Édouard Fabre Source : J.E. Sullivan, éd., Spaldings Official Athletic Almanac for 1916, p. 52

Édouard Fabre
Photo anonyme (ca1910)
Source : J.E. Sullivan, éd., Spaldings Official Athletic Almanac for 1916
p. 52

     Édouard Fabre est natif de Saint-Henri à Montréal. Après le décès de sa mère, il s’enfuit de l’orphelinat et passe son enfance dans une famille iroquoise de Kahnawake. Il s’initie là aux courses de raquettes. En 1910, il émerge de la scène sportive québécoise comme un des meilleurs coureurs de fond du pays. En 1912, Fabre participe au marathon olympique à Stockholm et termine onzième.

     Le 19 avril 1915, Édouard Fabre participe au marathon de Boston. Il connait l’épreuve où il court depuis 1911. Au fil d’arrivée, il devance son plus proche concurrent en un temps de 2 h 31 min 41 sec. En août suivant, il confirme sa supériorité en remportant un autre victoire au marathon de San Francisco.

    Édouard Fabre est un des athlètes les plus décorés de son époque. Fierté du Québec, ses partisans le présentent comme un des fleurons de la «race canadienne-française». Il participe à plus de 315 courses et amasse plus de 150 trophées avant son décès en 1939. En 1964, il est intronisé au Temple de la renommée des sports du Canada.

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Sir John Colborne Portrait de George Théodore Beton (ca1884) Source : Wikipédia Commons

Sir John Colborne
Photo anonyme d’un portrait de George Theodore Berthon, vers 1884 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Le 10 février 1838, l’Acte constitutionnel de 1791 est suspendu. Le gouverneur devient responsable de la direction de toutes les affaires publiques du Bas-Canda. Il est assisté d’un Conseil spécial dont il nomme les membres. La Chambre d’assemblée est mise en veilleuse et ce Conseil gouverne la colonie sans mandat électoral durant les trois années suivantes.

     Cette loi britannique établit «des dispositions temporaires pour le gouvernement du Bas-Canada». Le Conseil spécial du Bas-Canada a le pouvoir d’émettre des ordonnances et des lois mais n’a pas de pouvoir de taxation. La loi est promulguée par proclamation dans La Gazette de Québec le 28 mars suivant. Le 2 avril, les membres du Conseil spécial sont nommés. Le 18 avril 1838, le Conseil spécial tient sa première session au Château Ramezay à Montréal. James Cuthbert en devient le premier président.

  Le 27 février 1838, John Colborne avait été nommé administrateur de la colonie pour cette période de transition. Il a déjà démontré ses qualités de chef militaire en réprimant par la force les prétentions des Patriotes. Sa conduite en 1837 et en 1838 lui valent le surnom de «vieux Brûlot», plusieurs le considérant comme un symbole de brutalité, de fanatisme anglo-saxon et d’anticatholicisme. C’est lui qui nomme les premiers membres du Conseil spécial et qui agit comme premier gouverneur et chef de l’exécutif avant l’arrivée à Québec de John George Lambton, 1ᵉʳ comte de Durham.

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Jean Chrétien, ministre fédéral de la Justice, signe la proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982 Photo : PC

«Jean Chrétien, ministre fédéral de la Justice, signe la proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982»
Photo : PC (1982)

     Ancienne colonie britannique, le Canada rapatrie sa constitution en 1982. Après la victoire du NON lors du référendum de 1980 au Québec, le premier ministre du Canada, le libéral Pierre Elliott Trudeau amorce un ronde de négociations constitutionnelles. Il obtient l’accord du gouvernement de 9 provinces pour procéder au rapatriement en apportant deux ajouts au texte initial : une charte des droits et des libertés et une formule d’amendement.

     La cérémonie de la proclamation de la nouvelle constitution a lieu le 17 avril 1982 à Ottawa, par une température pluvieuse, en présence de la reine Elizabeth II. Trudeau prononce une allocution à l’occasion. Il déclare : «Le Canada célèbre aujourd’hui son accession à la pleine souveraineté. La Constitution canadienne est enfin revenue au pays, et nous pourrons désormais la modifier nous-mêmes sans recourir au Parlement du Royaume-Uni».

     Le gouvernement du Québec ne participe pas à la cérémonie. Les demandes québécoises de réorganiser le partage des pouvoirs et de décentraliser la fédération ont été rejetées. Depuis 1982, les Québécois refusent de reconnaître officiellement cette constitution même si elle s’applique de droit sur leur territoire. Cette dissension est rapportée dans les archives de Radio-Canada sous le titre : «Le rapatriement de la Constitution sème la zizanie».

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