le 4 octobre précédent, est sournoisement attaqué et grièvement blessé à un oeuil. Amédée Papineau commente l’événement dans ses mémoires : «C’est ainsi que les loyaux sont braves : lorsqu’ils sont dix contre un, ou qu’ils ont à leur queue, et le plus souvent à leur tête, les troupes de Sa Majesté»!

     Cette violence montre que les Patriotes, parti de la majorité, peuvent agir de manière collective pour revendiquer en pleine ville de Montréal, alors le bastion de la Montreal Constitutionnal Association et du Doric Club, deux groupes opposés aux Patriotes. Dans la semaine qui suit, des mandats d’arrestation sont émis contre plusieurs Fils de la Liberté par le gouvernement colonial.  La chasse aux sorcières ciblant les Patriotes débute…

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«René Lévesque exhibant l’accord constitutionnel de novembre 1981»

Photo : Ron Poling (1981)

Source : PC

     Le 2 octobre 1980, Pierre Trudeau annonce son intention de rapatrier unilatéralement la constitution du Canada. Le 28 septembre 1981, la Cour suprême du Canada avait conclu que cette procédure est légale mais que le premier ministre du Canada doit légitimer son projet en ralliant un nombre substantiel de provinces. Une conférence constitutionnelle est alors convoquée pour le 2 novembre suivant.

     Dès l’ouverture de la conférence, René Lévesque et sept autres premiers ministres provinciaux s’allient au sien de ce qui est appelé la «Bande des Huit». Ils proposent un compromis que rejette le gouvernement fédéral. Diverses alternatives sont alors envisagées durant la conférence.  Puis, dans la nuit du 4 au 5 novembre, Jean Chrétien négocie un accord avec les premiers ministres de neuf provinces sans prévenir la délégation du Québec. Au matin du 5 novembre, Lévesque est placé devant le fait accompli après ce que plusieurs qualifient de «Nuit des Longs Couteaux», par association avec les assassinats des nazis au sein même de leur mouvement.

     L’enjeu est grand car deux visions s’affrontent : d’une part, celle d’un Canada multiculturel et multilingue et celle, d’autre part, d’un Québec comme foyer d’un peuple fondateur du pays.  L’entente du 5 novembre devait servir à lancer de nouvelles discussions. Rapidement, ce document structure la forme finale de la réforme constitutionnelle et sert de base au rapatriement de la Constitution du Canada au printemps 1982. Le Gouvernement du Québec présente toujours l’entente comme l’Accord constitutionnel du 5 novembre 1981 conclu sans la participation du Québec.

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