Drapeau de l'Islande

«Drapeau de l’Islande»
National Flag Act (1944)
Source : Prime Minister’s Office, Iceland

     Durant la Seconde Guerre mondiale, le Danemark est envahi et occupé par l’Allemagne. Cette conjoncture politique nouvelle provoque la tenue en Islande d’un référendum sur la pertinence de maintenir la Loi sur l’union dano-islandaise adoptée en 1918 entre le Royaume d’Islande et la monarchie danoise. Malgré sa souveraineté, l’Islande conservait un lien personnel avec le roi de Danemark qui était monarque des deux pays.

     Le 23 mai 1944, un référendum se tient en Islande. Les électeurs doivent se prononcer sur le projet d’indépendance et l’adoption d’une nouvelle constitution. À l’issue du référendum, 97,35% des votes sont en faveur de l’indépendance et 95,04% en faveur de la nouvelle constitution.

     Le 17 juin 1944, le parlement islandais proclame la fin de l’union avec le Danemark. L’Islande devient une république et Sveinn Björnsson, son premier président. La nouvelle république est immédiatement reconnue par les pays des forces alliées et par l’Union soviétique.

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Abraham_Lincoln_lithographie_Leopold_Grozelier_tableau_Thomas_Hicks

Hon. Abraham Lincoln, Republican candidate for the presidency, 1860
Reproduction d’une lithographie de Leopold Grozelier à partir d’un tableau de
Thomas Hicks (1860)
Source : Librairie du Congrès

     Le 16 juin 1858, plus d’un millier de délégués républicains sont réunis en convention à Springfield en Illinois. À l’issue de la journée, Abraham Lincoln est choisi comme candidat républicain en vue de l’élection au poste de sénateur de l’État. Peu après sa nomination, Lincoln s’adresse à ses partisans et prononce alors un discours mémorable.

     Le titre du discours reprend un passage de son introduction : «Une maison divisée contre elle-même ne peut subsister». Lincoln utilise ici une citation du Christ qui se retrouve dans les trois évangiles synoptiques. Dans son discours, Lincoln pose clairement la question de la moralité de l’esclavage. Il soutient alors que la décision de la Cour suprême des États-Unis dans l’affaire Dred Scott est un précédent qui risque de permettre la légalisation de l’esclavage dans tous les États américains.

     Plusieurs des partisans de Lincoln jugent qu’il est allé trop loin, que ses propos sont moralement courageux mais politiquement incorrects. Malgré les références que Lincoln fait à la Déclaration d’Indépendance de 1776 pour appuyer son propos, il est éventuellement battu aux élections sénatoriales. Pourtant, le thème du discours ainsi que ses arguments justes et éloquents attirent l’attention à travers l’Amérique. «A House Divided» s’impose ensuite comme un idéal électoral qui permet à Lincoln de poser sa candidature à la présidence des États-Unis en 1860.

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Bx François de Laval
Photo anonyme d’une icône écrite en 2001 par Marthe Bélanger et Céline Boucher (s.d.)
Source : Centre d’animation François-de-Laval

     François de Laval est ordonné prêtre le 1ᵉʳ mai 1647 après des études au collège des Jésuites de La Flèche et, à Paris, au collège de Clermont, également dirigé par les Jésuites. Deux ans plus tard, il obtient une licence en droit canon de l’université de Paris. François remplit ses fonctions religieuses avec zèle, vertu et piété selon les témoignages de ses contemporains qui nous sont parvenus. Il rêve d’être missionnaire et démontre toutes les qualités nécessaires pour accéder à l’épiscopat.

     D’abord pressenti pour oeuvrer au Tonkin, c’est en Nouvelle-France que François de Laval va accomplir sa destinée. Soutenu par les Jésuites dans une querelle de juridiction ecclésiastique liée à l’érection d’un évêché à Québec, François de Laval est recommandé au pape par le roi Louis XIV en 1657. Sa nomination traîne en longueur pendant qu’il reste dans l’attente et la prière à l’Ermitage de Caen. Afin de solutionner le problème de juridiction, la Sacrée Congrégation de la Propagande suggère de créer un vicariat apostolique en Nouvelle-France. Le 3 juin 1658, les bulles apostoliques en faveur de François de Laval sont signées à Rome, le nommant évêque in partibus de Pétrée. L’Église gallicane s’oppose alors à sa consécration le 4 octobre 1658 et obtient du parlement de Rouen, la veille, un arrêt qui lui interdit de «s’ingérer dans les fonctions de vicaire apostolique au Canada».

      Le 8 décembre suivant, dans le secret, le nonce apostolique procède à la consécration de Mᵍʳ de Laval dans la chapelle de la Vierge de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, une église exempte de la juridiction de l’Église de France. La réaction gallicane est sévère. Deux arrêts, un du parlement de Paris et un autre du parlement de Rouen, interdisent aux sujets du roi de reconnaître Laval comme vicaire apostolique. Grâce à l’intervention d’Anne d’Autriche, la mère du roi, un compromis est trouvé et, le 13 avril 1659, Mᵍʳ de Laval s’embarque à La Rochelle à destination du Nouveau Monde. Pratiquement sans ressource financière, sa grande aventure dans l’édification de l’Église catholique en Amérique du Nord débute. Le 16 juin 1659, François de Laval arrive à Québec qui devient son siège épiscopal.

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