Edward Gibbon Huile sur toile de Henry Walton (1773) Source : Wikimedia Commons

Edward Gibbon
Photo anonyme d’une huile sur toile d’Henry Walton datant de 1773 et conservée à la National Portrait Gallery (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Montesquieu est un des premiers à s’interroger sur les causes du déclin de l’Empire romain.  Ses travaux inspirent l’historien britannique Edward Gibbon. Ce dernier analyse en profondeur l’histoire de la Rome antique et cherche à comprendre les causes de sa décadence. Cet ouvrage monumental porte le titre de History of the Decline and Fall of the Roman Empire.

     Le premier volume de cette histoire paraît le 17 février 1776 à Londres. Les éditeurs sont William Strahan et Thomas Cadell Sr. Cette édition comprend six volumes et la publication originale est complétée en 1789. L’éditeur déclare alors en préface que la lecture du travail exceptionnel d’Edward Gibbon est indispensable à quiconque étudie l’Histoire…

     Cette thèse de la décadence influence fortement les historiens qui étudient l’Empire romain par la suite. Toutefois, certains critiquent cette approche en soutenant que la chute de Rome a plutôt donné naissance à un renouveau politique, économique et culturel. D’autres extrapolent la thèse de Gibbon pour examiner si la question de la décadence peut également s’appliquer à d’autres régimes politiques et à d’autres périodes de l’Histoire.

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Logo de la Convention-cadre sur les changements climatiques Source : Nations Unies

Logo de la Convention-cadre
sur les changements climatiques
Source : Nations Unies

     La prise de conscience mondiale des problèmes environnementaux générés par l’activité humaine débute en 1992 avec le second Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro. Les pays signataires de la Convention de Rio établissent alors des objectifs sur la réduction des gaz à effet de serres. Le 11 décembre 1997, un protocole pour la réalisation de ces objectifs est signé à Kyoto.

     Pour contrer le réchauffement climatique et la réduction de la couche d’ozone, le protocole vise à diminuer la production de CO² et d’autres gaz dans les pays industrialisés par rapport à l’année 1990. L’accord prévoit des contraintes légales et des délais à respecter par les pays participants. Cependant, il doit être ratifié par un groupe de pays représentant 55% des émissions pour entrer en vigueur.

     Le 16 février 2005, le protocole entre en vigueur après sa ratification par la Russie. La problématique du réchauffement climatique fait alors consensus. Toutefois, les termes du protocoles de Kyoto ne font pas l’unanimité. Un des points en litige touche la mesure de la participation de la Chine. Ce désaccord persiste et empêche les États-Unis de ratifier le traité. En décembre 2015, à la conclusion de la Conférence de Paris sur le climat ou COP21, un accord mondial unanime survient pour appliquer les principes découlant du protocole de Kyoto. L’entente fixe comme objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C pour viser la barre des 1,5 °C.  Cet accord universel doit être validé par chacun des pays participants et doit entrer en vigueur en 202o.  Il vise, entre autres, à augmenter le budget du fonds vert pour le climat et à réorienter l’économie mondiale vers un modèle à bas carbone avec un abandon progressif des énergies fossiles.

Logo officiel de la COP21 Illustration : COP21 (2015) Source : http://www.cop21.gouv.fr/les-logos/

Logo officiel de la COP21
Illustration : COP21 (2015)
Source : http://www.cop21.gouv.fr/les-logos/

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Pendaison des patriotes au Pied-du-Courant Dessin d'Henri Julien (XIXe siècle)

Pendaison des Patriotes au Pied-du-Courant
Numérisation d’un dessin d’Henri Julien datant du XIXᵉ siècle (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     À 9 h du matin, le 15 février 1839, cinq Patriotes montent sur l’échafaud à la prison du Pied-du-Courant. L’Histoire a retenu leur nom ; ce sont :  le notaire François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimer, le soldat français Charles Hindenlang, le huissier Pierre-Rémi Narbonne, le cultivateur Amable Daunais et l’instituteur François-Stanislas Nicolas.

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Le Patriote
Photo anonyme d’une gouache sur papier brun d’Henri Julien datée de 1904 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Après la sanglante bataille d’Odelltown de novembre 1838, le gouverneur John Colborne détient 753 prisonniers pour leur lien avec les Patriotes. Adam Thom, du Montreal Herald réclame leur exécution rapide en prétextant qu’il serait ridicule de les engraisser tout l’hiver pour les conduire à la potence ensuite. Après des procès sommaires, Colborne ordonne finalement l’exécution publique de 12 Patriotes.

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Lettre d’adieu de Chevalier de Lorimier (1839)
Source : BANQ Vieux-Montréal (P224,S1,P78)

    Cette journée sombre dans l’histoire du Québec, tout comme celles du 21 décembre 1838 et du 18 janvier 1839, a profondément marqué la mémoire collective. Dans un premier temps, Colborne s’affiche en champion de la politique impériale britannique. Il a réussi à mater rapidement l’insurrection armée de 1838. Avec les années, toutefois, la pertinence des revendications des Patriotes devient de plus en plus évidente. Leur lutte pour la liberté et la démocratie a maintenant été reconnue officiellement par l’institution d’une journée nationale de commémoration.

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